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Saussure
Joseph John E. ; Vincent-Arnaud Nathalie
LAMBERT-LUCAS
36,00 €
Épuisé
EAN :9782359353457
... dans la langue il n'y a que des différences sans termes positifs. Qu'on prenne le signifié ou le signifiant, la langue ne comporte ni des idées ni des sons qui préexisteraient au système linguistique, mais seulement des différences conceptuelles et des différences phoniques issues de ce système. " (Cours de linguistique générale, 1916, p.166). La conception quasi algébrique du langage de Ferdinand de Saussure (18571913) est fréquemment réduite par un certain nombre d'admirateurs mais aussi de détracteurs à quelques idées simples que l'on peut facilement mémoriser et qui sont aujourd'hui encore l'objet de controverses. La langue est un système d'oppositions acoustiques (le signifiant, la forme) que la convention sociale met en relation avec un système d'oppositions conceptuelles (le signifié, le contenu) : cet emblème du saussurisme - qui a donné naissance au structuralisme - laisse dans l'ombre l'être humain pétri de contradictions qui l'a imaginé. Dans cette étude de la vie et de l'ceuvre de Ferdinand de Saussure, John E. Joseph évoque tous les aspects de la personnalité et de l'histoire du père de la linguistique moderne - et de l'école de Paris - qui a laissé une empreinte indélébile dans les sciences humaines et sociales.
Steinbeck John ; Kessel Joseph ; Coindreau Maurice
Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune lemme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges. "
Steinbeck John ; Kessel Joseph ; Coindreau Maurice
Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux. - Lâche-moi, cria-t-elle. Mais, lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez. - Non, j'vous en prie, supplia-t-il. Oh! j'vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait. Elle se débattait vigoureusement sous ses mains... - Oh! je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m'laissera pas soigner les lapins."
Les docteurs Bolland et Sandler présentent ici, à travers les comptes rendus hebdomadaires des séances, la psychanalyse réussie d'un très jeune enfant. Ces deux psychanalystes appartiennent à la Clinique de thérapie de l'enfant de Hampstead, fondée à Londres par Anna Freud en 1951; le traitement du petit Andy est ainsi une illustration très importante de la technique mise au point par Anna Freud dans le traitement psychanalytique des enfants.Le petit Andy était âgé de deux ans et cinq mois au début de son traitement avec le docteur Bolland: on décida de lui faire suivre une psychanalyse à cause de troubles du sommeil et d'un comportement difficile et agressif qui pouvait faire craindre une fixation à la phase sadique-anale. Son traitement comportait cinq séances hebdomadaires, de cinquante minutes chacune, et dura un peu plus d'un an.L'intérêt de ce document clinique vient du fait que l'on peut suivre semaine par semaine le déroulement de cette psychanalyse précoce et situer ainsi cette approche technique et théorique en psychanalyse d'enfant, à côté des autres expériences analogues avec de très jeunes enfants, depuis la célèbre psychanalyse du petit Hans par S. Freud jusqu'à la plus récente publication de la psychanalyse de Carine, par les docteurs Diatkine et Simon.La psychanalyse du petit Andy est également utilisée par les auteurs pour illustrer un index psychanalytique établi à la Clinique de Hampstead pour classer le matériel clinique provenant des nombreuses psychanalyses d'enfants qui y sont pratiquées. Cette méthode de mise en fiches des observations cliniques vise à offrir un système complet de classification et à ouvrir ainsi de nouvelles perspectives de recherche, en rattachant le matériel clinique à la théorie psychanalytique.
Dorothy Parker fut l'une des femmes les plus drôles de l'Amérique. Critique, poète, scénariste, elle fut un pilier de la célèbre Table Ronde de l'hôtel Algonquin, où déjeunaient ensemble les plus fins esprits de New York. Dans ce roman qui nous fait revivre les folles années 20, elle devient malgré elle l'héroïne intrépide d'une enquête criminelle. Un matin, Dorothy découvre sous leur table habituelle un inconnu poignardé en plein coeur. Pour compliquer l'affaire, un jeune outsider, venu du Sud, un certain William («Billy») Faulkner, qui rêve de devenir écrivain, va se trouver mêlé à l'histoire. Il est le seul à avoir eu un furtif aperçu du tueur... Mené à un rythme endiablé, ce roman qui allie suspense et humour nous plonge dans l'ambiance de Manhattan à l'époque de la Prohibition. On y croise gangsters notoires, stars de cinéma, légendes littéraires, des personnes réelles côtoyant des êtres de fiction jeux de mots, propos acidulés, insultes à peine voilées : les répliques fusent comme des tirs de mitraillette, le tout dans une joyeuse anarchie. J J Murphy, admirateur de longue date de Dorothy Parker, a lancé avec ce premier roman une série autour du «cercle vicieux» de l'hôtel Algonquin. Ce roman et le troisième de la série ont été nominés pour le prestigieux prix du polar «Agatha».
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.