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L'enfer et la compagnie
Josselin Jean-François
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246269519
Le Highlands Queen n'est pas le nom d'un régiment écossais mais d'une marque de whisky, dont B. , le narrateur, use et abuse, en compagnie d'une inconnue, l'élégante M§me§§ Foy, ex-hôtesse de l'air, qu'il rencontre presque chaque soir dans un bar. A vrai dire, ni l'un ni l'autre n'aiment cet alcool au goût de punaise écrasée ; "simplement, ils lui sont attachés", et sombrent ensemble, sous le regard ironique, mais indulgent, d'un barman complice. L'éthylisme incitant aux confidences, on apprendra bientôt les effets catastrophiques de ces beuveries répétées sur la santé de Cécile, la femme de B. , puis, après sa disparition, les singulières métamorphoses de cette épouse à transformation. De l'horrible Philomène Rateau, née du Breuil, à Norbert, le malfrat, en passant par une petite chatte tigrée et un militaire entrevu dans le métro, Cécile connaîtra de successives réincarnations. Depuis Sartre, on savait que "l'Enfer, c'est les autres" ; il suffit de consommer du Highlands Queen pour le voir se multiplier. Sous les apparences d'une fable, cette quête d'identité conduit bien au-delà de l'insolite, dans ce monde sarcastique et feutré, dont Jean-François Josselin s'est fait, de livre en livre, un univers tout à lui.
Les décisions de localisation sont devenues un élément majeur des stratégies des entreprises commerciales et industrielles. Elles s'appuient sur des méthodes où l'analyse et la perception du marché doivent s'accompagner d'une nécessaire volonté d'opérationnalité. Elles doivent en outre tenir compte de l'influence croissante des stratégies et décisions publiques sur la structuration de l'espace. L'ouvrage propose une perspective renouvelée des questions de localisation en s'appuyant sur les travaux récents de spécialistes, économistes et gestionnaires, d'universités belges, italiennes, françaises et anglo-saxonnes. Il offre des outils confirmés comme des approches novatrices, des cadres de réflexion théoriques comme des méthodes opérationnelles, qui tous sont autant de manières d'éclairer les décisions stratégiques des entreprises.
Résumé : Un vieux garçon solitaire et fortuné, des dames âgées et trois jeunes gens énigmatiques (une jeune fille, un beau brun et un nain malicieux) passent quelques jours ensemble au bord de la mer, dans un grand hôtel survolé par des avions. Rencontres fortuites, un soir de bal ou à l'occasion d'une partie de ballon sur la plage, virée nocturne dans une boîte louche, promenade à petits pas dans les jardins, passages éclairs de groupes divers en route pour le désert ou pour la mort, la vie quotidienne de ce petit monde avide se définit bientôt comme un combat singulier entre le narrateur et le trio de voyous fasciné par l'argent de leur future victime. Dans le rapport sadomasochiste qui s'établit entre eux, on s'apercevra qu'en fin de compte la loi du plus faible reste souveraine et qu'à force de se défier des apparences, on peut perdre tout et même la vie. Mais l'important c'est bien sûr la mer au large.
Jean-François Josselin, dont c'est la seconde expérience théâtrale (après {l'Enfer et Cie}, adapté de son roman) explique dans un avant-texte comment, grâce au concours - involontaire - de Jeanne Moreau, il a écrit d'abord un récit, {Service des Urgences}, qui est en quelque sorte le point de départ de {la Fortune du pot. La Fortune du pot} : Victor Martial, comédien sans gloire, rencontre par hasard Guiguite, mère de famille, ancien professeur de sciences naturelles. Guiguite est très déprimée : elle se croit laide. Victor fait tout pour la consoler et Guiguite finit par l'amener chez elle où l'attendent son mari et ses deux enfants mal élevés. Là, au cours du dîner familial, tout s'accélère et aimera bien qui aimera le dernier...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.