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L'effet postillon et autres poisons quotidiens
Jouanneau Julien ; Leconte Patrice
RIVAGES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782743628222
Extrait Introduction Dieu est en tout, mais le diable éteint tout. Il écorne goguenard chaque détail du quotidien afin de fignoler son nébuleux dessein : noircir l'existence pour y faire rayonner une constellation de gênes successives et crispantes. La vie démarre à la première tuile qui dégringole du ciel, prophète d'une armée d'autres déconvenues coalisées pour cimenter le règne de l'énervement sur Terre. La vie pourrait être belle, si les raisons légitimes de grogner ne se bousculaient pas autant que le nombre de Wolfgang Schmitt en Allemagne. À la naissance, je demeurai muet, aucun tapage vocal et baveux en guise de mécontentement. Allô maman ici ronchon. Aussi loin que ma mémoire peut rembobiner, j'ai toujours râlé envers le moindre détail provocateur. Enfant, la vérité sur ce monde cruel m'apparut sous la forme d'un buisson pileux ardent, au fond d'une rame de métro échauffée par l'été. Submergés dans la mer de passagers comprimés, mes cheveux proprets caressèrent sans mon consentement l'aisselle d'un énergumène à l'odeur de poireau périmé. Une auréole maligne s'étendit sur son t-shirt, illumina le sommet de mon crâne : l'esprit malin dégoulinait sur mon être à la vitesse du blanc d'un oeuf cassé. Les effluves de transpiration harcelèrent mes narines et enflammèrent ma cervelle. Je courbai la tête pour tenter de comprendre et vis l'auréole se brouiller. Elle devint étincelante, l'ange de l'énervement m'apparut, qui me chuchota : «Je te salue, toi à qui des crasses seront faites.» Je m'affalai sur les genoux et, sous l'effet anesthésique de la fragrance de transpiration, plongeai dans un bref coma peu comique. Je devins spectateur d'une expérience d'énervements imminents. Tous les tracas futurs du quotidien défilèrent à vitesse grand V devant mes rétines, chacun soudé à l'autre : gravir un escalator en panne pour se meurtrir les genoux, des genoux couronnés de croûtes douloureuses, des croûtes de pain solides comme du ciment, du ciment frais troué de traces de pattes de souris, une souris d'ordinateur décorée de crasse collante, la colle qui emménage sous les ongles, les ongles de pied qui poignardent les chaussettes, trier des chaussettes au cours d'une soirée célibataire-cacahuètes, une cacahuète en acier qui fissure la dent, un fragment de chocolat couleur charbon coincé toute la journée entre deux dents, dégrafer un paquet de chocolats moisis, un cafard en vadrouille dans un paquet de corn-flakes, des corn-flakes mous, ramasser une crotte de chien molle, les chiens à poils jaunis, les hommes à touffes de poils sur les épaules, les deux poils qui stationnent sous le nez après le rasage, des poils plus bien qui trônent sur un drap immaculé, secouer des draps gavés de poussière, une poussière qui se dépose sur la lentille fraîchement installée, faire avaler des lentilles à un enfant, l'enfant qui lèche la barre du métro, le souffle des postérieurs dans le métro, un pet de bébé, le bébé qui vous tire les cheveux, les cheveux gras, un steak haché constellé de gras, du chocolat pas gras, la sauce chocolat qui usurpe l'identité du chocolat chaud, le gobelet incandescent du chocolat chaud en hiver, les mains arides en cette même saison, se sectionner les phalanges avec la tranche d'une feuille de papier, la photocopieuse qui ne reconnaît pas le bon format papier, les photocopies illisibles, la photo du permis bien visible, l'objectif qu'on perd de vue... Je me réveillai englué aux draps d'un lit d'hôpital. Un bol de soupe en verre orange translucide, qui couvait une mixture à poils de poireaux, me narguait. Il y avait bien une embrouille dans le potage. Ce film accéléré ne fut qu'une goutte d'eau, la bande-annonce du tsunami qui grondait, et c'était moi le chariot. Je dégoupillai la perfusion et sautai du lit. Je me postai à la fenêtre, les pieds frigorifiés par le sol d'où émergeaient les moqueries de bactéries dorées. Je distinguai la ville morose, convaincu d'incarner l'unique guide qui pourrait écarter les eaux tumultueuses de la mouise organisée, le seul prophète prompt à alerter la planète sur le complot qui vise à l'écraser comme une balle de ping-pong. Indiana Jones et le royaume des gênes éternelles. Voici l'Évangile selon saint Râleur.
