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La leçon de Socrate (définition de l'homme)
Jouard Jean-Pierre Emmanuel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296108318
Mais ce que nous appelons conscience est précisément comme une infraction, une divine infraction à cet ordre de l'animalité. Ainsi vivre, pour l'homme, c'est faire l'épreuve de la question qui lui vient du monde. Qu'est-ce que c'est, pour toi, être ceci ou cela, ce qui veut dire : que signifie de pouvoir l'être ? Comment répondrais-tu dans telle ou telle situation ? Personne ne répondra pour toi, et toi, tu ne répondrais pour personne d'autre : à cet autre, tu feras legs de la question. Ce que dit Socrate, ce qui aura ainsi été dit pour toujours : " Connais-toi toi-même ! " (pp. 55-56) Ce livre, dont on n'attendra pas quelque nouvelle extraordinaire à propos de ce penseur qui n'a pas écrit et ne fut donc pas un auteur, tente de rappeler ce que pourrait être la leçon de Socrate, pour aujourd'hui, et peut-être encore pour demain, il faut, en tout cas, l'espérer. Cette leçon est une définition de l'homme. Le premier point est que l'existence est cette définition. Le deuxième est que, de l'existence, il n'y a pas le savoir : pas d'existant compétent, c'est, dans Platon, l'invariant des dialogues dits socratiques. Cela se dit comme la vérité de l'existence - et il n'y a pas d'autre vérité. Socrate, puisqu'il sait seulement cela : qu'il ne sait rien - est le patron des existants. Heidegger parlait de Socrate comme du penseur le plus pur. La singularité Socrate était donc pour Heidegger, la pureté incomparable de la pensée Socrate. Sans doute parce que, n'ayant pas laissé de livre, il se soustrayait à l'ordre commun de la corruption littéraire ; mais d'autant plus exposé qu'ainsi soustrait. Exemplairement, le texte de Platon est une exposition de Socrate. Pour nous, Socrate est donc un signe. Sous le signe de Socrate, nous reconnaissons notre tâche comme celle de penser à nouveau l'existence.
Le philosophe, dans notre tradition occidentale, est le grand répétiteur. Avec Marx, le grand répétiteur est le prolétariat, et la répétition avec sa préparation est la révolution. Si le second répète le premier, le premier est déjà répétition, ils ont l'un et l'autre, le comique et le tragique, une structure de répétition. On ne pourra savoir à l'avance (théoriquement) ce qui est comédie, ce qui est tragédie". Le spectre et la puissance est la deuxième partie de notre travail sur Marx, croisé avec Heidegger. Il s'agit d'une lecture du Manifeste du Parti communiste. La répétition, la politique et l'histoire est le premier moment de cette lecture.
Résumé : "Entre les certitudes dogmatiques, les complotistes et les sceptiques en tout genre, beaucoup d'entre nous ne s'y retrouvent pas. On doit pourtant apprendre à s'orienter dans la pensée, a fortiori en ces temps d'incertitude. Ma conviction, c'est que les grands philosophes sont, par leur vie et leurs concepts, des guides incomparables. Ils nous permettent de repenser la laïcité, la démocratie, le féminisme, l'éthique, la liberté et, bien sûr, le bonheur. De Platon à Einstein en passant par Galilée, Descartes, Rousseau, Olympe de Gouges ou Darwin, la pensée progresse en sachant qu'elle n'atteindra jamais de point d'arrivée". J. -P. Jouary
Or il arrive ceci en ce bas monde que les hommes sont des enfants perdus, comme les enfants perdus de Peter Pan. Fond panique de l'existence. Ils sont de tels enfants perdus à la mesure exacte de leur ignorance. Adam au paradis, il ne sait rien du monde, le monde est pour lui un jardin, mais le monde n'est pas du tout un jardin... Sauf en rêve, et quel rêve ! Adam triste au paradis, faible, ignorant de lui-même et des choses, balloté par les passions, dépendant des circonstances, du hasard des rencontres. " La philosophie aurait-elle un sens quelconque si elle ne se produisait pas comme une proposition pour la pensée ? La question est celle qu'a su dire Kant, la question critique : " Qu'est-ce que s'orienter dans la pensée ? " Nous ajoutons : et dans l'existence. Car l'existence est le point critique, si le monde n'est pas rien que le jardin de nos inexistences. Cela vaut de l'invention philosophique aussi bien que de son enseignement. C'est pourquoi ces leçons (de philosophie politique et morale) font voisiner Aristote, Descartes, Spinoza ou Leibniz et Derrida, Deleuze, Foucault ou Badiou : la tradition, indispensable, et les propositions les plus neuves, les plus exigeantes, de notre temps. C'est pourquoi aussi elles trouvent leur départ dans la méditation platonicienne de l'apparence, que concentre la fable de Gygès, le drame inaugural du premier grand livre de la philosophie : La République.
Nous n'avons aucune idée de la philosophie - de la philosophie dans son commencement grec et de la philosophie tout court - si nous sommes sourds à l'exigence éthique qui sous-tend cette philosophie et rapporte l'une à l'autre la question du sens de l'être et la question de sa vérité" . Nietzsche aimait rappeler que les philosophes de la Grèce se désignaient eux-mêmes les "hommes véridiques" . L'éthique, nous la comprenons comme le savoir, ou l'expérience, de celui que Hölderlin, le poète, depuis son Allemagne, appelait l'homme vrai : "Tu trouveras parmi eux (les Allemands), écrit Hypérion à son ami Bellarmin, dans le roman épistolaire Hypérion ou l'Ermite de Grèce, des ouvriers, des penseurs, des prêtres, des maîtres et des serviteurs, des jeunes gens et des adultes certes : mais pas un homme" . Cette expérience de l'homme vrai, celui que l'on ne trouve pas, selon Hölderlin, dans l'Allemagne de son temps (fin du 18e, préromantique), avait été, autrement, celle des premiers philosophes de la Grèce, d'Anaximandre, d'Empédocle ou de Parménide, et singulièrement de Héraclite, dont chacun peut connaître la parole : "Ethos anthropô daimon" que l'on peut traduire ainsi : le séjour de l'homme est dans la proximité de ses dieux. L'expérience de l'introuvable homme vrai est, pour nous, l'expérience de ce que nous caractérisons par l'expression de mondialité, laquelle s'entend, ici, décisivement, comme la fin - qui n'en finit pas de finir - de la modernité européenne, la modernité des Lumières et de l'industrie des Lumières. Cette fin est ce moment du temps, qui est encore le nôtre, où il n'en est plus rien quant à l'homme vrai : l'expression elle-même, "l'homme vrai" , nous est devenue inintelligible. Nous voulons lui rendre son intelligibilité.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.