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PATRONS D'ALLEMAGNE. Sociologie d'une élite industrielle 1933-1989
Joly Hervé
SCIENCES PO
32,50 €
Épuisé
EAN :9782724606881
Les patrons des groupes industriels allemands sont peu connus. Les héritiers Krupp, Thyssen ou Siemens ne sont plus aux commandes des entreprises qui portent leur nom. Leurs remplaçants ne sont pas non plus, comme beaucoup de leurs homologues français, issus d'un vivier aussi étroit que celui des hauts serviteurs de l'Etat. Ils ne sont pas pour autant de simples employés méritants qui auraient gravi tous les échelons de l'entreprise. Les filières d'accès à l'élite industrielle allemande décrites dans ce livre sont à la fois assez ouvertes pour conférer une forte légitimité professionnelle au dirigeant, et assez fermées pour garantir un profil social conforme aux exigences du milieu. L'auteur montre comment ces atouts ont contribué à ce que cette élite traverse sans grands encombres les multiples défis politiques et économiques auxquels elle a été confrontée depuis 1933.
La commémoration du centenaire de la Grande Guerre a donné lieu à de nombreuses publications. L'économie française n'a pas été oubliée. Cet ouvrage s'intéresse à l'économie du principal adversaire, l'Allemagne. Malgré l'interventionnisme croissant de l'Etat, la défaite finale était largement inscrite dans la disproportion initiale des ressources. Les contributions des meilleurs spécialistes allemands, du charbon à l'agriculture, en passant par l'aéronautique ou la chimie, sont discutées ici par leurs homologues français.
En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence, de méthodologie, d'entraînement. Afin de permettre une lecture plus consciente de ce que l'image véhicule, cet ouvrage propose une analyse du message visuel fixe (tableau, photographie, affiche, etc.), nécessaire pour aborder celle des messages plus complexes (image en séquence, animée, etc.). Il s'interroge sur les diverses significations de l'image et les questions que celle-ci soulève quant à sa nature de signe. Il explore les résistances que son analyse peut susciter comme les fonctions que celle-ci peut remplir. Il montre enfin combien la lecture de l'image ainsi enrichie peut stimuler l'interprétation créative et devenir un gage d'autonomie. Les exemples méthodologiques sont longuement développés et servent de support à des rappels théoriques de base.
Dans ce volume, archivistes et historiens étroitement associés, nous présentent des fonds souvent méconnus d'administrations ordinaires (directions centrales du ministère des Finances, délégations régionales du ministère de la Production industrielle) ou extraordinaires (Commissariat général aux affaires juives sous Vichy, commissions de confiscation des profits illicites à la Libération), de syndicats professionnels ou d'organismes financiers. L'économie de la culture et de la presse est également abordée. De nombreuses perspectives de recherches nouvelles sont ainsi lancées. De manière inédite, des inventaires traduits d'importantes archives d'administrations allemandes conservées à Berlin et à Moscou sont en outre mis à la disposition des chercheurs français. Les limites des archives d'entreprises en termes de conservation et d'accessibilité étant connues, les historiens soulignent ici l'importance des sources complémentaires ou alternatives constituées par les archives des nombreuses institutions publiques ou privées, françaises ou allemandes, en relations permanentes avec les entreprises.
Qui sont les dirigeants des grandes entreprises industrielles françaises au XXe siècle ? On croit bien les connaître, à tort. Les historiens se sont penchés sur le patronat du XIXe siècle, tandis que les sociologues ont surtout étudié les élites industrielles à partir des années 1960. Ce livre s?intéresse au patronat de la période intermédiaire, celle qui marque la transition entre les entreprises familiales de la Révolution industrielle et les grandes bureaucraties façonnées par le pompidolisme industriel et les nationalisations. Tous les dirigeants ne peuvent se réduire à des concepts fourre-tout comme celui de "managers", qui mettrait plutôt l?accent sur les mérites professionnels, ou celui d?"héritiers" qui insisterait à l?inverse sur la reproduction du capital social ou scolaire si ce n?est économique. Il existe bien des profils différents, entre descendants de familles propriétaires ou cadres salariés sortis du rang, grands notables polyvalents ou professionnels des affaires, ingénieurs civils ou ingénieurs d?État. En comparaison de l?Allemagne, la France offre des spécificités bien marquées : profil généraliste, élitisme scolaire, poids des filières administratives.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.