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Interpréter. Mélanges offerts à Claude Geffré
Jossua Jean-Pierre ; Sed Nicolas Jean
CERF
45,10 €
Épuisé
EAN :9782204044684
Le père Claude Geffre, dominicain, a été professeur de théologie dogmatique aux Facultés du Saulchoir de 1957 à 1971 et recteur de ces facultés de 1965 à 1968. A partir de 1968, il enseigne la théologie fondamentale à l'UER de théologie et de sciences religieuses de l'Institut catholique de Paris, où il est aussi directeur du cycle des études de doctorat de 1973 à 1984. De nombreux enseignements lui ont été également demandés en Belgique, Suisse et au Québec. Membre du comité de direction de la revue " Concilium ", directeur de la collection " Cogitatio fidei " aux Edition du Cerf, il a lui-même écrit de très nombreux articles et plusieurs ouvrages importants consacrés en particulier à la question herméneutique. Le volume " Interpréter ", qui lui est offert en hommage, est un ouvrage cohérent où sont abordés par quelques amis de Claude Geffré les problèmes qui l'ont intéressé le plus au cours de sa carrière : la place de saint Thomas d'Aquin dans la théologie du XXème siècle, l'herméneutique, la théologie fondamentale, la rencontre actuelle des religions, l'évolution de la théologie depuis le concile et la conjoncture européenne présente. Des contributions originales qui abordent ces questions sur le fond, et tentent de les faire avancer.
REJOUISSEZ-VOUS sans cesse. Restez toujours joyeux. Facile à dire, dans la grisaille, les soucis, la fatigue, le scandale devant tant de misères ! Nous n'allons pas, comme tant de ravis, forcer notre cœur las, notre cœur hésitant, pour un éternel et vain sourire. Parfois, il est vrai, nous avons connu l'allégresse de la foi, en écho aux tressaillements de joie de Jésus et à la liesse pascale des disciples. Plus qu'aucun autre don, c'est cette joie qui nous fait chrétiens, et c'est elle qui atteste que l'Evangile garde sa puissance. Le plus souvent, toutefois, nous faisons une autre expérience, plus tamisée, Pendant deux ans et demi, j'ai écrit chaque semaine un court billet pour le journal Réforme. Dans les Théologies brèves, je tente de dire ma foi et ma compréhension de la Bible de façon aussi simple et nue que possible. Dans les Blocs-notes, ce sont les rencontres, les événements, les émotions tels que peut les vivre un croyant, afin que tout devienne pour lui appel ou action de grâces.
Dans une note en postface, Jean-Pierre Jossua explique les circonstances dans lesquelles ont été écrits ces Carnets du veilleur, à la suite d'une journée amicale au Centre Sèvres : "Je m'étais demandé s'il serait possible de tenter, après l'écriture du présent (journaux) et celle du passé (autobiographie), une écriture de l'avenir. Celle-ci se rendrait attentive à ce qui survient, inopiné, à ce qui surprend, mais aussi capterait ce qui s'annonce, ce qu'on espère, ce qui est promis. Un an après, j'ai commencé à noter des textes qui pourraient répondre à cette hypothèse, du moins dans une certaine mesure, car j'avais alors pensé à une écriture continue. Je l'ai fait sous une forme que je juge risquée, mais qui s'est imposée et que j'ai tenté de définir chemin faisant." Le livre qui résulte de cette recherche est frappant par sa liberté de ton et sa variété d'approches. Réflexions et méditations du moment, reliées uniquement par le mystère d'un destin. Sur le paysage : "Les gens meurent, les maisons s'écroulent, demeurent un bouquet de lilas et quelques iris d'un bleu profond qui témoignent de la présence humaine qui fut. Obscure fidélité végétale, encore plus méconnue que celle des bêtes." Sur la poésie : "L'expérience chrétienne n'est ni plus ni moins crédible que l'expérience poétique au nom de laquelle elle est parfois disqualifiée. Expériences spirituelles offrant un grand essor, elles peuvent être toutes deux niées et méprisées. L'une et l'autre supposent une même sorte de foi-confiance." Sur les poètes : "Comme Combray dans le roman de Proust, Giverny dans les peintures de Monet, Valsaintes n'est plus que dans les poèmes d'Yves. De cette trop grande maison, de ce pays, il a reçu immensément ; il leur a aussi donné une âme nouvelle. Quand nous y fûmes, après son départ, l'incarnation se manifestait encore. Aujourd'hui seul le nom l'y préserve. Les lieux, doublement profanés, sont vidés de la présence. La perte accroît-elle leur poids d'éternité ?" Sur Dieu : "Ne percevoir la Présence que comme absence, ce n'est pas se heurter au néant mais toucher à l'Eternité par la foi."
Ce volume poursuit une recherche, engagée dans les trois précédents, sur l'apport de la littérature pour un renouvellement du langage religieux et sur l'apport de la théologie pour la compréhension des textes littéraires. Après trois chapitres plus théoriques, il comprend des études sur des auteurs du XIXe siècle (tels Chateaubriand et Marceline Desbordes-Valmore), des romanciers (comme Bernanos, Céline, Blanchot) et des poètes modernes (comme Max Jacob, Marie Noël, Gustave Roud), des poètes contemporains (tels Anne Perrier et Jean-Pierre Lemaire). Dans ce dernier domaine, il faut souligner la présence dans l'ouvrage de trois contributions sur Yves Bonnefoy, déjà étudié dans chacun des volumes antérieurs, et notamment un commentaire détaillé du poème Dans le leurre du seuil. Comme les précédents, ce tome IV s'achève par un choix d'aphorismes librement commentés ; il s'agit cette fois de G.C. Lichtenberg.
Issue de la spiritualité grecque tardive, la mystique occidentale traverse le christianisme à partir du Ve siècle en adoptant des formes diverses. Elle va connaître les soubresauts propres à toute aventure spirituelle: des floraisons extraordinaires, des éclipses noires, des temps d'apaisement. À ces périodes appartiennent les grands actes d'un Moyen Age d'inspiration intellectuelle à la suite du Pseudo-Denys, souffrant et affectif avec Bernard de Clairvaux, de nouveau plus spéculatif au XIVe siècle sous l'impulsion dominicaine. Le XVIe siècle portera la mystique à sa quintessence, à travers les hautes figures de sainte Thérèse d'Avila et de saint jean de la Croix. Jean-Pierre Jossua suit à la trace le parcours de l'expérience unitive, interrogeant l'histoire avec exigence et lucidité, poussant jusqu'en ses derniers retranchements la question suprême: seul avec Dieu?
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".