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Folies et représentations sociales
Jodelet Denise
PUF
31,44 €
Épuisé
EAN :9782130421764
Avec la fin de l'enfermement des malades mentaux, l'actualité met sur le devant de la scène la question de l'accueil que le public leur réserve. Le récit et l'analyse de l'histoire d'une communauté, au sein de laquelle des malades mentaux vivent librement depuis le début du siècle, éclairent cette face mal connue du rapport social à la folie, mettant en évidence les représentations qui le sous-tendent ou en découlent. A travers un cas, unique en France, de coudoiement quotidien avec le monde de la folie, se dévoilent, en marge du savoir savant, toute une sagesse, toute une psychologie. Mais aussi les peurs que mobilisent la proximité et le contact avec cette figure de l'altérité qu'est le fou. Quoi d'étonnant, alors, de découvrir, dans les procédures matérielles, cognitives et symboliques mises en place par une collectivité qui se croit aux prises avec un danger venu du dedans, les couleurs du racisme, jusque dans cette croyance en la contagion de la folie par certains liquides du corps dont l'écho se retrouve à propos du Sida. " Par ce livre, un scandale arrive ", dit Serge Moscovici qui le tient pour " un des rares ouvrages vraiment important publiés ces dix dernières années dans les sciences de l'homme. "
Mythes et représentations sont des formes distinctes de la pensée sociale. Elles sont souvent rapprochées dans la littérature scientifique, sans que, pour autant, la façon dont elles s'articulent fasse l'objet d'un examen systématique. Le présent ouvrage rassemble les contributions d'anthropologues et de psychosociologues, spécialistes des représentations sociales, en vue de préciser quelques-unes des modalités de relation établies actuellement entre ces deux formes de pensée. Rappelant les positions classiques concernant ces relations, ces contributions s'appuient, pour les compléter, sur des recherches empiriques menées dans des contextes culturels et historiques différents. Dans l'espace de vie d'une tribu indienne du Brésil, à l'occasion d'un mouvement de défense identitaire en Grèce, à propos des évocations suscitées par la folie en Italie, ou au vu de l'incarnation de l'identité de genre dans la littérature féminine contemporaine, les liens entre mythes et représentations sociales mis à jour s'avèrent multiples et diversifiés. A travers cette diversité s'enregistrent des voies d'échange entre psychologie sociale et sciences humaines et s'esquissent les linéaments d'un modèle ouvrant de nouveaux chantiers de recherche.
La Grèce refuse, depuis environ quinze ans, de reconnaître sa république voisine sous l'appellation " Macédoine ". Elle prétend que ce nom lui appartient exclusivement du point de vue historique et culturel. L'histoire mythique de la région, Alexandre le Grand en tête, a servi d'argument, de preuve pour défendre ses " droits " identitaires. Ce conflit symbolique a donné lieu à des réactions politiques, médiatiques et populaires orageuses, nationales et internationales. Devant l'ampleur de ce phénomène national, on a fait allusion à une sorte de peur collective de nature irrationnelle qui avait frappé les Hellènes, à la manière de la foudre. Pourquoi sont-ils descendus par millions dans les rues ? Pourquoi cet appel à l'histoire antique d'une région ? Comment accepter le partage d'un nom chargé d'histoire avec un autre groupe national que le sien ? De quel droit un pays peut-il décider du nom d'un autre ? Quelles sont les significations véhiculées par les noms ? Une enquête psychosociale approfondie menée auprès de jeunes Grecs met en évidence les conséquences de ce différend dans la société grecque d'aujourd'hui. Cette étude permet de mieux comprendre ce conflit façonné par l'histoire et ses versions multiples, la mémoire collective et la symbolique de ses traces, les représentations sociales et leur pouvoir identitaire.
Résumé : Située à l'interface du psychologique et du social, de l'individuel et du collectif, la notion de représentation sociale engendre, depuis plusieurs décennies, un puissant courant de recherche en psychologie sociale où elle joua un rôle rénovateur. Elle tend, aujourd'hui, à occuper une position centrale dans les sciences humaines où on lui prête un rôle réunificateur. Cet ouvrage donne un aperçu des réalisations auxquelles l'étude des représentations sociales a donné lieu et des potentialités qu'elle porte. Vingt et un chercheurs et enseignants d'Europe et d'Outre-Atlantique y ont apporté leur concours. Ils mettent en lumière les rapports de l'analyse des représentations sociales avec différentes disciplines (anthropologie, linguistique, logique, psychanalyse, sociologie...). Il en est de même avec certains modèles de la psychologie sociale, et divers champs d'application et de recherche (économie, éducation, vulgarisation scientifique...). Le travail de synthèse et d'exploration, la réflexion critique des auteurs sont, pour la recherche, plus qu'une introduction, une impulsion.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.