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Un dernier mensonge
Jouet Jacques
POL
12,00 €
Épuisé
EAN :9782818017401
«Je ne sais pas ce qui m'a pris de dire à Bernardine que son livre, justement, je venais de me le procurer.»Est-ce que ce n'est pas là un commencement suffisamment prometteur? Je me pose la question au moment de reprendre cette histoire de mensonge dont un premier état accuse plus de quinze ans d'âge. Ce seul effet de reprise explique la mise entre guillemets de la phrase initiale. C'est un incipit et c'est une citation.Mon dernier mensonge, la chose parut en 1994 à Saint-Quentin, qu'on commençait à dire «en-Picardie» pour distinguer la cité des modèles rieurs en poudre colorée fixés par Quentin Delatour - poudrés d'art et de cosmétiques - du Saint-Quentin qui est en-Yvelines. Elle était en feuille format presse quotidienne, avec dessin l'illustrant, de la Xe édition du Festival de la Nouvelle que Martine Grelle avait fondé de toutes pièces comme de main de maître et qui eut pour effet de conforter toute une génération d'auteurs sur la voie du court.Je rappelle ces faits au moment où je vais probablement rallonger ma «nouvelle» d'alors, et par conséquent trahir l'esprit de cette façon, qui n'est pas réellement un art à part entière (c'est du moins ma conviction du moment). Revenir sur le métier dans le sens d'un gonflement n'est pas pour moi une nouveauté puisque je procède le plus souvent comme ça quand j'écris des romans. Il n'y aura là, en outre, aucune espèce de trahison pour la raison que rien n'est achevé même lorsque ça en a l'apparence, que rien n'est jamais inachevable non plus, sauf les ruines bâties comme telles de toutes pièces, toutes neuves donc, dans les jardins d'inspiration rousseauiste qu'affectionnait le XVIIIe siècle finissant (une ruine toute neuve est comme «un enfant décrépit», disait, réprobateur, M. Gui de Chabanon). Il y a, en revanche, des oeuvres inachevées qui ne s'étaient pas expressément voulues telles - le XXe siècle, comme on sait, en est rempli. Pas vrai, Messieurs Musil, Kafka, Proust? Je ne comprendrai jamais pourquoi on ne vous en tiendra que si peu rigueur. Et il n'est encore que le déclic, celui qui me pousse à remettre sur le chantier cette histoire - la lecture, et depuis relecture, du Menteur de Henry James -, qui corrobore cette proposition quant à l'impropriété du critère de longueur pour l'art du roman, (...)
Résumé : A leur mort, vous héritez de vos parents. Dans la hotte, vous trouvez des petites choses banales : quelques pièces d'or, un appartement, des dettes négligeables... et puis ce à quoi vous ne vous attendiez vraiment pas : une bibliothèque cachée, très orientée, un "enfer". C'est une bibliothèque très complète (inachevée) de la pensée et de l'activisme éditorial et journalistique d'extrême droite en France depuis Edouard Drumont jusqu'à Vichy. Vous êtes Lémoni ou Clotilde sa soeur. Qu'est-ce que vous faites, quand vous êtes des personnages de roman ?
Résumé : On ne sait jamais où est Mek-Ouyes. Mek-ouyes est une savonnette qu'aurait avalée une anguille. On ne sait jamais par où prendre Mek-Ouyes. Mek-Ouyes est insaisissable. D'aucuns le disent ingérable. Qui est Mek-Ouyes ? Mek-Ouyes avait été le fondateur-président-citoyen unique de la République de Mek-Ouyes. Mek-Ouyes avait été élu président du Monde-Mondes. Il est officiellement toujours en poste. Mek-Ouyes avait aimé Agatha de Win'theuil. Où en sont leurs amours ? Or, Agatha de Win'theuil en a par-dessus la tête que Mek-Ouyes lui échappe perpétuellement. Aussi décide-t-elle de se venger. Et sa vengeance, oh alors, sa vengeance est tellement vindicative qu'elle va même lui péter dans les doigts ! A la suite de manipulations génétiques particulièrement sauvages, Mek-Ouyes récupère pour lui tout seul toute la libido du Monde-Mondes, le reste du Monde-Mondes s'en trouvant simultanément dépourvu. De cette vengeance, nos héros sortiront-ils indemnes ? Une autre fois, un référendum exige que Mek-Ouyes et Agatha se marient. Pour s'y préparer, Agatha de Win'theuil cherche à se pré-marier avec tous les citoyens du Monde-Mondes. Elle est véritablement l'icône de la polygamie heureuse. Les noces agatho-mek-ouyiennes auront-elles lieu ? Une autre fois, Agatha deWin'theuil visite Paris où elle retrouve un Mek-Ouyes en mission secrète. Il n'est pas sûr que Paris, ville lumière et des Lumières, ne soit pas aussi la ville de l'ombre.
Âgé d'à peine 200 ans, le pantoum est une forme poétique occidentale qui emprunte à l'Orient malais.Le pantoum a plusieurs caractéristiques: il s'affirme comme une forme répétitive très spécifique, c?est une forme lente il ne fait pas peur à Baudelaire ou à Banville, à Verlaine ou à Leconte de Lisle, à Chamisso ou Séféris il s?écrit en français, en allemand, en anglais, en grec, en russe depuis les premières années du XIXe siècle, on en trouve partout et sans cesse dans les littératures occidentales, mais étrangement, à chaque apparition, il y en a fort peu.Si bien qu?un essai anthologique sur le pantoum peut se targuer d?être assez exhaustif, surtout s?il ouvre ses pages aux poètes contemporains (nombreux) qui se sont intéressés au pantoum, et s?il réédite enfin, intégralement, le très recherché Pantoun des Pantoun de René Ghil.L?aventure d?une forme, qui traverse ainsi deux siècles et parcourt un espace plutôt vaste, donne une vision singulière de l?objet poésie. Elle aide à démontrer que les avatars de la forme rigoureuse sont une part essentielle de la liberté poétique.Plus 80 p. en fac-similé du poème de René Ghil "Le Pantoun des Pantoun".Notes Biographiques : Ecrivain, dramaturge, auteur d'ouvrages pour la jeunesse ; Membre de l'OULIPO (Ouvroir de littérature potentielle) Poète et littérateur ; Collabora à la revue "Vessy" (La Balance) de 1904 à 1908 et à "Apollon" en 1910 Chanteur de variétés et écrivain.
Résumé : Au départ, Jacques Jouet n'avait pas d'autre intention que de "traduire" en alexandrins la fin de la scène 4 de l'acte II du Bourgeois gentilhomme pour la drôlerie du paradoxe formel qui s'en suit. Mais, en réalité, il avait en tête de faire la pièce entière. Malgré l'ampleur et la difficulté de la tâche, il s'y est finalement résolu. L'alexandrin, ici, est majoritairement classique, sans être pour autant archéologique. Il tient parfois compte de Hugo, de Mallarmé, de Rostand, de Queneau ou de Roubaud, parce qu'il serait absurde d'ignorer la continuité d'Alexandre. Ainsi, le maître de philosophie fera la diérèse, mais pas Monsieur Jourdain. Dorimène aussi. L'alexandrin est un vers actif, aujourd'hui, parmi d'autres, et non des moindres, aussi vrai que la "cadence nationale" , comme dit Mallarmé, est dans la mémoire de la langue française. On lira donc ici une traduction de français en français, mais de prose en vers. Avec toutes les heureuses fantaisies auxquelles cet exercice peut amener.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.