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De la domination coloniale au rejet des migrants. De l'indigène à l'immigré. Essais politiques
Jouard Michel
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343121468
Etablir une relation entre la longue histoire coloniale et la politique, les attitudes actuelles de rejet des migrants et des réfugiés peut sembler surprenant. Et pourtant, le premier lien, le plus apparent, met en avant l'Europe. Une Europe, foyer millénaire de l'Occident, dont les plus grandes puissances ont dominé le monde entier pendant plusieurs siècles. Aujourd'hui, l'Union européenne se déchire sous la pression, pourtant assez limitée, de migrants, de demandeurs d'asile en provenance de l'Afrique et du Moyen-Orient. Le principal fil directeur, moins évident, entre ces deux situations est la poursuite d'une certaine subordination des ex-colonies vis-à-vis de leurs anciennes métropoles, rejointes par de nouvelles puissances, comme les Etats-Unis et la Chine. Les motivations ambivalentes et douteuses de la domination coloniale peinent encore à être reconnues et remises en cause. Elles se retrouvent aujourd'hui dans le refus irrationnel et clivant des mêmes nations, ainsi que d'autres, d'assumer leurs responsabilités historiques et géopolitiques.
Résumé : Avec son léger surpoids pondéral chronique (mais assumé), le chat Bouboule vit une vie de pacha en République-bananière-et-autoproclamée-de-Grumeauland. Suivez son quotidien poilant que Nathalie Jomard livre à la postérité littéraire.
Dans sa figure idéologique et dans sa réalité historique, non plus européenne mais mondiale, le prolétariat désigne un processus de prolétarisation de la pensée et du monde de la "société" . Dans sa première partie, le Manifeste ordonne la description de ce processus suivant une logique de la reproduction de la bourgeoisie dans le prolétariat : le prolétariat, compris à partir de cette logique, c'est la bourgeoisie moins la croyance bourgeoise. Puisque la bourgeoisie n'avait d'existence que par sa croyance, le prolétariat n'a plus d'existence : il est dépossédé de toutes choses, il est cette figure impossible du pauvre absolu qui hante le monde européen" (p. 501). Le spectre et la puissance est une lecture du Manifeste du parti communiste. La démonstration du Manifeste est le deuxième moment de cette lecture qui constitue elle-même la deuxième partie d'un travail d'ensemble sur Marx, croisé avec Heidegger.
Mais ce que nous appelons conscience est précisément comme une infraction, une divine infraction à cet ordre de l'animalité. Ainsi vivre, pour l'homme, c'est faire l'épreuve de la question qui lui vient du monde. Qu'est-ce que c'est, pour toi, être ceci ou cela, ce qui veut dire : que signifie de pouvoir l'être ? Comment répondrais-tu dans telle ou telle situation ? Personne ne répondra pour toi, et toi, tu ne répondrais pour personne d'autre : à cet autre, tu feras legs de la question. Ce que dit Socrate, ce qui aura ainsi été dit pour toujours : " Connais-toi toi-même ! " (pp. 55-56) Ce livre, dont on n'attendra pas quelque nouvelle extraordinaire à propos de ce penseur qui n'a pas écrit et ne fut donc pas un auteur, tente de rappeler ce que pourrait être la leçon de Socrate, pour aujourd'hui, et peut-être encore pour demain, il faut, en tout cas, l'espérer. Cette leçon est une définition de l'homme. Le premier point est que l'existence est cette définition. Le deuxième est que, de l'existence, il n'y a pas le savoir : pas d'existant compétent, c'est, dans Platon, l'invariant des dialogues dits socratiques. Cela se dit comme la vérité de l'existence - et il n'y a pas d'autre vérité. Socrate, puisqu'il sait seulement cela : qu'il ne sait rien - est le patron des existants. Heidegger parlait de Socrate comme du penseur le plus pur. La singularité Socrate était donc pour Heidegger, la pureté incomparable de la pensée Socrate. Sans doute parce que, n'ayant pas laissé de livre, il se soustrayait à l'ordre commun de la corruption littéraire ; mais d'autant plus exposé qu'ainsi soustrait. Exemplairement, le texte de Platon est une exposition de Socrate. Pour nous, Socrate est donc un signe. Sous le signe de Socrate, nous reconnaissons notre tâche comme celle de penser à nouveau l'existence.
Comme Rousseau, dans son deuxième Discours, "écartait tous les faits" car, disait-il, "ils ne touchent pas à la question" , nous laissons tous les livres du marxisme, qui ne touchent pas davantage à la question : les livres sur Marx appartiennent à la bibliothèque des sciences humaines ou de l'histoire des idées politiques. Notre question est celle de l'événement de la pensée de Marx. Deux choses nous arrivent avec Marx : 1) cette pensée sait devoir répondre à la question de la détresse prolétarienne, que Marx comprend comme la détresse du monde ; 2) son questionnement de l'Etre se conçoit comme praxis et engage une mutation radicale de celui qui questionne. La même exigence d'une praxis de la pensée portera le questionnement par Heidegger de l'existence humaine, de la détresse de l'Etre. Si un recommencement de la pensée est possible, qui signifie un recommencement du monde lui-même, c'est, selon nous, par le croisement de Marx et de Heidegger.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.