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Battant
Johnson Jack ; Thomazeau François
ECAILLER DU SUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782487085077
Jack Johnson est un OVNI, même si le terme n'existait pas à son époque. Premier boxeur noir champion du monde des poids lourds, il a joué à son corps défendant un rôle considérable dans l'émancipation des Noirs américains par l'exemple qu'il a donné et par le mépris profond des discriminations et des conventions qui l'animait. Comme le résume Mohamed Ali à son propos : " Jack Johnson était obligé d'être un méchant Noir car il n'y avait pas à son époque de Black Muslims pour le défendre, pas de NAACP en 1909, pas de MOVE ou d'autres organisations noires, pas de Huey Newton, pas d'Angela Davis, pas de Malcolm X. Il était tout seul. C'était le plus grand parce qu'il devait être le plus grand. " Et le plus grand, il le fut certainement, mais pas de la manière dont on attendait de lui qu'il le fût ou de la façon dont on espèrerait qu'il le soit aujourd'hui. Jack Johnson était tout sauf stupide et il a bien compris que sa victoire dans le championnat du monde des lourds contre Tommy Burns en 1908 et plus encore celle sur Jim Jeffries en 1910 étaient lourdes de sens et de symboles. Il ne s'en cache pas dans le récit qu'il fait de ce deuxième combat : "En regardant autour de moi, en parcourant cette mer de visages blancs, je pris conscience de l'enjeu du moment. Il y avait très peu d'hommes de ma race parmi les spectateurs. Je me rendis compte que ma victoire dans ce combat avait encore plus d'importance que d'habitude. Ce n'était pas seulement le titre qui était en jeu, mais mon honneur personnel, et dans une certaine mesure l'honneur de ma couleur de peau. J'étais bien conscient de tout cela et je sentais que, dans sa grande majorité, ce public était contre moi. Tout cela, même si j'étais conscient des responsabilités qui m'incombaient, ne me dérangeait ni ne me perturbait." C'est l'un des secrets de la force du "Géant de Galveston" : son profond mépris pour les convenances, pour les idées reçues et toute forme d'adversité. Sa vie, dont il raconte ici les cinquante premières années, il l'a vécue dans une sorte de nonchalance et d'insouciance, qui ne relevaient jamais de l'inconscience ou de la naïveté, mais bel et bien d'une totale liberté d'être et de penser. Aussi ne vous attendez pas à trouver dans cette autobiographie un brûlot anti-raciste ou un témoignage militant. Même si sa conquête du titre mondial aux dépens d'adversaires blancs dans la première décennie du siècle passé a déclenché des émeutes raciales dans tous les Etats-Unis, même si sa vie a souvent été menacée, même si une campagne de haine invraisemblable a été menée contre lui, le boxeur texan ne s'est jamais laissé déstabiliser ou entraîner dans les polémiques. Il a bien sûr subi le racisme, la ségrégation, et les subissait encore au faîte de sa gloire. Mais il avait choisi de se placer au-dessus de ces petitesses et de croquer la vie sans que rien ni personne ne se mette sur son chemin. Il avait fait de la désinvolture et du désarmant "sourire en or" qu'avait, le premier, décrit Jack London, ses armes pour affronter l'adversité, ou plutôt pour la mépriser. Loin d'ignorer ou de se désintéresser de la condition des Noirs dans son pays, il avait choisi de s'y confronter de la même manière que sur le ring. Avec une foi inébranlable et un mépris absolu du danger. "A titre personnel, je n'ai jamais eu de doute sur l'attitude à adopter. Bien que j'aie souvent été confronté au racisme, j'ai toujours fait en sorte, lorsque je rencontre des gens, de gagner leur confiance en les traitant honnêtement et en leur parlant franchement, les yeux dans les yeux, quitte à les déstabiliser. Je n'ai jamais trouvé de meilleure manière de combattre le racisme qu'en agissant envers les personnes d'une autre race que la mienne comme si le racisme n'existait pas. Un regard franc et direct met le plus souvent fin immédiatement à toutes les suspicions", écrit-il. Cette désinvolture et ce refus d'accepter le racisme comme un fait accompli lui ont valu l'inimitié des leaders noirs de son temps. Il critique à la fin de cet ouvrage les thèses de Booker T. Washington, le penseur noir le plus en vogue de son époque, dont les vues convenaient parfaitement à la majorité blanche. Washington souhaitait voir les siens s'élever par l'éducation, l'honnêteté et la respectabilité sans remettre en cause les lois ségrégationnistes