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Transbordeur N° 3/2019 : Câble, copie, code. Photographie et technologies de l'information
Joschke Christian ; Lugon Olivier
MACULA
29,00 €
Épuisé
EAN :9782865891153
Durant plusieurs décennies et avant l'avènement de l'électronique, la photographie a suscité les espoirs d'une relève du papier comme support d'accumulation et de diffusion du savoir. Dans ce mouvement d'accélération et d'automatisation de sa diffusion, la photographie a été amenée à dépasser l'opération élémentaire d'enregistrement mimétique du monde pour devenir un médium hybride englobant à la fois l'enregistrement de l'image et le traitement des données relatives à celle-ci. Son statut s'en est trouvé profondément redéfini : de surface servant de support matériel à l'image latente, la photographie est devenue interface à travers laquelle cette même image se trouve non seulement fixée, mais encore augmentée de toutes sortes de renseignements - chronologiques, géographiques, techniques - qui lui permettent de se donner à voir comme information. Revenir sur son histoire oubliée, "chaînon manquant" entre l'ère du livre et la culture numérique, s'avère essentiel pour saisir les fondements de la "société de l'information" contemporaine et des digital humanities. Ce troisième numéro de Transbordeur regroupe treize articles composant un volume de 200 pages richement illustré. Il est divisé en quatre sections : un dossier thématique - Photographie et technologies de l'information - regroupant sept études ; une section "collections" où sont décrits et analysés succinctement des fonds photographiques ; une sélection d'articles libres (varia), faisant une large place aux traductions de textes de chercheurs internationaux ; une section "lectures" , consacrée à des comptes rendus d'ouvrages.
Le cinquième numéro de Transbordeur explorera l'histoire des relations entre photographie et design du XIXe au XXIe siècle. Différentes thématiques seront abordées : la photographie du design et le rôle de la photographie dans les publications liées à ce champ ; les relations entre photographes et designers, notamment l'apprentissage de la photographie dans les écoles de design ; la photographie comme matériau pour le design et les usages de la photographie par les designers (collecte visuelle, expérimentations, réflexion sur le projet, exposition, archives et publicité) ; enfin, l'introduction du design dans la photographie et notamment dans le domaine des appareils photographiques. Ouverture sur des champs de recherche encore peu explorés, ce numéro voudrait avant tout esquisser une histoire croisée de la photographie et du design sur le temps long.
Au cours des années 1920, la photographie est devenue une "arme dans la lutte des classes" , selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les Etats-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.
Résumé : L'histoire des vues aériennes est liée au développement des moyens de locomotion aériens qui, depuis le XVIIIe siècle, produisent de nouveaux points de vue fixes et mobiles sur la terre. Des premières montgolfières aux drones contemporains, les dispositifs de vision aérienne génèrent une iconographie au croisement de l'expérimentation militaire, scientifique et artistique qui nourrit depuis longtemps la culture populaire. Le numéro 6 de la revue Transbordeur revisite cette histoire de la vue d'en haut en éclairant en particulier sa dimension politique et épistémologique. Dans cette perspective, nous privilégions la notion d' "image verticale" à celle, plus générique, de vue aérienne. Cette notion permet non seulement de renvoyer à un arrangement spatial spécifique, mais également de souligner les relations de pouvoir qui le soutiennent et le modélisent. A la fois représentation et matérialisation de rapports de domination coloniale et impérialiste ou de politiques de surveillance policière et militaire, l'image verticale est productrice d'un savoir qui forge ces rapports et les rend possibles. A l'inverse, dans une démarche militante ou citoyenne, elle peut fournir une preuve permettant d'exposer et de dénoncer la violence et l'illégalité des agressions commises par des acteurs étatiques et institutionnels.
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.
St Clair William ; Carlier Jeannie ; Carlier Marie
Résumé : "Stupide spoliateur, misérable antiquaire aidé de ses infâmes agents" (Byron), "bienfaiteur de la nation anglaise, rénovateur du goût" (Benjamin West) - la personnalité fascinante de Lord Elgin résume à elle seule l'épopée archéologique du XIXe siècle.? Elgin sauva-t-il de la "barbarie" turque les admirables sculptures de Phidias aujourd'hui conservées au British Museum ? Commit-il un sacrilège en dépouillant un monument illustre qui avait résisté vingt-trois siècles aux assauts du temps et des hommes ? C'est la question que pose ce livre. Il raconte comment, au hasard des renversements d'alliances et des coups d'éclat militaires de Bonaparte ou de Nelson, deux équipes d'"archéologues" anglais et français (des hommes d'action, des aventuriers) se disputent les chefs-d'oeuvre de l'Acropole sous l'oeil tour à tour sourcilleux et perplexe de l'occupant turc. Comment ils arrachent les métopes, scient les corniches, descellent les sculptures géantes des frontons, comment ils parviennent en pleine guerre à transporter leur butin jusqu'à Londres ou Paris. Comment on les y accueille, et comment Elgin, si avide qu'il était d'apporter à l'Angleterre le supplément d'âme qui ferait d'elle une grande nation créatrice, finira ruiné, trompé, amer, accablé sous le poids de ces pierres qu'il croyait avoir rendues à la culture occidentale.
Y a-t-il une personnalité distincte du créateur ? Célèbre ou marginal, quel rôle joue-t-il dans l'imaginaire de son temps ?. C'est à ces questions que répond le grand historien d'art Rudolf Wittkower dans une fresque foisonnante où s'agitent les violents (Cellini, Caravage), où meurent les suicidaires (Rosso, Borromini, où scandalisent les pervers (Sodoma), où délirent les paranoïaques (Messerschmidt), où manoeuvrent les habiles (Titien), où s'enflamment les amoureux (Fra Filippo Lippi, Raphaël).Nous voyons les peintres et sculpteurs les plus illustres prendre vie à travers les Correspondances, les Mémoires, les anecdotes, les minutes de procès, les témoignages de Vasari, Van Mander, Baldinucci, etc. - cependant que se transforme sous nos yeux la position sociale de l'artiste : domestique et artisan jusqu'au XVe siècle, le voici désormais sollicité, courtisé, parfois couvert d'or par les papes, les rois ou les empereurs.