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La révolution sociologique. De la naissance d'un régime de pensée scientifique à la crise de la phil
Joly Marc
LA DECOUVERTE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782707183118
Au tournant du XIXe et du XXe siècles, quelque chose d'exceptionnel s'est produit dans l'ordre de la pensée, du savoir et des représentations. L'image de l'homme, de l'existence humaine, s'en sont trouvées profondément bouleversées. Cet ébranlement intellectuel et moral eut pour nom "sociologie". Cette révolution sans morts ni barricades a en revanche fait de nombreuses victimes, à commencer par la philosophie. En effet, face à l'idée d'une autonomie et d'une singularité irréductible des faits sociaux, d'un côté, et des approches objectivistes de l'esprit et du cerveau humains, de l'autre, la philosophie s'est retrouvée acculée, sommée de se redéfinir et de quitter, au moins provisoirement, les terrains de la morale et des conditions de possibilité de la connaissance, occupés dès lors par la sociologie. Avec Weber, Simmel et Tönnies en Allemagne, avec Durkheim et surtout Gabriel Tarde en France, la sociologie mit tout d'abord en avant l'idée de "déterminisme historique", c'est-à-dire d'une pluralité de conditionnements de l'existence humaine. Elle consacra ensuite l'avènement d'une conception nouvelle de la construction théorique, respectueuse de la complexité et de la force contraignante des faits ainsi que de la nature "sociale" des catégories de pensée et des pratiques de production et de transmission des connaissances. Une grande partie de la philosophie du XXe siècle peut être lue comme une réponse à cette révolution cognitive - et c'est ainsi que des auteurs comme Bergson, Heidegger, James, Jaspers, Merleau-Ponty ou Russell sont soumis à une grille d'analyse inédite. Cet ouvrage exceptionnel et ambitieux s'inscrit dans la droite ligne des travaux de Pierre Bourdieu, Norbert Elias et Stephen Jay Gould.
Résumé : Pierre Bourdieu (1930-2002) est le sociologue le plus important de la seconde moitié du xxe siècle. Son oeuvre demeure pourtant mal comprise, surtout en France, où elle fait l'objet de controverses toujours vives. Pour lui redonner toute sa portée et éclairer les débats, Marc Joly procède en trois temps. Il montre comment Bourdieu, dès le début des années 1960, s'est donné les moyens de refonder théoriquement la tradition sociologique européenne. Il interprète ensuite la puissance du cadre conceptuel " bourdieusien " - la triade habitus-champ-capital - à l'aune des caractéristiques historiques et épistémologiques de la sociologie entendue comme science sociale par excellence. Il examine, enfin, les résistances théoriques, idéologiques et politiques que la démarche scientifique de Bourdieu n'a cessé de susciter. De là une introduction originale au travail de Pierre Bourdieu autant qu'un plaidoyer vigoureux pour une épistémologie sociologique. Chargé de recherche au CNRS (laboratoire Printemps, UVSQ), Marc Joly est l'auteur de Devenir Norbert Elias (Fayard, 2012), La Révolution sociologique (La Découverte, 2017) et Après la philosophie (CNRS Editions, 2020). Edition remaniée et mise à jour de Pour Bourdieu (2018)
Résumé : Comprendre ce qui nous arrive, ce qui nous est arrivé... Tel est l'enjeu de ce livre. Avec les outils des sciences sociales et de celles de la psyché, le sociologue Marc Joly, spécialiste de la sociologie du pouvoir et de la violence morale, décrypte avec efficacité la crise démocratique que nous vivons à partir d'un cas, celui du président Macron. A la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale, le 9 juin 2024, nombre de commentaires ont fleuri sur la "folie" d'Emmanuel Macron, "artisan du chaos". Le ressentir et le dire est une chose ; analyser en quoi consiste précisément cette pathologie au pouvoir en est une autre. C'est tout l'enjeu du patient travail de Marc Joly. Tenant d'une véritable articulation de la sociologie avec la psychanalyse, prolongeant une vaste enquête consacrée à la catégorie de "perversion narcissique", il dévoile ce qui est effectivement en jeu : une folie narcissique que colmate une perversité accomplie et qui, en conséquence, rejaillit sur tout un peuple. Pour mettre des mots (et du savoir) sur le décervelage que provoque la personnalité d'un président usant sans la moindre considération éthique de toutes les prérogatives que lui offre la Constitution de 1958, l'auteur perce à jour les différentes dynamiques et relations sociales à l'oeuvre : crise de la violence symbolique ; "folie à deux" ; masculinité toxique et capitalisme prédateur ; fantasme monarchique de la Ve République.
Norbert Elias (1897-1990) occupe aujourd?hui une place centrale dans l?histoire de la sociologie du xxe siècle, entre Max Weber et Pierre Bourdieu. Pourtant, de son vivant, il fut très longtemps ignoré ou incompris ; et s?il fut célébré en France à partir des années 1970, c?est au titre d?historien précurseur de l?école des Annales, c?est-à-dire au prix d?un certain malentendu. L?histoire de la vie du sociologue ? et de la trajectoire de reconnaissance dont elle est inséparable ? restait à écrire. Tel est le défi que Marc Joly a tenté de relever. Fondé sur un grand nombre de recherches d?archives en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France, son travail alterne récit « biographique » et théorisation des processus de reconnaissance scientifique. Il regorge ainsi d?informations inédites, que ce soit sur le destin « maudit » de Über den Prozess der Zivilisation ? le maître-ouvrage d?Elias ? ou sur la carrière heurtée de son auteur à Londres puis Leicester. Pour éclairer la réception de l??uvre d?Elias en France, Marc Joly consacre enfin de passionnants développements à la sociologie française des années 1960 et à l?école des Annales des années 1970. Au total, il nous fait découvrir des pans méconnus ou refoulés de l?histoire européenne des sciences humaines et sociales du xxe siècle, et reconsidère la manière même d?écrire une telle histoire.
Pierre Bourdieu (1930-2002) est généralement considéré comme le sociologue le plus important de la deuxième moitié du XXe siècle. Pourtant, son oeuvre demeure mal comprise, surtout en France, où elle est régulièrement le sujet de querelles idéologiques. Pour lui redonner toute sa portée, et éclairer les débats, Marc Joly procède en trois temps. Il montre d'abord comment Bourdieu, dès le début des années 1960, se donna les moyens de refonder théoriquement la tradition sociologique européenne tout en veillant à faire acquérir aux sociologues un ethos scientifique approprié. Il interprète ensuite la puissance du cadre conceptuel "bourdieusien" - la triade habitus-champ-capital - à l'aune des caractéristiques historiques et épistémologiques de la sociologie entendue comme science sociale par excellence, "science des sciences" et matrice d'un nouvel humanisme. Il examine, enfin, les résistances théoriques et politiques que la démarche scientifique de Bourdieu n'a cessé de susciter. De là, un ouvrage manifeste, fondé sur des sources inédites et proposant tout à la fois une introduction originale à la théorie sociologique de Pierre Bourdieu et une analyse sans concession du développement des sciences sociales françaises depuis les années 1980.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.