en vigueur. Il voyait en Jack Johnson un trublion, un traître à sa communauté parce qu'il avait choisi la boxe, sport à la réputation douteuse, gagnait beaucoup d'argent, avait ouvert des boîtes de nuit (dont le futur Cotton Club) et épousé des femmes blanches, ce qui lui causa au moins autant de torts que ses succès sur le ring. "Il est dommage qu'un homme qui possède autant d'argent l'utilise pour blesser son propre peuple aux yeux de ceux qui cherchent à élever sa race et à améliorer sa condition ", écrivit Booker T. Washington à son sujet. Jack Johnson lui répond ici en se revendiquant de Frederick Douglass, l'un des plus fameux combattants de la lutte contre l'esclavage, qui plaidait pour une égalité totale entre toutes les composantes de la société américaine, Noirs, Blancs, Latinos, Irlandais, Amérindiens, hommes et femmes. Et cette égalité, le plus grand boxeur de son temps avait décidé de s'en saisir tout seul, sans rien demander à personne. C'est ce qui fait de lui un OVNI, un être à part dans la longue histoire du sport américain, et de la boxe, mais aussi de la condition des Noirs aux Etats-Unis. Jack Johnson n'a rien revendiqué, il s'est servi. Comme le disait sa dernière femme, Irène Pineau, " il n'a jamais eu peur de rien ni de personne ". C'est cette personnalité hors du commun qui transparaît dans les lignes qui suivent. Jack Johnson ne doute de rien, est ouvert à toutes les expériences, à toutes les aventures, se trouve aussi à l'aise sur le ring que dans les grandes brasseries parisiennes ou dans les cours royales britannique ou russe. Sa vie est ainsi un remarquable roman d'aventure, justement parce que notre homme est prêt à tout, qu'il ne respecte aucune idée reçue, aucune convention établie. Sa désinvolture apparente n'est en vérité qu'une insatiable curiosité du monde, qu'il s'empresse d'assouvir parce qu'il le veut, parce qu'il le peut. Il est évident qu'un personnage de cette ampleur et de cette inébranlable confiance ne pouvait que s'attirer haines, rancoeurs et inimités. Ses titres acquis, Jack Johnson dut subir l'incessante quête d'un " espoir blanc " pour lui reprendre son titre, une quête lancée par Jack London lui-même, fasciné et choqué par la facilité à boxer et à exister de ce " sacré nègre ". Injustement accusé d'avoir fait passer une de ses épouses d'un Etat américain à un autre " pour des raisons de moralité douteuse " ce que la loi Mann interdisait ? et bien qu'elle ait été votée après les actes qui lui étaient reprochés ?, Jack Johnson a été contraint à l'exil, puis à mettre sa carrière entre parenthèses pour purger une peine totalement indue d'un an de prison, sentence que Donal Trump invalidera à titre posthume en 2018 sur l'insistance de Sylvester Stallone. Son exil le conduira un peu partout sur la planète et on le retrouve ici toréador à Barcelone ou au Mexique, conseiller du tsar, espion pour les services américains en Europe, acteur raté en Espagne, au bord du naufrage dans le Golfe du Mexique, adversaire de kangourous en Australie, boursicoteur, publicitaire et pilote automobile risque-tout (il mourra d'ailleurs d'un accident de la route). Il faudra sans doute attendre Mohamed Ali, justement, pour retrouver un personnage aussi larger than life (hors du commun), aussi indépendant d'esprit et de comportement, aussi insensible à la critique et à l'adversité. Il faut voir combattre Johnson dans les vidéos accessibles sur les plates-formes de streaming pour comprendre à quel point il a influencé le plus grand boxeur de l'Histoire. Comme Ali, Jack Johnson danse, esquive, provoque, s'adresse à la foule, un éternel sourire aux lèvres. Conscient de sa valeur, inconscient de la haine qu'il déclenche, fermement déterminé à aller cherche son dû et son destin. A croire que le futur Cassius Clay était un peu son clone, son double réincarné. En ce sens, Jack Johnson est un peu hors du temps. Il faut lire, dans les derniers chapitres de ce texte, ses conseils en matière de diététique qui n'ont pas pris une ride et étonnent par leur modernité. Mais le Géant de Galveston est aussi, forcément, un homme du début du XXe siècle et ses idées sur les femmes, en dépit de la passion qu'il leur porte, et sur leur émancipation, sont à tout le moins contestables ou en tout cas à replacer très clairement dans leur contexte. Ses remarques à ce sujet ne manquent pourtant pas d'un intérêt historique particulier, parce Jack Johnson illustre, par les réticences qu'il exprime envers la nouvelle