A travers 19 réalisations et 20 projets, la traversée d'une ouvre d'exception. Riches de leurs différences d'âges et de parcours, les trois associés ont établi leur réputation sur d'importants projets comme l'aéroport de Luxembourg-Findel (Terminal A, 2003-08) ou la Cour européenne de Justice (1996-2009), dont la dernière phase a été menée en collaboration avec Dominique Perrault. Ils participent à de nombreux concours, remportant, par exemple, celui du Pavillon du Luxembourg pour Expo'92 à Séville, celui de la reconversion de l'ancienne base sous-marine de Lorient (France), de la nouvelle gare internationale de Cessange (Luxembourg, 2009) - devant Norman Foster et Christian de Portzamparc - ou du Musée d'histoire de la Pologne à Varsovie, devant 300 concurrents. SOMMAIRE : Préface (Dominique Perrault) Introduction (Philippe Jodidio) REALISATIONS 1. Pavillon Sevilla 2. Cour de justice 3. Boulevard Royal 4. Résidence Triodos 5. Aerogolf Center 6. Ecole Hollenfels 7. Laboratoires Ifremer 8. Laccolith 9. Boutique Weydert 10. Atrium Business Park 11. Cactus Brill 12. Anzi - A + APF 14. Résidence pour personnes âgées 15. Rocade Bonnevoie 16. Maison Rameldange 17. Aérogare 18. Résidence Pasteur 19. Foires internationales entrée sud CONCOURS - PROJETS 20. Musée Edinburgh 21. Deutsche Post Bonn 22. Reconversion Lorient 23. Milano Segno 24. Gare Porta Suza 25. Stade hippique Qatar 26. Info Box Belval 27. Habitations Belval 28. Ecole européenne 29. Gare centrale Luxembourg 30. Philharmonie Luxembourg 31. Herz Jesu Areal 32. Philharmonie Copenhague 33. Cactus Lallange 34. Université Luxembourg 35. Gare Cessange 36. Luxexpo transitoire 37. Musée Varsovie 38. Hôtel Grimentz 39. Gare Pont Rouge 40. Gare Ettelbrück AUTEURS : Bohdan Paczowski, né à Varsovie en 1930, étudie à l'Ecole polytechnique de Cracovie. Citoyen italien depuis 1972, il crée à Milan l'agence Uniarch et conçoit l'immeuble Jean Monnet de la Commission européenne à Luxembourg. En 1982, il fonde l'Atelier d'architecture Bellon-Paczowski-Sobotta à Paris. Il a publié plusieurs essais sur l'histoire et la théorie de l'architecture. Paul Fritsch, né à Luxembourg en 1943, étudie l'architecture à Bruxelles et travaille chez René Stapels avant de créer l'agence Architecture et environnement en 1972. Après douze années de collaborations occasionnelles, les deux architectes fondent à Luxembourg l'Atelier d'architecture Paczowski & Fritsch en 1989. Mathias Fritsch, fils de Paul, né en 1972 à Luxembourg, a étudié l'architecture à Bruxelles. Il travaille chez Dominique Perrault à Paris, puis rejoint Paczowski & Fritsch en 2001. Tous trois sont associés depuis 2003.
Philip Jodidio (né en 1954) a étudié l'histoire de l'art et l'économie à l'Université d'Harvard, et a été rédacteur en chef du magazine français Connaissance des Arts pendant plus de vingt ans. Il a publié de nombreux articles et livres sur l'architecture contemporaine, dont, chez TASCHEN, la série Architecture Now! ainsi que des monographies sur Tadao Ando, Norman Foster, Richard Meier, Jean Nouvel et Zaha Hadid. Il est un des auteurs internationaux les plus lus dans le domaine de l'architecture.
Certains architectes possèdent un style reconnaissable entre mille. Ce qui différencie Piano des autres, c'est qu'il exprime un ensemble d'idées cohérentes au travers d'une extraordinaire diversité de moyens. Voilà pourquoi la griffe de Piano ne se discerne pas au premier coup d'oeil dans des réalisations aussi uniques que le Centre Pompidou, le New York Times Building ou l'aéroport du Kansai d'Osaka. Chaque projet est une renaissance, comme l'explique Piano : "Ce qu'il y a de merveilleux avec l'architecture, c'est cette impression qu'à chaque fois la vie recommence". Cette monographie actualisée, illustrée de photographies, de dessins et de plans, couvre toute la carrière de Piano jusqu'à ce jour, et toutes les expressions de sa singulière esthétique. Elle comprend de nouvelles photos de l'aile moderne de l'Art Institute de Chicago, de l'extension du Kimbelle Art Museum de Fort Worth, au Texas, ainsi qu'un avant-goût des projets qui l'occupent aujourd'hui, comme le Valetta City Gate de La Valette, à Malte.
Situé près de Lausanne, le Vortex est un bâtiment cylindrique conçu par l'architecte Jean-Pierre Dürig. D'un diamètre de 137 mètres, il comprend huit étages pour une hauteur de 27 mètres, et se distingue par sa rampe continue longue de 2,8 kilomètres qui relie tous les logements du complexe. Après avoir tenu lieu de village olympique et accueilli plus de 1700 athlètes pendant les Jeux olympiques de la jeunesse organisés à Lausanne en janvier 2020, le Vortex loge depuis juillet 2020 près d'un millier d'étudiants et de membres de l'université. Ce livre raconte l'histoire de cette réalisation exceptionnelle.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.
Résumé : La maison est comme le vêtement, elle abrite et révèle à la fois celui qui y demeure. Objet premier de l?activité humaine mais aussi symbole cosmologique, elle demeure pourtant un sujet marginal de l?anthropologie sociale. Pour les historiens et les architectes, la maison rurale n?est encore le plus souvent que l?ombre des palais et des temples. Les voyageurs en revanche nous ont laissé des observations et des croquis précieux sur cet habitat. En quoi la maison paysanne consiste-t-elle vraiment? Est-elle un objet à classer en fonction de typologies forgées par les architectes et les ethnographes, ou un produit de l?imaginaire et d?une certaine idée de la vie rurale, née au 19e siècle?
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.