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Le langage de la tribu
Jouhandeau Marcel
GALLIMARD
5,35 €
Épuisé
EAN :9782070234394
Ce volume, le cinquième du Mémorial de Marcel Jouhandeau, est éclairé par son titre : le Langage de la Tribu. On sait tout de suite que les personnage chers à l'historien de Chaminadour, que l'on retrouve tout au long de son oeuvre, vont y parler, et y parler leur langage propre, inimitable, spécifique. On peut diviser grosso modo le Langage de la Tribu en deux parties (mai elles s'interpénètrent étroitement) : un florilège d'expressions curieuses, une liste de formules savoureuses et imagées, qu'on employait à Guéret au temps de la jeunesse de l'auteur ; et en second lieu des récits comme Jouhandeau excelle à les faire, dont les héros sont tout simplement son père, sa mère, sa parenté et les amis. Jamais peut-être l'art de Marcel Jouhandeau n'a été aussi exquis que dans ce tome de son Mémorial. Sa profonde tendresse, son style, son observation, son oreille juste et sa mémoire se conjuguent pour donner ici un véritable chef-d'oeuvre.
L'amour n'empêche pas la clairvoyance ; la tendresse n'exclut pas l'ironie, ni la rancune l'équité. Qu'il s'agisse de sa mère, de son père, de sa soeur Jeanne, de l'aïeul maçon, de l'oncle Jean, de tante Catie ou dcousin Paul, Marcel Jouhandeau ne fait aucune concession ; il dit ce qu'il sait, il peint ce qu'il a vu sans aucun complaisance. Sans aucune sécheresse non plus, car ces "portraits de famille" vivent par mille traits dont on dit : "0n ne voit ça que dans la vie ; dans un livre on n'y croirai pas". Aucun des personnages de ce livre n'a été indifférent au photographe. Il les a tous aimés, plus ou moins, d'une façon ou d'une autre. Les uns l'ont fait souffrir, il a fait souffrir les autres. Toutes ces pages sont écrites simplement, avec sensibilité : la sensibilité et l'objectivité de la plaque "sensible" , en l'occurrence la rétine de l'oeil de Jouhandeau.
Marcel Jouhandeau, dans ce petit volume, poursuit l'immense chronique à laquelle il a consacré une grande part de son oeuvre. La Véronique dont il s'agit ici, c'est Véronique Pincengrain, que les amateurs de Marcel Jouhandeau connaissent bien. Ses rapports avec son beau-frère et avec M. Godeau, sa dureté, son espèce de sainteté, sa mort enfin sont rapportés et analysés avec cette finesse, cette tendresse et aussi cette cruauté dont ne se départit jamais l'auteur de Chaminadour et qui font de chacun de ses livres un grand événement littéraire.
Résumé : Chaque âme est singulière et secrète, si humble soit-elle, si simple que soit son secret. L'auteur de Tite-le-Long ne s'est jamais proposé d'autre but que de découvrir la singularité d'une âme, son secret. Pour lui la beauté n'est pas seulement dans la forme, mais dans le secret ; il n'y a pas chef-d'oeuvre, s'il n'y a que forme, mais s'il y a secret. Le roman et la nouvelle devraient être la biographie de l'Humble, de l'Anonyme. Descendre jusqu'à l'âme, la lier, la nouer, lui dérober son secret ; c'est "une parole" qui est au centre d'elle-même, comme son soleil et construire un monde autour d'elle.
0 fortunatos nimium, sua si bona norint". Mais Mme Tabarin, la fermière, connaît ses biens ; elle est donc heureuse puisqu'elle s'en contente. Les trois géorgiques, teintées de burlesque rabelaisien, de Marcel Jouhandeau nous la montrent d'abord dans ses tourments d'amour à propos de l'Odette qui fut violée toute jeunette et qu'elle a recueillie, pour mieux rêver avec elle "sans savoir ni l'une, ni l'autre, au juste où finit l'horreur de l'amour, où commence le regret" ; ensuite, présidant au sacrifice quasi rituel d'un porc, immolé pour l'appétit futur de Jouhandeau sur l'ordre de la prévoyante Élise ; enfin, racontant comment elle-même et toute la ferme, un certain lundi de Pâques, ont bien rigolé devant les extravagances des deux dames venues de Clichy au ravitaillement rural, et dont le ridicule, stigmatisé par le bon sens paysan, fait songer à une farce de Molière. Sur ces trois récits minutieusement peints, une poésie inimitable, personnifiée par une chèvre androgyne, dont le portrait pourrait bien être le chef-d'oeuvre de Jouhandeau.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.