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Histoire de l'école polytechnique
Joly Hervé
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348080920
L'Ecole polytechnique, fondée en 1794, est l'un des établissements d'enseignement supérieur français les plus prestigieux. Si elle a fait l'objet de nombreuses études historiques, il n'existe pas, à ce jour, de synthèse retraçant l'ensemble de son histoire. Dans cette longue séquence, l'Ecole, malgré de nombreuses évolutions, est marquée par de spectaculaires éléments de continuité : le statut militaire qu'elle conserve malgré la diversification civile de ses débouchés, l'importance à la fois de son concours d'entrée extrêmement sélectif et de son classement de sortie pour l'accès aux corps d'Etat, la difficulté d'élargir un recrutement masculin et socialement favorisé, l'orientation très généraliste et abstraite de la formation, la place considérable qu'occupent les anciens élèves dans les hautes sphères de l'administration et des entreprises. Polytechnique incarne l'élitisme à la française d'une manière dont on peine à trouver des équivalents à l'étranger. Qui sont ses élèves, de quel milieu viennent-ils ? Quelle scolarité effectuent-ils ? Quelle réussite connaissent-ils à la sortie ?
L'Économie de la zone non occupée dite " zone libre " par les troupes allemandes jusqu'au 11 novembre 1942 n'avait jamais fait l'objet d'une étude spécifique. Or, ce vaste territoire méridional, même s'il est à dominante agricole, n'est pas sans importance industrielle. La politique du régime de Vichy s'y applique hors de l'intervention directe des occupants. Les Allemands et, à l'est du Rhône, les Italiens, n'en sont cependant pas entièrement absents, avec renvoi par les administrations militaires d'occupation d'inspecteurs de contrôle dans les usines d'armements. Des accords commerciaux établissent également des échanges directs entre les occupants et les entreprises. Enfin, si les principales restrictions au trafic des marchandises ont été levées dès mai 1941, les effets de la ligne de démarcation ne disparaissent pas entièrement avec son franchissement par les Allemands en novembre 1942. Les textes rassemblés dans ce volume analysent la situation particulière dans laquelle sont placées les entreprises implantés dans la zone non occupée. Comment adaptent-elles leurs activités aux pénuries de matières premières Quelles relations commerciales conservent-elles avec le reste de la France, l'Empire colonial et les pays tiers, ou développent-elles avec les occupants ? La politique d'" aryanisatíon " des entreprises considérées comme " juives " présente-elle des particularités dans sa mise en ?uvre.
Cet ouvrage mesure, dans le contexte particulier de la France de Vichy, avec quelques éclairages comparatifs sur d'autres pays européens, la réalité du concept "entreprise" dans deux secteurs volontairement placés côte à côte: la culture et les médias, tous deux vecteurs d'idées et d'informations auprès de l'opinion publique. En choisissant une approche multiple des domaines (livre, cinéma, musique, spectacles ou arts plastiques) ainsi que l'analyse croisée d'organisations et d'itinéraires biographiques, l'étude de la circulation économique d'objets culturels ou encore l'examen des dispositifs de contrôle français et allemands, ce volume se propose de donner un panorama aussi large que possible, de l'avant-guerre aux années 1950. Sont particulièrement soulignées les difficultés d'un positionnement stratégique, les adaptations nécessaires, variables d'une structure à l'autre, ou encore l'émergence de phénomènes sociaux dans un contexte politique, intellectuel et socio-économique choisi par le gouvernement de Vichy et les autorités d'occupation.
En 1925, les trois principales entreprises de la chimie allemande - BASF, Bayer et Hoechst - se sont regroupées avec quelques autres de moindre importance au sein du conglomérat IG Farbenindustrie AG. Plus que toute autre firme, cette "IG Farben" incarne aujourd'hui, dans la mémoire commune, la compromission de l'industrie allemande dans les crimes du Troisième Reich. Ce livre est une histoire de l'usine chimique de Hoechst près de Francfort-sur-le-Main en tant que composante de l'IG Farben sous le nazisme. Sur la base de vastes recherches dans des archives internes inédites, Stephan H. Lindner interroge les relations entre la direction et son personnel avec le parti national-socialiste et ses organisations satellites. Il porte une attention particulière à la question des marges de man?uvre face à la double tutelle du régime et de la direction centrale du groupe. Comment les dirigeants de l'usine ont-ils réagi à la nouvelle situation politique à partir de 1933? La vie et le travail à Hoechst sous le nazisme étaient marqués à la fois par l'adaptation ainsi que par l'exclusion et la répression. Dans quelle mesure l'établissement, sa direction et ses salariés ont-ils été liés au nouveau régime, à ses représentants et organisations? À quel point ont-ils été impliqués dans ses crimes, voire activement partie prenante de ceux-ci? Sont ainsi évoqués les plus sombres aspects de l'histoire de l'usine: le sort fait aux salariés juifs ou considérés comme tels, les conditions de travail et d'existence des "travailleurs étrangers" forcés de différentes origines ainsi que l'implication dans des expériences "médicales" sur des détenus de camps de concentration. Cet ouvrage sans complaisance apporte une avancée décisive à la connaissance d'une singularité du monde industriel du Troisième Reich.
En un siècle, les Français ont gagné 25 ans d'espérance de vie et changé de repères. A leur soixantième anniversaire, les femmes ont désormais 26 années à vivre, les hommes 21. Quant aux centenaires, naguère figures exceptionnelles, ils sont plus de 6 000 et Leur nombre dépassera, en 2050, le seuil des 150 000! Une révolution est en marche, humaine, sociale, sanitaire, financière... Un immense espoir, mais aussi un défi. Car si vieillir est inéluctable, bien vieillir ne va pas de soi: chacun s'y prépare à sa manière. Vous pensez qu'investir dans l'immobilier est encore la meilleure façon de préparer votre retraite? Que la maladie de Parkinson ne se guérit pas? Que la DHEA ralentit le vieillissement? Que les pilules pour améliorer la mémoire et les vaccins anti-Alzheimer n'existeront jamais? Vous ne comprenez pas tout ce que vous disent votre médecin, votre notaire, votre banquier? Vous souhaiteriez pouvoir prendre les bonnes décisions au meilleur moment? Aider vos proches ou anticiper votre propre avenir? Ce Livre répond à toutes ces questions, sans tabou, avec précision et intelligence. Eminemment concret, Savoir (bien) vieillir aborde aussi bien la question de la santé que celle des loisirs, de la famille, de l'argent, de la solidarité et de la dépendance. S'efforçant de rassembler l'essentiel des connaissances disponibles, cet ouvrage permet à chacun, quel que soit son âge, d'avancer dans sa vie "en connaissance de cause". Que l'on ait 40, 50, 60, 70 ans ou plus, ce livre s'adresse à ceux qui souhaitent aborder sereinement leur vieillesse, la réussir ou accompagner leurs proches.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.