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L'Economie de la zone non occupée. 1940-1942
Joly Hervé
CTHS EDITION
32,00 €
Épuisé
EAN :9782735506279
L'Économie de la zone non occupée dite " zone libre " par les troupes allemandes jusqu'au 11 novembre 1942 n'avait jamais fait l'objet d'une étude spécifique. Or, ce vaste territoire méridional, même s'il est à dominante agricole, n'est pas sans importance industrielle. La politique du régime de Vichy s'y applique hors de l'intervention directe des occupants. Les Allemands et, à l'est du Rhône, les Italiens, n'en sont cependant pas entièrement absents, avec renvoi par les administrations militaires d'occupation d'inspecteurs de contrôle dans les usines d'armements. Des accords commerciaux établissent également des échanges directs entre les occupants et les entreprises. Enfin, si les principales restrictions au trafic des marchandises ont été levées dès mai 1941, les effets de la ligne de démarcation ne disparaissent pas entièrement avec son franchissement par les Allemands en novembre 1942. Les textes rassemblés dans ce volume analysent la situation particulière dans laquelle sont placées les entreprises implantés dans la zone non occupée. Comment adaptent-elles leurs activités aux pénuries de matières premières Quelles relations commerciales conservent-elles avec le reste de la France, l'Empire colonial et les pays tiers, ou développent-elles avec les occupants ? La politique d'" aryanisatíon " des entreprises considérées comme " juives " présente-elle des particularités dans sa mise en ?uvre.
Les patrons des groupes industriels allemands sont peu connus. Les héritiers Krupp, Thyssen ou Siemens ne sont plus aux commandes des entreprises qui portent leur nom. Leurs remplaçants ne sont pas non plus, comme beaucoup de leurs homologues français, issus d'un vivier aussi étroit que celui des hauts serviteurs de l'Etat. Ils ne sont pas pour autant de simples employés méritants qui auraient gravi tous les échelons de l'entreprise. Les filières d'accès à l'élite industrielle allemande décrites dans ce livre sont à la fois assez ouvertes pour conférer une forte légitimité professionnelle au dirigeant, et assez fermées pour garantir un profil social conforme aux exigences du milieu. L'auteur montre comment ces atouts ont contribué à ce que cette élite traverse sans grands encombres les multiples défis politiques et économiques auxquels elle a été confrontée depuis 1933.
L'étude des relations économiques franco-allemandes de 1920 à 1950 amène inéluctablement à mettre en avant l'influence croissante de l'Etat dans les affaires privées. D'une part, l'expansion de la sphère publique a accru les besoins de connaissances d'ordre économique au sein des administrations. D'autre part, les entreprises ont réagi à cette expansion de la sphère publique en développant de nouvelles structures associatives dont bon nombre d'animateurs sont recrutés, en France comme en Allemagne, dans les administrations.
Qui sont les dirigeants des grandes entreprises industrielles françaises au XXe siècle ? On croit bien les connaître, à tort. Les historiens se sont penchés sur le patronat du XIXe siècle, tandis que les sociologues ont surtout étudié les élites industrielles à partir des années 1960. Ce livre s?intéresse au patronat de la période intermédiaire, celle qui marque la transition entre les entreprises familiales de la Révolution industrielle et les grandes bureaucraties façonnées par le pompidolisme industriel et les nationalisations. Tous les dirigeants ne peuvent se réduire à des concepts fourre-tout comme celui de "managers", qui mettrait plutôt l?accent sur les mérites professionnels, ou celui d?"héritiers" qui insisterait à l?inverse sur la reproduction du capital social ou scolaire si ce n?est économique. Il existe bien des profils différents, entre descendants de familles propriétaires ou cadres salariés sortis du rang, grands notables polyvalents ou professionnels des affaires, ingénieurs civils ou ingénieurs d?État. En comparaison de l?Allemagne, la France offre des spécificités bien marquées : profil généraliste, élitisme scolaire, poids des filières administratives.
En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence, de méthodologie, d'entraînement. Afin de permettre une lecture plus consciente de ce que l'image véhicule, cet ouvrage propose une analyse du message visuel fixe (tableau, photographie, affiche, etc.), nécessaire pour aborder celle des messages plus complexes (image en séquence, animée, etc.). Il s'interroge sur les diverses significations de l'image et les questions que celle-ci soulève quant à sa nature de signe. Il explore les résistances que son analyse peut susciter comme les fonctions que celle-ci peut remplir. Il montre enfin combien la lecture de l'image ainsi enrichie peut stimuler l'interprétation créative et devenir un gage d'autonomie. Les exemples méthodologiques sont longuement développés et servent de support à des rappels théoriques de base.