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Mes raisons d'Etat. Mémoires d'un épris de justice
Joinet Louis
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782707175670
La presse l'a parfois baptisé Louis le Juste ou l'Epris de justice, mais aussi l'Obstiné et l'Ubiquiste. D'autres ont vu en lui un "homme de l'ombre" ou l'un de ces "juges rouges" qui hantèrent les cauchemars des criminels en col blanc. Peu connu du grand public, Louis Joinet a en tout cas joué, depuis la fin des années 1960, un rôle clé au coeur de la République, révélé dans ce livre aussi attachant qu'informé. Il a été l'un des fondateurs du Syndicat de la magistrature en 1968. puis le premier directeur de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, avant de conseiller cinq Premiers ministres socialistes dans les années 1980. Et, pendant trente-trois ans, il a été expert indépendant de l'ONU, en infatigable globe-trotter de la protection des droits de l'homme. Il avait pourtant commencé par essuyer les plâtres d'un tout autre métier, celui d'éducateur de rue auprès des jeunes délinquants. Et il n'a jamais renié sa passion pour le monde du cirque et les arts de la rue. Louis Joinet s'est décidé à dire lui-même ses paradoxes et inquiétudes de magistrat: ce qu'il appelle ses "bonnes raisons d'Etat", dont il dévoile maints aspects inédits lors de ses années à Matignon et à l'Elysée. En conteur-né, il rapporte son expérience, universelle et éclatée, avec une simplicité qui marque toute sa vie, d'une profusion et d'une générosité peu ordinaires.
Témoigner, s'engager, limiter, soutenir, accompagner, plaider... Comment exprimer avec assez de force l'itinéraire de Bernard Joinet dans son vécu en Afrique. Joignant tradition africaine et psychologie clinicienne, observant le charisme du président Nyerere, luttant contre les ravages du sida, ce Père blanc nous conte son parcours résolu, non sans éviter les questions, les doutes et les stupéfactions. C'est autour de ses réflexions que le Père Joinet nous entraîne et ne saurait nous laisser indifférents. Dans ce livre, on chemine à côté d'un ami pour qui amour, dignité, compréhension sont des mots clés et dont le combat incessant pour la vie, l'Afrique et ses convictions nous aide à ne pas baisser les bras aux heures d'un possible découragement.
Ne demandez pas à Bernard Joinet de se taire. En Tanzanie, ce père Blanc à la forte stature a préféré faire face : enseignant, éducateur, confident, travailleur social, mais surtout et toujours prêtre, l'homme a affronté le virus du sida, mais aussi les difficultés ressenties pour en parler et pour agir, les yeux rivés sur le seul cap à tenir, celui de la fidélité à l'évangile, de la compréhension pour les personnes exposées au VIH et de la compassion pour les malades. Ne demandez pas non plus à Bernard Joinet de tomber dans la caricature. Sa vie de prêtre, ses relations parfois turbulentes avec sa hiérarchie, mais aussi la tragique réalité du sida en Afrique, lui ont appris à refuser les simplismes médiatiques prompts à caricaturer, pour mieux les dénoncer, les prises de positions de son Eglise. Ce livre-témoignage, empreint d'une vérité rencontrée aux côtés de ceux qui souffrent sur le continent africain, porte en lui l'indépendance et la force de ceux qui, sur le terrain, ne peuvent se réfugier dans les accusations faciles ou les anathèmes réducteurs. En Tanzanie, Bernard Joinet avait inventé, pour parler du sida, la Flottille de l'Espoir et ses esquifs : abstinence, fidélité, préservatif. Monter sur l'un d'entre eux voulait dire sauver une vie. Embarquez vous aussi pour cette odyssée humaine, médicale et spirituelle face au plus terrible des virus.
Cet ouvrage rassemble une partie des exposés donnés lors de l'Ecole thématique du CNRS "Logique, Sciences et Philosophie" , organisée par Jean-Baptiste Joinet, qui s'est tenue au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, en 2006, à l'initiative du groupe "Logique et Interaction : Géométrie de la Cognition" (LIGC). La première partie, intitulée "Physique et intuition" , réunit des contributions concernant l'intelligibilité de la nature. C'est d'abord la logique qui est convoquée, par l'interrogation sur la dualité entre subjectif et intersubjectif (J. -Y. Girard) à travers les apports récents de la ludique. Sont analysés ensuite les liens fondamentaux entre le formalisme mathématique et l'intuition en physique (T. Paul, M. Bitbol). Pour finir, la mathématique formelle est entrevue depuis la phénoménologie (V. Gérard), notamment dans le dialogue entre théorie des ensembles et ontologie. La deuxième partie, "Nature et calcul : de la logique au sujet" , introduit de manière critique la conception de la nature-calcul, en abordant d'un côté les limitations de la thèse de séparabilité entre systèmes calculables et systèmes chaotiques (G. Dowek), et de l'autre la différence entre déterminisme et prédictibilité en tant qu'elle questionne la thèse de Church physique (G. Longo, T. Paul). La troisième partie, consacrée aux "Processus et primitives de cognition" , aborde les questions de signification et d'ontologie. Les deux premiers chapitres s'articulent autour de l'hypothèse localiste, en s' attachant à l'ancrage cognitif des concepts mathématiques (B. Teissier), puis à la signification spatiale de la négation et de l'implication logiques (P. Livet). Les deux derniers chapitres abordent sur un plan philosophique les jalons théoriques qui permettent d'envisager une sémiotique cognitive (S. Tronçon), et les apports de l'intuitionnisme philosophique à une sémantique des constructions et des catégories (A. Benmakhlouf). Les contributions : "De la syllogistique à l'iconoclasme" par Jean-Yves Girard ; "Formalisme mathématique et mécanique quantique" par Thierry Paul ; "Kant et la mécaniquequantique" par Michel Bitbol ; "Phénoménologie et logique" par Vincent Gérard ; "Le monde et le calcul : réflexions sur la calculabilité, les mathématiques et la physique" par Giuseppe Longo et Thierry Paul ; "La forme physique de la thèse de Church et la sensibilité aux conditions initiales" par Gilles Dowek ; "Géométrie et cognition : l'exemple du continu" par Bernard Teissier ; "Espace, négation, ontologie et logique linéaire" par Pierre Livet ; "Eléments pour une sémiotique cognitive" par Samuel Tronçon ; "Sémantique à partir des catégories : examen de la quantité et de la qualité" par Ali Benmakhlouf ; "D'un "tournant géométrique" dans la logique musicale" par François Nicolas.
En Haïti, depuis une quinzaine d'années, on ne cesse de parler de ces trois réalités : éducation populaire, "Ti Kominote Legliz" (TKL) ou communautés ecclésiales de base et organisations populaires. Avec elles, une nouvelle expérience a émergé de la base de l'Eglise et de la société haïtiennes. Cette expérience s'est développée surtout dans les "habitations" des villages, dans les bidonvilles et dans les quartiers populaires des villes. Mais, en quoi consistent ces réalités ? ... Dans cet ouvrage, s'appuyant sur des cas concrets, l'auteur présente les caractéristiques de l'éducation populaire en Haiti, l'évolution des organisations populaires depuis la chute de Duvalier, le fonctionnement des TKL et leur rôle dans le renouvellement ecclésial et social. Il analyse le rapport existant entre les TKL et les organisations populaires, leurs proximités et leurs disjonctions, leur apport au mouvement populaire "Lavalas" et à la démocratie naissante d'Haïti. Après avoir montré les valeurs et les limites de ces expériences, il propose une méthodologie pour mieux accompagner les TKL et les organisations populaires en Haïti.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.