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Lutter contre l'impunité. Dix questions pour comprendre et pour agir
Joinet Louis
LA DECOUVERTE
7,50 €
Épuisé
EAN :9782707136930
Depuis les années 1990, il devient enfin envisageable de juger les responsables contemporains de violations massives des droits de l'homme : la pression des sociétés civiles a permis la création de tribunaux ad hoc (ex-Yougoslavie et Rwanda), la mise en place prochaine d'une Cour pénale internationale, ou l'application du principe de " compétence universelle " par les tribunaux nationaux (illustrée par l'" affaire Pinochet "). Malgré cela, dans les sociétés qui sortent de périodes de dictatures, il reste difficile de concilier désir de justice et volonté de paix. Et dans les pays démocratiques, les militants des droits de l'homme maîtrisent encore mal les nouveaux outils du droit international pour lutter contre les tortionnaires et les dictateurs d'autres pays. C'est pour rendre accessibles les clés de ces problèmes complexes que le CEDIDELP (Centre de documentation internationale pour le développement, les libertés et la paix) a pris l'initiative de cet ouvrage. Fruit d'un travail collectif placé sous la direction de l'un des meilleurs spécialistes français en la matière, le magistrat Louis Joinet, il apporte des réponses claires à dix questions essentielles : 1. Que signifie la lutte contre l'impunité ? 2. Quels en sont les objectifs fondamentaux ? 3. Quel sont les moyens du droit international ? 4. Les responsables de violations des droits de l'homme doivent-ils être jugés dans leur pays ? 5. Quel peut être le rôle des commissions d'enquête non judiciaires ? 6. Quel rôle peut jouer un " tribunal pénal international " ? 7. Qu'est-ce que la " compétence universelle " de tribunaux nationaux ? 8. À quels obstacles se heurtent ceux qui luttent contre l'impunité ? 9. Quel rôle peut jouer la société civile ? 10. Quelles perspectives pour la lutte contre l'impunité ?
Ne demandez pas à Bernard Joinet de se taire. En Tanzanie, ce père Blanc à la forte stature a préféré faire face : enseignant, éducateur, confident, travailleur social, mais surtout et toujours prêtre, l'homme a affronté le virus du sida, mais aussi les difficultés ressenties pour en parler et pour agir, les yeux rivés sur le seul cap à tenir, celui de la fidélité à l'évangile, de la compréhension pour les personnes exposées au VIH et de la compassion pour les malades. Ne demandez pas non plus à Bernard Joinet de tomber dans la caricature. Sa vie de prêtre, ses relations parfois turbulentes avec sa hiérarchie, mais aussi la tragique réalité du sida en Afrique, lui ont appris à refuser les simplismes médiatiques prompts à caricaturer, pour mieux les dénoncer, les prises de positions de son Eglise. Ce livre-témoignage, empreint d'une vérité rencontrée aux côtés de ceux qui souffrent sur le continent africain, porte en lui l'indépendance et la force de ceux qui, sur le terrain, ne peuvent se réfugier dans les accusations faciles ou les anathèmes réducteurs. En Tanzanie, Bernard Joinet avait inventé, pour parler du sida, la Flottille de l'Espoir et ses esquifs : abstinence, fidélité, préservatif. Monter sur l'un d'entre eux voulait dire sauver une vie. Embarquez vous aussi pour cette odyssée humaine, médicale et spirituelle face au plus terrible des virus.
Ancien instituteur en Haïti, professeur de philosophie et de sciences sociales en France, Louis Auguste JOINT se spécialise en sociologie et en sciences de l'éducation. Il est l'auteur de L'Éducation populaire en Haïti. Ce nouvel ouvrage, Système éducatif et inégalités sociales en Haïti, est le fruit de sa longue recherche pour le doctorat en sociologie, soutenu en 2005 à l'École des hautes études en sciences sociales, à Paris.
La presse l'a parfois baptisé Louis le Juste ou l'Epris de justice, mais aussi l'Obstiné et l'Ubiquiste. D'autres ont vu en lui un "homme de l'ombre" ou l'un de ces "juges rouges" qui hantèrent les cauchemars des criminels en col blanc. Peu connu du grand public, Louis Joinet a en tout cas joué, depuis la fin des années 1960, un rôle clé au coeur de la République, révélé dans ce livre aussi attachant qu'informé. Il a été l'un des fondateurs du Syndicat de la magistrature en 1968. puis le premier directeur de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, avant de conseiller cinq Premiers ministres socialistes dans les années 1980. Et, pendant trente-trois ans, il a été expert indépendant de l'ONU, en infatigable globe-trotter de la protection des droits de l'homme. Il avait pourtant commencé par essuyer les plâtres d'un tout autre métier, celui d'éducateur de rue auprès des jeunes délinquants. Et il n'a jamais renié sa passion pour le monde du cirque et les arts de la rue. Louis Joinet s'est décidé à dire lui-même ses paradoxes et inquiétudes de magistrat: ce qu'il appelle ses "bonnes raisons d'Etat", dont il dévoile maints aspects inédits lors de ses années à Matignon et à l'Elysée. En conteur-né, il rapporte son expérience, universelle et éclatée, avec une simplicité qui marque toute sa vie, d'une profusion et d'une générosité peu ordinaires.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.