Julien Le théurge ; Des Places edouard ; Jouanna J
Résumé : Les Grecs avaient aussi leurs croyances occultes: parmi elles, on peut compter les Oracles Chaldaïques, attribués d'abord à Julien le Chaldéen, puis à son fils, Julien dit le théurge, contemporain de Marc-Aurèle, qui vécut à la fin du IIe siècle. Héritiers du néoplatonisme, les théurges chaldéens avaient formé un système à la fois religieux et philosophique où l'âme du fidèle devait s'arracher au monde sensible des apparences et à son enveloppe corporelle pour approcher la triade du Père, le "nous patrikos", de la puissance et de l'Intellect. Si ces textes eurent une grande influence sur la spiritualité dans l'Antiquité, ils ne nous sont malheureusement pas parvenus dans leur totalité et nous ne les connaissons que par des fragments conservés à la fois par des auteurs païens et des auteurs chrétiens. Notre édition rassemble la totalité de ces fragments, y compris ceux dont l'attribution est douteuse. La notice précédant le texte introduit le lecteur dans ce monde occulte en fournissant de précieux éclaircissements sur des notions aussi complexes que l'"âme du monde" ou le "nous paternel". Les auteurs, tant grecs que latins, qui nous ont transmis ces textes sont brièvement présentés. L'influence des Oracles Chaldaïques sur ces auteurs, notamment Proclus ou Psellus, est analysée en détail. L'histoire du texte et de ses traductions est longuement détaillée, et assortie d'une bibliographie. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. L'ouvrage est en outre enrichi par de nombreux appendices, tels les Extraits chaldaïques de Proclus ou l'Esquisse sommaire des anciennes croyances des Chaldéens de Psellus, ainsi que par un Index Verborum, un Index des passages cités et une table des concordances avec l'édition de Kroll.
Les questions internationales intéressent beaucoup, les médias consacrent à la politique étrangère la place qu'elle mérite, mais l'opinion connait souvent mal le rôle de ceux qui la mettent en oeuvre : les diplomates. Les préjugés ont la vie dure, les interrogations sont récurrentes et parfois teintées d'ironie. Les images se superposent : le cynisme de Talleyrand, l'art de l'esquive et du non-dit, la tasse de thé de l'ambassadeur, les réceptions dans de belles résidences, bref un monde à part, vivant dans l'entre soi, superficiel, et surtout de moins en moins utile puisque chefs d'Etat et ministres se téléphonent en permanence, et que l'international n'est plus depuis longtemps l'apanage des spécialistes. Rien n'est plus faux. Diplomate, c'est un vrai métier, un métier de professionnels, un métier d'action, exercé par des hommes et des femmes fiers de servir l'Etat, passionnés et engagés. Leurs missions sont multiples. A travers les grands personnages qui ont marqué l'histoire de la politique étrangère - pas seulement la nôtre - et par une présentation des lieux et des moyens de la diplomatie d'aujourd'hui, ce livre présente les différentes facettes de ce très beau métier. J'ai été un diplomate heureux et j'explique pourquoi" Daniel Jouanneau.
Pourquoi l'héritage de Charles Trenet est-il placé sous le feu des projecteurs? Par son testament daté de décembre 1999, le "Fou chantant" a fait de son secrétaire particulier son légataire universel, devenant ainsi propriétaire des droits moraux du chanteur et poète, disparu en 2001. Mais en juin 2008, la demi-soeur et le neveu de Charles Trenet se lancent dans une bataille judiciaire autour de la succession de l'artiste: ils estiment que le testament de l'inoubliable interprète de La Mer et Douce France n'aurait pas été rédigé dans les conditions les plus favorables. C'est tout le débat qui alimente cet affrontement judiciaire, entre deux parties qui, si elles s'affrontent avec passion par médias interposés, restent néanmoins animées par un dessein commun: celui de faire perdurer son image et préserver sa mémoire. Mais, au-delà de Charles Trenet, le dossier interpelle tous ceux qui ont vu l'héritage d'un proche leur échapper. Une affaire qui concerne des milliers de familles, célèbres ou anonymes... Biographie de l'auteur Né en 1980 et diplômé de Sciences Po Lyon, Julien Jouanneau est journaliste au Monde Interactif, pour le site LePost.fr, tout en effectuant des enquêtes pour Paris Match et d'autres magazines. Il a publié en 2008 son premier roman, Confessions d'un pigiste.
