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LA FRANCE DU XVI SIECLE. 1483-1598, 2ème édition
Jouanna Arlette
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130477778
Malgré la pesanteur des legs du passé, le XVIe siècle, en France, est un temps de ruptures et de contrastes. Le rêve d'unité symbolisé par la formule " une foi, une loi, un roi " est mis à mal par la déchirure religieuse ; à l'élan triomphant de la Renaissance succède le drame des guerres civiles. Mais ces tensions sont fécondes. La connaissance des cultures antiques, diffusée par l'imprimerie, et la découverte des " sauvages " du Nouveau Monde invitent à s'interroger sur ce qui fait la dignité de l'être humain. La circulation des marchandises et des idées s'accroît et stimule l'ardeur créatrice, que ce soit en art ou en littérature. Les angoisses nées des mutations en cours obligent à repenser la relation entre l'homme et Dieu ; la confrontation des catholiques et des protestants fait naître de terribles violences, mais aussi une approche nouvelle de la tolérance. Les contraintes de la guerre extérieure puis intérieure amènent à redéfinir la nature du pouvoir royal et celle des droits des sujets. De ces bouleversements émerge une France profondément transformée.
Résumé : Malgré la pesanteur des legs du passé, le XVIe siècle, en France, est un temps de ruptures et de contrastes. Le rêve d'unité symbolisé par la formule " une foi, une loi, un roi " est mis à mal par la déchirure religieuse ; à l'élan triomphant de la Renaissance succède le drame des guerres civiles. Mais ces tensions sont fécondes. La connaissance des cultures antiques, diffusée par l'imprimerie, et la découverte des " sauvages " du Nouveau Monde invitent à s'interroger sur ce qui fait la dignité de l'être humain. La circulation des marchandises et des idées s'accroît et stimule l'ardeur créatrice, que ce soit en art ou en littérature. Les angoisses nées des mutations en cours obligent à repenser la relation entre l'homme et Dieu ; la confrontation des catholiques et des protestants fait naître de terribles violences, mais aussi une approche nouvelle de la tolérance. Les contraintes de la guerre extérieure puis intérieure amènent à redéfinir la nature du pouvoir royal et celle des droits des sujets. De ces bouleversements émerge une France profondément transformée.
Un siècle plein de lumières"... C'est ainsi que Rabelais qualifie son époque. Les contemporains de la Renaissance ont cru à un avènement d'un nouvel âge d'or: il allait faire disparaître définitivement l'ignorance et triompher des "ténèbres gothiques" du Moyen Age. Dans cette synthèse, indispensable à l'étudiant et précieuse pour tous les amateurs d'histoire, l'auteur montre comment le dynamisme démographique, du commerce ou la curiosité scientifique et artistique n'empêchent ni les disettes, ni les guerres - étrangères ou civiles. Elle explique également comment l'affermissement du pouvoir royal n'exclut ni les querelles régionales, ni les déceptions européennes. De ce panorama brillant sort l'image d'une France contrastée et confrontée à une crise de civilisation majeure.
Le 18 août 1572, Paris célèbre avec faste le mariage de Marguerite de Valois et d'Henri de Navarre, événement (lui doit sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Six jours plus tard, les chefs huguenots sont exécutés sur ordre du Conseil royal. Puis des bandes catholiques massacrent par milliers ceux de la religion - hommes, femmes, vieillards, nourrissons... Comment est-on passé de la concorde retrouvée à une telle explosion de violence ? Comment une exécution préventive de quelques capitaines a-t-elle pu dégénérer en carnage généralisé ? Quel rôle ont joué le roi, la reine mère, les Guises, le très catholique roi d'Espagne ? De ces vieilles énigmes, Arlette Jouanna propose une nouvelle lecture. La Saint-Barthélemy n'est l'oeuvre ni des supposées machinations de Catherine de Médicis, ni d'un complot espagnol et encore moins d'une volonté royale d'éradiquer la religion réformée. Charles IX, estimant sa souveraineté en péril, répond à une situation d'exception par une justice d'exception. Mais en se résignant à ce remède extrême, il installe, sans en faire la théorie, une logique de raison d'Etat. Cette tragédie, vécue comme une rupture inouïe, suscite une réflexion foisonnante sur les fondements du pouvoir, les limites de l'autorité, la légitimité de la désobéissance ; sur le danger aussi que font courir les divisions religieuses aux traditions du royaume. Mais cet effort de restauration politique va se heurter à la sur-sacralisation du roi, qui ouvre la voie à l'absolutisme des Bourbons.Arlette Jouanna, professeur émérite à l'université de Montpellier, est notamment l'auteur du Devoir de révolte (1989) et de Histoire et Dictionnaire des guerres de Religion (1998).
Revue de presse e siècle, après la terrible déchirure des guerres de Religion, la croyance en la sacralité du roi a fait de lui l’unique source du droit, ce qui tend à assimiler le légitime au légal. D’extraordinaire et dangereuse, la puissance absolue est devenue ordinaire et bénéfique ; l’art de gouverner y gagne une autonomie temporelle inédite et entame le lent processus de l’impersonnalisation de l’État. Les résistances à cette révolution politique, qui marie droit divin et raison d’État, échoueront à s’imposer pendant la Fronde. Louis XIV saura incarner mag nifiquement la majesté de l’État absolu ; mais sa force même d’incarnation finit par rendre opaque le lien entre pouvoir et justice. De là à le tenir pour un despote… Son règne marque à la fois l'apogée et le début du déclin de l’imaginaire sacral de la monarchie. Le Prince absolu fait suite au Pouvoir absolu : Naissance de l’imaginaire politique de la royauté (2013). L’originalité de cette œuvre est de mettre en miroir les fondements théoriques de la «religion royale» avec l’histoire en train de se faire, qui ne cesse de les modeler. Par où elle renouvelle et enrichit notre intelligence de l’histoire politique de l’Ancien Régime.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.