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La ferme en folie
Jouhandeau Marcel
GALLIMARD
7,75 €
Épuisé
EAN :9782070168545
0 fortunatos nimium, sua si bona norint". Mais Mme Tabarin, la fermière, connaît ses biens ; elle est donc heureuse puisqu'elle s'en contente. Les trois géorgiques, teintées de burlesque rabelaisien, de Marcel Jouhandeau nous la montrent d'abord dans ses tourments d'amour à propos de l'Odette qui fut violée toute jeunette et qu'elle a recueillie, pour mieux rêver avec elle "sans savoir ni l'une, ni l'autre, au juste où finit l'horreur de l'amour, où commence le regret" ; ensuite, présidant au sacrifice quasi rituel d'un porc, immolé pour l'appétit futur de Jouhandeau sur l'ordre de la prévoyante Élise ; enfin, racontant comment elle-même et toute la ferme, un certain lundi de Pâques, ont bien rigolé devant les extravagances des deux dames venues de Clichy au ravitaillement rural, et dont le ridicule, stigmatisé par le bon sens paysan, fait songer à une farce de Molière. Sur ces trois récits minutieusement peints, une poésie inimitable, personnifiée par une chèvre androgyne, dont le portrait pourrait bien être le chef-d'oeuvre de Jouhandeau.
Voici le dernier volume de ce grand roman éclaté que sont les Journaliers. Parvenu à ce point final d'où il peut prendre une vue rétrospective de toute l??uvre, le lecteur mesure, à travers la dissémination des notes, des maximes, des anecdotes, l'unité du récit quasi quotidien de cette vie.Là se réfractent, à travers le regard et le ton du narrateur, les reflets, dans leur continuité, de plusieurs destins (ceux d'Élise, de Céline, de Marc...), de passions successives, de témoignages essentiels.Le retour de certains thèmes, de certaines figures, parfois dans une perspective onirique propre à l'auteur, justifie son affirmation à propos de son oeuvre« On peut dire d'elle ce que disait Lacordaire de l'Ave Maria: on la redit, on ne la répète pas. »Chaque moment se trouve modifié par l'éclairage du temps de l'ensemble. Ici, la grande vieillesse ne dément pas, dans la proclamation d'« une sorte de bien-être physique et de bonheur moral », l'allégresse du vivant, la sérénité du contemplatif. Elle confirme, par la clarté de la pensée et du style, une élégance morale que la mort, lucidement affrontée, ne parvient pas à défaire.
Résumé : Chaque âme est singulière et secrète, si humble soit-elle, si simple que soit son secret. L'auteur de Tite-le-Long ne s'est jamais proposé d'autre but que de découvrir la singularité d'une âme, son secret. Pour lui la beauté n'est pas seulement dans la forme, mais dans le secret ; il n'y a pas chef-d'oeuvre, s'il n'y a que forme, mais s'il y a secret. Le roman et la nouvelle devraient être la biographie de l'Humble, de l'Anonyme. Descendre jusqu'à l'âme, la lier, la nouer, lui dérober son secret ; c'est "une parole" qui est au centre d'elle-même, comme son soleil et construire un monde autour d'elle.
Elise regarde M. Godeau si sérieusement qu'il entre dans une sorte d'angoisse : - Qu'éprouves-tu donc, lui demande-t-il, pour me regarder ainsi ? Est-ce de l'amour, de la haine, de l'indifférence, de l'admiration, du mépris, de l'effroi ? Elise répond : - Tout. Elise s'approche de M. Godeau et semble humer, les yeux fermés, un parfum qu'elle trouve à son visage. - Que respires-tu ainsi ? lui demande M. Godeau. Elise répond : - L'Eternité".
Résumé : Une méditation de Marcel Jouhandeau sur son oeuvre et sur son art, du professeur sur ses élèves, et de M. Godeau sur ce qui le sépare et le rapproche de Dieu. Livre inépuisable et qui, à chaque lecture, révèle des richesses nouvelles.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.