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Naître au langage. Genèse du sémiotique et psychologie
Jodelet François ; Jacob André
KLINCKSIECK
40,00 €
Épuisé
EAN :9782252021262
L'enfant nat au langage quand il imite le langage d'autrui. Mais cette mimesis s'inscrit dans la filire de l'imitation en gnral, phonique et gestuelle, qu'emprunte l'enfant. Elle peut donner lieu une rversion (l'enfant imitant l'autre est son tour imit par lui et se peroit comme imit). Puis elle est dpasse et remplace par l'invention de symboles et l'laboration d'un langage cratif. La gense du smiotique , au niveau des conduites smiotiques et langagires du trs jeune enfant, est ainsi le point de passage dcisif du biologique au psychique, et du comportement la conscience. S'appuyant sur les recherches les plus rcentes de l'poque, l'auteur a pour premier but d'analyser cette gense. Montrer comment cette analyse elle-mme constitue un support pour l'explication en psychologie du langage chez l'adulte, tel est son second objectif. Enfin, il relie les sciences psychologiques celles du vivant et celles du langage dans un schma pistmologique d'ensemble, qui vise tre clairant pour les lecteurs intresss par la linguistique, la psychologie, la psychanalyse ou la philosophie.
Mythes et représentations sont des formes distinctes de la pensée sociale. Elles sont souvent rapprochées dans la littérature scientifique, sans que, pour autant, la façon dont elles s'articulent fasse l'objet d'un examen systématique. Le présent ouvrage rassemble les contributions d'anthropologues et de psychosociologues, spécialistes des représentations sociales, en vue de préciser quelques-unes des modalités de relation établies actuellement entre ces deux formes de pensée. Rappelant les positions classiques concernant ces relations, ces contributions s'appuient, pour les compléter, sur des recherches empiriques menées dans des contextes culturels et historiques différents. Dans l'espace de vie d'une tribu indienne du Brésil, à l'occasion d'un mouvement de défense identitaire en Grèce, à propos des évocations suscitées par la folie en Italie, ou au vu de l'incarnation de l'identité de genre dans la littérature féminine contemporaine, les liens entre mythes et représentations sociales mis à jour s'avèrent multiples et diversifiés. A travers cette diversité s'enregistrent des voies d'échange entre psychologie sociale et sciences humaines et s'esquissent les linéaments d'un modèle ouvrant de nouveaux chantiers de recherche.
Résumé : Avec la fin de l'enfermement des malades mentaux, l'actualité met sur le devant de la scène la question de l'accueil que le public leur réserve. Le récit et l'analyse de l'histoire d'une communauté, au sein de laquelle des malades mentaux vivent librement depuis le début du siècle, éclairent cette face mal connue du rapport social à la folie, mettant en évidence les représentations qui le sous-tendent ou en découlent. A travers un cas, unique en France, de coudoiement quotidien avec le monde de la folie, se dévoilent, en marge du savoir savant, toute une sagesse, toute une psychologie. Mais aussi les peurs que mobilisent la proximité et le contact avec cette figure de l'altérité qu'est le fou. Quoi d'étonnant, alors, de découvrir, dans les procédures matérielles, cognitives et symboliques mises en place par une collectivité qui se croit aux prises avec un danger venu du dedans, les couleurs du racisme, jusque dans cette croyance en la contagion de la folie par certains liquides du corps dont l'écho se retrouve à propos du Sida. " Par ce livre, un scandale arrive ", dit Serge Moscovici qui le tient pour " un des rares ouvrages vraiment important publiés ces dix dernières années dans les sciences de l'homme. "
La Grèce refuse, depuis environ quinze ans, de reconnaître sa république voisine sous l'appellation " Macédoine ". Elle prétend que ce nom lui appartient exclusivement du point de vue historique et culturel. L'histoire mythique de la région, Alexandre le Grand en tête, a servi d'argument, de preuve pour défendre ses " droits " identitaires. Ce conflit symbolique a donné lieu à des réactions politiques, médiatiques et populaires orageuses, nationales et internationales. Devant l'ampleur de ce phénomène national, on a fait allusion à une sorte de peur collective de nature irrationnelle qui avait frappé les Hellènes, à la manière de la foudre. Pourquoi sont-ils descendus par millions dans les rues ? Pourquoi cet appel à l'histoire antique d'une région ? Comment accepter le partage d'un nom chargé d'histoire avec un autre groupe national que le sien ? De quel droit un pays peut-il décider du nom d'un autre ? Quelles sont les significations véhiculées par les noms ? Une enquête psychosociale approfondie menée auprès de jeunes Grecs met en évidence les conséquences de ce différend dans la société grecque d'aujourd'hui. Cette étude permet de mieux comprendre ce conflit façonné par l'histoire et ses versions multiples, la mémoire collective et la symbolique de ses traces, les représentations sociales et leur pouvoir identitaire.