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La main de Richelieu ou Le pouvoir cardinal
Jouhaud Christian
GALLIMARD
17,50 €
Épuisé
EAN :9782070721856
A feuilleter, survoler, dévorer, travailler tout ce qui peut être lu sur Richelieu (Dieu sait si l'on peut en lire), on ne voit plus que les livres, l'éclat de certains, la nullité de beaucoup, les recopiages, les polémiques. Et Richelieu devient peu à peu ce qui leur échappe. Richelieu - Armand Jean du Plessis - a-t-il existé ? Les récits ne l'ont-ils pas inventé (une main de fer dans un gant de velours) ? A-t-il été autre chose qu'une signature au bas d'une lettre ? Autre chose qu'un bon sujet pour les peintures de Philippe de Champaigne ? Ce qui compte, c'est l'énorme abstraction nommée Richelieu, le pouvoir de Richelieu ou le pouvoir-Richelieu. Reste cependant la certitude des rapports entre ce pouvoir et cette petite tête qui regarde les spectateurs sur les tableaux de Champaigne". Christian Jouhaud.
La lecture partagée de L'écharpe rouge d'Yves Bonnefoy, dernière oeuvre - en prose - d'un grand poète, est la source de ce livre. Le dialogue qu'ont conduit les deux auteurs est ne´ d'une double énigme, qui les a doublement intrigués. Ils ont, d'une part, rencontre´ l'énigme d'un ouvrage tout a` la fois testamentaire et inaugural, sans cesse saisi et transporte´ par l'énergie d'un recommencement. D'autre part, parmi les multiples entrées offertes au lecteur par Bonnefoy, ils ont été´ confrontes a` l'énigme d'une enquête menée par un narrateur a` la recherche d'une image qui retiendrait en elle le chiffre d'une vie (et qui rend peut-être compte de l'intimité´ contrariée du poète avec la psychanalyse). Cette enquête, ils l'ont vite découvert, lève sur son passage d'innombrables autres images et d'autres écrits eux mêmes hantés par l'image introuvable. C'était la` se retrouver au coeur du problème de l'image, tel que Bonnefoy n'a cessé´ de le penser et de l'écrire, aussi bien dans son oeuvre poétique que dans ses textes théoriques ou historiques. Autre entrée peut-être plus surprenante, le dialogue a permis de mesurer a` quel point des notions comme celles de présence ou de finitude, si familières a` l'auteur de L'écharpe rouge, s'ouvraient, par leur étonnante fécondité´ historiographique, aux attentes de deux historiens de l'expérience. Réunies autour d'une lecture qui n'est pas seulement celle d'un livre mais d'une oeuvre entière, les deux voix de ce dialogue voudraient aussi inciter qui les lira a` faire l'expérience sans fin des figures de soi autour desquelles s'enroulent les écharpes rouges d'Yves Bonnefoy. Pierre-Antoine Fabre, directeur d'études a` l'EHESS Christian Jouhaux, directeur de recherche émérite au CNRS, directeur d'études a` l'EHESS
Résumé : On a beaucoup écrit sur la journée des Dupes, souvent la même chose : un jour Richelieu est congédié, le lendemain il triomphe, élimine ses ennemis et poursuit son éclatante carrière au cour des rouages du pouvoir monarchique. Mais cet épisode ne se réduit pas à la narration qui prétend le restituer. Il s'insère dans une suite d'événements, qui le produit et lui donne sens. Christian Jouhaud reconstitue cette crise politique dans sa longue durée. Il en retrouve les protagonistes célèbres ou moins connus, scrute les décors et les lieux, met au jour les enjeux visibles, les passions dissimulées, les non-dits et les arrière-pensées. Défilent ainsi sous un éclairage parfois surprenant les figures attendues de Louis XIII, roi de cérémonie et de violence, de la reine mère, d'un Richelieu tacticien de sa propre histoire autant que de la puissance de l'Etat ; mais encore les vaincus de la crise, un Marillac, un Bassompierre, qui en portent témoignage du fond de leur défaite. L'histoire du pouvoir politique n'a de meilleure voie d'accès que de disséquer l'Evénement, comme dans une autopsie, pour en explorer les ramifications et les replis. Mais cette histoire n'est intelligible que dans les traces écrites qui disent les actions du pouvoir et dans le travail d'écriture conçu par le pouvoir pour s'inscrire dans le temps.
Pendant les troubles de la Fronde, de 1648 à 1653, des milliers de mazarinades (pamphlets, chansons, placards, lettres vraies ou fausses...) ont été écrites et diffusées. Sur le papier, tous les coupssemblent permis: il s'agit, en effet, d'une littérature de combat. C'est de ce point de vue, celui de l'action, que ces armes redoutables sont étudiées dans ce livre devenu un classique: l'objectif étant de repérer et d'analyser les fonctionnements de la polémique. Qui étaient les auteurs des mazarinades? Quel rapport entre la plume d'un cardinal, celle d'un parlementaire, celle d'un prêtre gascon ou encore d'un autodidacte qui passait pour fou? Et qui étaient les lecteurs? Les réponses sont dans les textes, à condition de respecter leur cohérence et de comprendre leur rôle dans le secret d'un complot ou l'ostentation d'un spectacle. Biographie de l'auteur Christian Jouhaud est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS, auteur, notamment, de Sauver le Grand Siècle? (Le Seuil, 2007) et de Les Pouvoirs de la littérature (Gallimard, 2000).
Connu sous le pseudonyme de Naska, Olivier Jouaud, né en 1979 est originaire du sud de l'Oise. Cent pour cent autodidacte, il est entré dans le monde de la photographie un peu par hasard en voulant capter les attitudes des toutes petites crevettes d'eau douce que contenait son aquarium. Son attirance pour la macro ne s'est alors jamais démentie. Enrichi de ses expériences passées qui lui ont permis de découvrir les multiples facettes du travail de photographe, il est définitivement tombé amoureux du monde du " tout petit " en 2016. Depuis, il s'épanouit dans un travail plus artistique et dans des univers oniriques, voire féeriques, où il crée des ambiances colorées très personnelles tout en composant ses images avec une réflexion et un oeil proche de la peinture. C'est ce travail de plusieurs années, où esthétisme et beauté de ce monde d'en dessous se mêlent, que Naska vous propose de découvrir dans cet ouvrage.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.