condition féminine en 1927, ce moment-clef et souvent oublié qu'ont constitué les Année Folles dans le long chemin des luttes féministes, au travers du personnage de "la garçonne", qui fascine autant qu'elle intrigue au cours de l'entre-deux-guerres. Jack Johnson a tellement dérangé à son époque qu'après sa défaite contre Jess Willard en 1915, il faudra 22 ans pour voir un autre Noir, Joe Louis, s'attaquer à la couronne mondiale des poids lourds. Et ses managers prendront bien soin de donner de ce dernier une image lisse et présentable. Joe Louis pourra être champion du monde, à condition d'être un "gentleman", au contraire de son prédécesseur... Loin d'être un récit suranné ? même si le style de Jack Johnson s'autorise des enjolivements parfois amusants ?, Battant est une lecture captivante de bout en bout en ce qu'elle raconte le destin d'un homme pas comme les autres au coeur d'une époque troublée par des bouleversements encore pertinents un siècle plus tard.
Boston. Alors qu'une guerre fratricide fait rage au sein du crime organisé de la ville - la fameuse Irish Mob - un prêtre catholique est retrouvé sauvagement assassiné dans une église. Le modus operandi est celui du tueur en série "le Mathématicien" qui a pourtant été tué lors de son arrestation plusieurs années plus tôt à New York. Pour mener l'enquête, l'agent spécial du FBI Liz Chadwick doit retrouver les personnes qui ont participé à la première traque, dont le lieutenant de la police de New York Paul "Polka" Casanova... si ce dernier est encore en vie. De plus, rien n'est simple à Boston, ville dans Laquelle le clergé, les politiciens, les policiers, majoritairement d'origine irlandaise. croient aux banshees, ces créatures surnaturelles qui annoncent les morts en hurlant. Et si le meurtre avait été commis par une banshee ?
Claude McKay est connu pour ses poèmes ou ses romans comme Banjo. Home to Harlem ou Banana Bottom. Publié en 1932, pendant la Dépression, ce recueil de nouvelles a reçu des critiques élogieuses, mais a souffert à sa sortie de la crise économique. Il est temps de le redécouvrir. Ces histoires, qui se déroutent dans les bars de Harlem, dans la Jamaïque des montagnes, dans les souks du Maroc et le quartier réservé de Marseille, sont riches en personnages d'une humanité vibrante qui fréquentent les cafés clandestins ou discutent de questions aussi triviales qu'essentielles, comme tes lotions pour défriser les cheveux ou les traitements pour éclaircir la peau. En Jamaïque, c'est le choc entre la campagne et La ville, la pruderie des conventions et la sauvagerie des sentiments qui prédomine dans les destins ordinaires ou énormes qui s'y déploient. Au Maroc. la condescendance occidentale se heurte à de Lourds contresens culturels. Marseille conclut ce recueil comme la ville de toutes les errances et de tous les possibles. La prose de McKay illumine les bars de Harlem où L'on danse le wicked-wiggfe ainsi que la vie des macs et des femmes qui s'en entichent. Mais le nouvelliste reste un poète qui colore le quotidien d'une épaisse couche d'universel.
En vrac Il m'a souvent paru qu'à partir d'un certain moment de sérieux, de gravité, un homme, dans la vie, est un infirme, on a toujours envie de l'aider à traverser la rue. Romain Gary écrivit ces quelques lignes extraites des Racines du Ciel. Auteur de La vie devant soi, l'écrivain, doublement sacré par l'aréopage prestigieux du Prix Goncourt, aurait pu se soumettre à l'exercice conventionnel de la célébrité par une autobiographie compassée. Et s'endormir sous la couette et les honneurs. La rédaction des Mémoires enterre définitivement la délicieuse adrénaline d'aventures futures. Voir passer sa vie a des fadeurs de recéleur du passé. La Vie devant soi annonce des espérances inattendues. J'ose m'en inspirer. Ni mémoire, ni médailles. Les unes sentent la naphtaline, les autres le sapin. Mes racines sont mes pieds. Comme me le dit un jour Joseph Kessel que j'eus la chance de rencontrer, nous ne sommes pas des juifs errants, nous sommes des juifs itinérants. Je marche. Le journalisme est un réservoir de récits passés revivifiés par le temps. J'en use. La vie, elle, est un fournisseur assidu, providentiel, de fortunes diverses, inattendues. J'en abuse. Je vogue sur des souvenirs, écope des anecdotes. Ils m'amènent au cinéma. Je m'installe et découvre le générique. Casting : producteur, réalisateur, auteur, scénariste... Mais c'est moiA ! Le rideau tombe. La salle s'éclaire. La vie continue... En vrac.