Résumé : Quand auteurs de BD et sociologues de terrain s'amusent à décoder les dessous de notre société. Imam du quartier, Moussa doit jongler entre son boulot d'architecte, les attentes des fidèles et l'organisation de la vie de la mosquée. Lorsque la mairie annonce que les locaux vont fermer à cause du projet de rénovation urbaine, c'est la crise.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Philosophe et poète, Emerson (1803-1882) fut le chef de file du mouvement transcendantaliste. Il fut le maître de Thoreau et, plus largement, le plus éminent représentant d'une tradition américaine de recherche de l'harmonie entre l'homme et la nature. Envisageant les différents territoires de l'existence (la vieillesse, la vie domestique...), Société et solitude propose les fondements d'une véritable sagesse moderne.
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord. Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.
Résumé : "Ne nous prenons pas au sérieux, il n'y aura aucun survivant", disait Alphonse Allais. Cette formule pourrait résumer l'esprit de ce livre, foisonnant de mots d'esprit et autres joyeusetés, comme la philosophie de son auteur qui a fait de l'humour un art de vivre. Conçu de manière thématique, ce volume démontre qu'aucun sujet ne résiste au plaisir d'en rire, aussi bien l'âge, les moeurs, la famille, l'amour, la gastronomie que la maladie et même la mort. "Marx est mort. Dieu est mort. Et moi-même je ne me sens pas très bien", ironisa ainsi, en parodiant Mark Twain, Woody Allen, qui occupe une place de choix dans cette anthologie. Un florilège qui offre au lecteur une grande variété de styles et de formes, du roman au théâtre, du poème à la saillie et au simple calembour. Autant de domaines où se sont exprimés la verve satirique, le goût et le sens de l'absurde de Tristan Bernard, Sacha Guitry, Jules Renard, Roland Dubillard ou Raymond Devos. Mais c'est dans le monde anglo-saxon, avec George Bernard Shaw, Jerome K. Jerome, les Marx Brothers ou Winston Churchill que l'humour s'est imposé, de façon naturelle et éclatante, comme un mode de pensée à part entière. "Si les Anglais peuvent survivre à leur cuisine, ils peuvent survivre à tout", écrivait l'Irlandais Bernard Shaw. Jean-Loup Chiflet rend hommage au nonsense anglo-saxon à travers Sky My Husband, l'un de ses plus grands succès, ici réédité après avoir été salué comme un modèle du genre.
Biographie de l'auteur Jen Bilik et Jamie Thompson Stern vivent en Californie, elles sont éditrices, écrivains et, faut-il le préciser, à la tête de familles dysfonctionnelles.
Vers la fin du deuxième millénaire, rappelons-nous comme le Docteur G avait créé l'émoi dans le monde scientifique en déclarant: "La maladie peut nuire gravement à la santé". Cette parole fit le tour du monde et fut gravée au fronton de nombreux centres hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques. La pertinence des propos de G lui valut de frôler deux fois le prix Nobel, mais, comme souvent dans ce milieu, la jalousie et les intérêts financiers le firent trébucher au pied des marches de l'Académie de Stockholm, pour laisser passer devant lui d'obscurs chercheurs (même pas de chez nous!) dont les noms sont déjà retombés dans l'oubli. Mais peu importe, ignorant ces bassesses peu confraternelles, il poursuit son oeuvre bienfaitrice et généreuse en répondant inlassablement à vos questions. La parution du troisième tome de ses oeuvres constitue un événement majeur car le Docteur G parvient à apporter des réponses à des questions que personne ne se serait même jamais posées.