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La Littérature selon Roland Barthes
Jouve Vincent
MINUIT
8,99 €
Épuisé
EAN :9782707310668
Ce livre se veut un ouvrage de synthèse clair et précis sur les écrits théoriques d'un critique de premier plan. L'auteur part du constat suivant : à la croisée des courants essentiels de la pensée du XXe siècle (linguistique, sociologie, psychanalyse, sémiologie), l'?uvre critique de Barthes, riche mais déroutante en raison même des différents langages qu'elle utilise, reste mal connue. Trop longtemps victime des débats passionnés qui ont jalonné la vie de l'essayiste, elle n'a jamais été considérée en elle-même, dans sa cohérence interne, comme un tout indépendant de la personnalité et de la biographie de son auteur. On a adulé Barthes, on l'a haï, mais on l'a rarement étudié. La littérature selon Barthes entend donc combler cette lacune. Adoptant un point de vue synthétique sur un ensemble de textes en apparence hétérogènes, l'auteur se propose de montrer comment les écrits de Barthes relèvent, à travers la permanence de points essentiels, d'une idée de la littérature à la fois riche et stimulante. Un tel travail vise non seulement à présenter le plus fidèlement possible l'articulation vivante d'une pensée, mais aussi à apporter un ensemble de réponses aux problèmes majeurs qui se posent à la théorie littéraire.
Résumé : La poétique, telle qu'elle est entendue ici, se réfère aux différentes méthodes critiques intégrant l'analyse formelle dans leur démarche : approches narratologiques et sémiotiques, derniers développements de la psychocritique et de la sociocritique, apports plus récents de la linguistique de l'énonciation et des théories de la lecture : cet ouvrage en propose une synthèse théorique illustrée d'études concrètes - analyses précises, toujours centrées sur une dimension particulière du roman. De nombreux travaux, ces dernières années, ont enrichi notre connaissance du récit. Si la "nouvelle narratologie" et les études culturelles sont ainsi prises en compte, l'auteur clôt cependant sa réflexion sur la notion, fondamentale, de plaisir narratif.
La notion de "personnage" est l'une des plus têtues de l'analyse littéraire. Objet, dans l'après-guerre, de toutes les suspicions, elle a vaillamment survécu aux anathèmes féroces des dernières décennies. Les approches immanentes, trop strictement formelles, ou l'étude génétique, axée sur l'"avant-texte", ont cependant révélé leurs limites. Elles n'ont pu, malgré des analyses souvent remarquables, expliquer l'essentiel : la relation originale, complexe et plurielle, qui lie le personnage au lecteur de roman. Seules les théories de la lecture, actuellement en plein essor, permettent d'éclairer ce point fondamental. Elucider l'énigme du personnage, c'est en effet savoir ce qu'en fait le lecteur, comment il l'imagine, sous quel angle il l'aborde et pour quels résultats. C'est à cette étude, dont les prolongements ne touchent pas seulement à l'esthétique, mais aussi à la psychanalyse et à l'anthropologie, que cet essai est consacré.
Amener quelqu'un à faire en toute liberté ce qu'il doit faire est finalement moins compliqué qu'on ne le croit. Il existe aujourd'hui une somme impressionnante de connaissances scientifiques sur lesquelles on peut s'appuyer pour influencer les personnes sans même qu'elles s'en rendent compte. Évidemment, cela s'appelle de la manipulation. Mais, qu'on le veuille ou non, la manipulation peut être mise au service des causes les plus sombres comme des plus nobles. On peut par manipulation amener quelqu'un à s'aliéner dans une secte, tout autant que l'amener à conduire plus prudemment, à dévorer les auteurs au programme du bac, à s'investir dans le travail, etc. Ces connaissances relèvent de la psychologie de l'engagement. Elles sont au cur de ce livre qui illustre leurs applications dans des domaines aussi variés que la formation, la lutte contre les accidents de travail ou contre le sida, le management, le marketing et même la thérapie.
Résumé : Un livre objet exceptionnel pour un ouvrage qui ne l'est pas moins ! Depuis sa première édition parue en 1987, le Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens est devenu plus qu'un ouvrage de référence : c'est un véritable best-seller en psychologie sociale, en management et en sciences humaines, connu non seulement des enseignants, des étudiants et des professionnels, mais aussi du grand public. Pour célébrer le 500 000e exemplaire vendu (un phénomène pour un essai de psychologie sociale), les PUG proposent une édition collector sous la forme d'un livre-objet de grande qualité : reliure cartonnée, jaquette sérigraphiée avec découpe d'une partie du titre, pages de garde teintées dans la masse de couleur assortie, tranche des pages jaspées (colorées) sur trois côtés, tranchefile et signet
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.