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Marginalités et théatres. Pouvoir, spectateur et dramaturgie, Actes du Colloque international organi
Jouanny Sylvie
NIZET
35,00 €
Épuisé
EAN :9782707812841
La notion de marges, couramment utilisée pour caractériser le théâtre contemporain, doit être explicitée: que signifie-t-elle, au singulier, au pluriel et par rapport à quel(s) centre(s) se définit-elle? Si les théâtres en marge ont toujours existé (théâtre baroques, théâtres privés...), les auteurs contemporains ont radicalisé la notion en mettant en "pièces" écriture et représentation du monde. La parole "erre" - pour reprendre l'expression d'A. Gatti - et détourne le traditionnel texte de théâtre. Des spectacles ignorent le: dialogue, la spectacularité, tout autant que l'acteur, effaçant ainsi tout signe identifiant du genre. Causes ou conséquences, les lieux de spectacle s'ouvrent: villes, cafés, rues, appartements, friches industrielles ou squats. Les institutions elles-mêmes intègrent ces phénomènes, obscurcissant la limite entre la marge et le centre: associations et comités de lecture, éditions, actions en faveur de publics en marge (handicapés, malades hospitalisés, détenus) se multiplient. Une sorte de réseau "off" se met ainsi en place, qui constitue un centre incontournable de la création contemporaine. Penser le théâtre contemporain en termes de marges, c'est poser au plan philosophique, historique, esthétique et politique le rapport entre l'art et le monde, par l'intermédiaire d'un art éminemment social. Le Centre d'Études du Théâtre de l'Université de Paris XII a organisé le premier colloque international sur cette question les 19 et 20 septembre 2002, en collaboration avec PIUFM de Créteil. Le présent ouvrage en constitue les Actes. Sylvie Jouanny Professeur à l'Université de Paris XII-Val-de-Marn
Nous sommes nés en 1986: cette année-là, Jacques Chirac devenait Premier ministre pour la seconde fois de sa carrière. En 1995, année de son élection à l'Elysée, nous avions huit ans. Et en mai 2007, lors de son départ, nous avions vingt ans. L'ancien président aura conduit la France pendant plus de la moitié de nos vies. Certains parlent encore avec nostalgie de la a génération Mitterrand "; nous serons certainement de ceux qui, dans vingt ans, sortiront leur mouchoir en parlant de la" génération Chirac "... Depuis quelques mois, nous sommes sur les traces de l'ancien président. Sans appartenir à sa famille politique ni encore moins à sa génération, nous sommes devenus de véritables obsédés de Jacques Chirac, obéissant au besoin compulsif de tout lire, de tout voir, de tout savoir sur notre héros."
Casanova, Beckett, Cioran, Biancotti, écrivains français ? Comment associerait-on leur abandon de la langue maternelle à un projet de "carrière" dans notre littérature jugée irremplaçable ? A une reconnaissance de la grandeur passée, culturelle ou coloniale de la France ? Où ranger tous ceux qui issus de pays non-francophones, choisissent souvent douloureusement d'écrire en français, parfois de partager notre vie quotidienne ? Souvent singuliers au sein de la francophonie, assimilés ou ignorés, ils ont chacun leurs motivations liées à l'histoire individuelle autant que collective. Leur quête littéraire est souvent l'expression d'une quête d'identité : l'adhésion à une langue, à un mode de vie, à une philosophie, peut aussi traduire un rejet des origines et le désir d'une réconciliation avec soi. Sans prétendre ni à une histoire ni à un inventaire de ces "singularités francophones", le présent ouvrage repose sur des études de cas et de nombreux textes significatifs, certains peu connus (confidences ou réflexions sur la poétique de l'oeuvre francophone). Il a pour but de questionner quelques uns de ces solitaires apaisés ou torturés, qui ainsi que vient de le rappeler Andrei Makine, veulent "se faire pareils pour rester autres et s'enfuir en pensée vers ceux qu'on n'aurait jamais dû quitter" Requiem pour l'Est , Mercure de France, 2000.
Résumé : " Nous, qui sommes si modernes, serons anciens dans quelques siècles ", écrivait La Bruyère, dans cette inflation de mots dérivés de " modernes " qui dénotent autant de crises de croissance que de mouvements esthétiques datés ou indatables, la " modernité " n'a rien à envier à La Vie de Georges Perec : elle nécessite un mode d'emploi. Où en est-on et comment en est-on arrivé là ? Le discours critique prolifère, butant sur cette aporie : l'oeuvre moderne fournit son propre mode d'emploi. Aristote est-il un moderne, lui qui dépasse le dualisme de l'éternel et du temporel pour considérer, le monde des êtres en devenir ? Ou bien la modernité commence-t-elle avec Baudelaire, Rimbaud, avec ce mot d'ordre : " Il faut être absolument moderne " ? Le concept de " modernité " est la face émergée de l'iceberg positions et principes esthétiques autant que philosophiques et épistémologiques en font le maître-mot de querelles répétées ; textes et ?uvres d'art l'illustrent, ou le jettent, après emploi. On est moderne ou on n'est pas ; le mot labellise toute une constellation de normes normalité/déviance, socialité/marginalité, beauté/décadence. La fortune du mot est en tout cas assurée : toujours de mode, en proportion de son mystère !
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.