Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La controverse religieuse des évangiles à nos jours
Joblin Alain ; Rota Olivier
PU ARTOIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782848321820
L'acception actuelle du terme "controverse" définit un type d'affrontement mené par le biais du langage contre un adversaire disposant d'arguments antagoniques. C'est une forme argumentative dans laquelle chaque partie s'applique à réfuter l'erreur de l'adversaire en même temps qu'elle entend manifester la vérité. Marqué par l'intensité, la durée et la rationalité, la controverse est transversale aux religions abrahamiques, et plus spécifiquement au judaïsme et au christianisme dont le présent volume traite particulièrement. Fidèle au principe de la collection "Etude des Faits Religieux", ce volume croisera analyses théologiques et historiques, exégétiques et philosophiques, afin de faire ressortir les enjeux de la controverse religieuse et les mécanismes de son dépassement par la présentation de situations entendues comme paradigmatiques.
L'objet du colloque organisé les 21 et 22 octobre 2004 à l'Université d'Artois, dont les actes sont ici présentés, fut de saisir la légitimité de toute forme de création dans le monde protestant. Créer de nouvelles formes en matière artistique, produire de nouveaux sons et de nouvelles harmonies, imaginer de la fiction littéraire, n'était-ce pas sacrilège et démarche blasphématoire aux yeux de protestants qui se référaient à l'interdit du Décalogue: "Tu ne feras pas de statue..." (Ex, 20-4)? Les protestants surent contourner cet interdit et développèrent une création artistique et littéraire multiforme tant dans le domaine de la poésie, du théâtre et des lettres que dans celui de la musique. Musique sacrée bien sûr avec Johann Sebastian Bach et la création hymnologique, mais aussi musique des Romantiques allemands du XIXe siècle. L'interdit divin, les artistes protestants le contournèrent également dans le domaine de la création picturale. L'exercice fut ici plus délicat, les protestants ayant montré à maintes reprises leur rejet de ce genre artistique par de violentes manifestations iconoclastes. Eugène Devéria au XIXe siècle et les auteurs de "Vanités" protestantes du XVIIe siècle apportèrent la preuve qu'on pouvait conjuguer Réforme et peinture mais toujours en s'interrogeant sur la légitimité de cette création. Interrogation qu'on retrouve d'ailleurs dès le début du XVIe siècle dans la pensée des premiers grands Réformateurs. En définitive, les participants au colloque des 21 et 22 octobre 2004 de l'Université d'Artois montrèrent que le protestantisme n'était sans doute peut-être pas "une théologie vidée d'esthétique".
Qui ne connaît pas la Reine Margot ? Héroïne d'un roman célèbre d'Alexandre Dumas, épouse d'Henri IV et personnage principal d'un film sorti en 1994, Marguerite de Valois (1553-1615) est sans doute une figure de l'Histoire de France tout à la fois bien connue et fort mal traitée par une légende noire tenace. La reine de Navarre et de France traîne avec elle la réputation d'une princesse débauchée et scandaleuse. Cette image masque la réalité d'une personnalité féminine qui chercha à jouer un rôle politique déterminant dans un monde dominé par les hommes. Elle traversa le drame de la Saint-Barthélemy, affronta la froideur de sa mère Catherine de Médicis, connut l'indifférence d'un époux la délaissant et la haine de son frère Henri III, roi de France. Elle sut pourtant imposer sa personne grâce à la culture et en organisant une vie de cour brillante. La reine Marguerite porta haut le combat des femmes et perpétua jusqu'au début du XVIIe siècle l'esprit de l'Humanisme et de la Renaissance.
La mise en spectacle de la pratique religieuse vise à ébranler les volontés, convaincre et gagner l?adhésion des spectateurs. Or, s?il vise à renforcer la religion pour laquelle il est mobilisé, le "spectacle religieux" ne la dénature-t-il pas tout autant ? Nous verrons dans ce volume sur quels mécanismes repose l?entreprise de séduction, et les éléments de contestation qui lui ont été opposés, à la fois en milieu catholique et protestant, du XVIe siècle à nos jours.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?