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La nouvelle revue Education et société inclusives N° 98/99 : Les relations avec les pairs : un souti
Josselin Laurence ; Ancet Pierre ; Rachedi Zineb
CHAMP SOCIAL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782366161113
Ce numéro de la revue contribue à mieux comprendre les leviers et les obstacles au développement des relations entre pairs, lorsque l'un d'entre eux au moins est en situation de handicap, et ce aux différents âges de la vie. Cette question se révèle essentielle, car il existe un consensus dans la communauté scientifique pour souligner que les enfants présentant des spécificités, quels que soient leurs troubles, rencontrent des difficultés majeures à participer à des interactions et/ou à les initier avec les enfants typiques et réciproquement. Les travaux portant sur l'inclusion des jeunes enfants en situation de handicap montrent qu'ils sont souvent plus isolés, ont moins d'amis, et ont davantage de relations avec les adultes qu'avec leurs pairs du même âge. Ils sont gênés pour s'ajuster à l'autre et trouver leur place au sein du groupe d'enfants (Chen et al. , 2019 ; Guralnick et al. , 2007 ; Odom et Diamond, 1998). Cette difficulté à interagir avec des pairs d'une même classe d'âge perdure à l'âge scolaire : les travaux montrent la nécessité d'appréhender les relations entre enfants selon une approche écologique prenant en considération ce qu'il se passe en classe, articulé aux autres sphères extra-scolaires. L'attention portée par les adultes à ces relations entre les enfants, qu'ils soient d'âge scolaire ou plus jeunes, constitue à ce titre un contexte particulièrement favorable à leur développement.
Le visage masqué d'un loup blanc, ils sont trois : un grand brun mal rasé, mais cette négligence est à la mode ; un rouquin à la bouche malicieuse et à la voix douce, presque féminine ; une fille aux lèvres minces, serrées, dont les cheveux ont été ramassés sous un béret noir. Ils ont l'air poli, on dirait qu'ils jouent la comédie". Cela commence à la manière d'un fait divers. Du massacre de toute sa famille ne survit qu'une petite fille. Elle grandit, et un jour l'occasion de se venger vient à elle. Mais que se passe-t-il si l'on aime celui qui vous a infligé la pire des souffrances ? Jean-François Josselin est l'auteur entre autres de L'Enfer et Cie (Prix Médicis 1982), Quelques jours avec moi ou Les petites horreurs.
Le Highlands Queen n'est pas le nom d'un régiment écossais mais d'une marque de whisky, dont B. , le narrateur, use et abuse, en compagnie d'une inconnue, l'élégante M§me§§ Foy, ex-hôtesse de l'air, qu'il rencontre presque chaque soir dans un bar. A vrai dire, ni l'un ni l'autre n'aiment cet alcool au goût de punaise écrasée ; "simplement, ils lui sont attachés", et sombrent ensemble, sous le regard ironique, mais indulgent, d'un barman complice. L'éthylisme incitant aux confidences, on apprendra bientôt les effets catastrophiques de ces beuveries répétées sur la santé de Cécile, la femme de B. , puis, après sa disparition, les singulières métamorphoses de cette épouse à transformation. De l'horrible Philomène Rateau, née du Breuil, à Norbert, le malfrat, en passant par une petite chatte tigrée et un militaire entrevu dans le métro, Cécile connaîtra de successives réincarnations. Depuis Sartre, on savait que "l'Enfer, c'est les autres" ; il suffit de consommer du Highlands Queen pour le voir se multiplier. Sous les apparences d'une fable, cette quête d'identité conduit bien au-delà de l'insolite, dans ce monde sarcastique et feutré, dont Jean-François Josselin s'est fait, de livre en livre, un univers tout à lui.
Résumé : " ... Marcel ne m'aime pas. Aussi me suis-je souvent interrogé sur la raison pour laquelle il m'a demandé ce singulier service : lire à sa place, et en sa présence, des lettres anonymes qu'il reçoit avec régularité chez lui et dont il n'ose prendre connaissance dans une solitude qui le rend vulnérable. Non sans réticence, j'ai accepté. Partager ces aveux, d'une certaine façon, m'engage dans son monde. Mais il a insisté, Marcel. Et donc je déchiffre des phrases qui ne me sont pas adressées, à voix basse, pour ne pas éveiller la curiosité de l'entourage. Marcel, pendant cette lecture, aiguise ses ciseaux et ses rasoirs, me demande de relever le menton ? de tendre ma gorge ou de baisser la tête, comme pour la guillotine. Sentir ses larmes frôler la peau de mon visage et de mon cou me procure un certain effroi mais aussi un vague plaisir ... "
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
Jusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.