C'est l'histoire d'un petit garçon dont le père disparaît. L'histoire d'un adolescent qui grandit avec sa mère courage dans une banlieue triste. Celle d'un jeune homme qui entre un jour dans une salle de boxe. Il n'y connaît rien. Il a peur. Il apprend à boxer, à prendre confiance en lui, à mordre la vie. De peur de finir pauvre, il va s'obliger à poursuivre des études pour devenir ingénieur et boxeur professionnel en même temps. Du lundi au vendredi, il développe des logiciels, le samedi, il croise le cuir aux Canaries, à Venise ou Donetsk jusqu'à monter sur le toit du monde en devenant champion. Des matchs truqués en Italie aux bars clandestins en Thaïlande, des valises de billets en Ukraine à l'excellence cubaine, Brice Faradji raconte dans un style sincère et authentique son long voyage dans l'univers du Noble Art. D'ordinaire, ce sont les écrivains qui se fascinent pour la boxe, voici le livre d'un écorché vif devenu écrivain.
Dans son autobiographie, Tyson Fury retrace son parcours exceptionnel. Né et élevé à Manchester, Fury ne pesait que 500 grammes à sa naissance. Prématuré de trois mois, il a grandi pour devenir l'un des champions du monde des poids lourds les plus marquants de l'histoire de la boxe. Le "Gypsy King" est à ce jour toujours invaincu en 31 combats professionnels ; il en a remporté 30, dont 21 par KO. Sa victoire la plus célèbre est survenue en 2015, quand il a étourdi le champion de longue date Wladimir Klitschko, réunifiant ainsi les titres mondiaux WBA, IBF et WBO des poids lourds. En raison de problèmes de drogue, d'alcool et de santé mentale, il n'a pas combattu pendant plus de deux ans, contraint de rendre ses ceintures mondiales. La plupart le pensaient perdu à jamais pour la boxe... C'était mal connaître la force mentale et pugilistique de Tyson Fury. Son incroyable come-back, face à Deontay Wilder, en a témoigné. "Je m'appelle Tyson Luke Fury et, comme chacun d'entre nous en ce monde, je suis imparfait. Je souffre de problèmes de santé mentale et de troubles obsessionnels compulsifs. Il se trouve aussi que je suis le boxeur no1 mondial chez les poids lourds".
Biographie de l'auteur Mike Tyson est l'ex-champion du monde incontesté dans la catégorie poids lourds ; en 2011, il est entré dans le club fermé du Boxing Hall of Fame. Il a récemment connu le succès à Broadway avec son one-man-show réalisé par Spike Lee. Après avoir joué dans plusieurs blockbusters, dont Very Bad Trip, il développe actuellement d'autres projets cinématographiques, ainsi qu'une marque de vêtements, Mike Tyson Collection. Il vit à Las Vegas avec sa femme, Kiki, et leurs enfants. Larry Sloman est le coauteur de plusieurs best-sellers, dont une biographie du magicien Houdini et les mémoires du chanteur des Red Hot Chili Peppers ou de l'animateur vedette Howard Stern.
Bessis Kelly ; Bessis Thierry ; Bonnard Chloé ; Ko
Résumé : Kelly Bessis souffre d'une maladie cardiaque depuis la naissance et porte un pacemaker depuis ses deux mois. Interdite de sport par les médecins, c'est pourtant la boxe, qui lui redonnera goût à la vie et la sauvera, au point d'abandonner son activité professionnelle installée pour en développer une nouvelle dans l'organisation d'événements sportifs et bien-être. Ce livre est son témoignage, son expérience sur la connaissance d'elle-même, le dépassement et la réalisation de soi. "We can do it ! " est son mantra, "s'en donner les moyens" sa ligne de vie.