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La longue attente
Jin Ha ; Perrin Mimi ; Perrin Isabelle
POINTS
7,10 €
Épuisé
EAN :9782020635226
Médecin militaire à l'hôpital de Muji en Mandchourie, Lin Kong est tiraillé entre deux femmes incarnant deux mondes diamétralement opposés: Shuyu, l'épouse que ses parents lui ont choisie jadis, une humble paysanne aux pieds bandés qui tient sa maison et élève leur fille dans son village natal, et Manna Wu, une jeune collègue infirmière éduquée et moderne qui lui inspire un amour passionnel. Mais il doit réprimer les élans de son c?ur, puisque le respect des traditions lui impose de préserver son mariage sans amour et qu'un adultère découvert par les cadres du Parti briserait sa carrière. En conscience, il décide finalement d'aller demander le divorce à son épouse à l'occasion de sa permission estivale. Pendant dix-sept longues années, à chaque retour au village, Lin Kong renouvellera en vain sa demande... Avec pour toile de fond, de 1966 à 1983, une Chine attachée à ses traditions séculaires autant qu'opprimée par la bureaucratie communiste, La Longue Attente explore par touches délicates les affres des amours contrariées face à l'impitoyable marche du temps. Puisant avec subtilité dans son expérience personnelle - vingt ans d'histoire de la Chine et du maoïsme dans une petite ville et dans la vie quotidienne, avec absence de liberté, pénurie de nourriture et de matériel, surveillance permanente, bureaucratie paralysante - c'est le dilemme poignant d'un homme ordinaire que Ha Jin s'attache à décrire, un homme qui passe à côté de l'existence simplement parce qu'il essaie de faire son devoir: d'abord celui que lui dictent la tradition et ses parents, ensuite celui que définit le Parti. Mais ce régime totalitaire qui rend inapte à prendre une décision, à organiser sa vie, qui paralyse la personnalité, ne tue ni n'efface les sentiments profonds, amour, jalousie, violence. Un très beau roman qui explore par touches délicates les affres des amours contrariées face à l'impitoyable marche du temps.
Every summer Lin Kong returned to Goose Village to divorce his wife, Shuyu." Like a fairy tale, Ha Jin's masterful novel of love and politics begins with a formula--and like a fairy tale, Waiting uses its slight, deceptively simple framework to encompass a wide range of truths about the human heart. Lin Kong is a Chinese army doctor trapped in an arranged marriage that embarrasses and repels him. (Shuyu has country ways, a withered face, and most humiliating of all, bound feet.) Nevertheless, he's content with his tidy military life, at least until he falls in love with Manna, a nurse at his hospital. Regulations forbid an army officer to divorce without his wife's consent--until 18 years have passed, that is, after which he is free to marry again. So, year after year Lin asks his wife for his freedom, and year after year he returns from the provincial courthouse: still married, still unable to consummate his relationship with Manna. Nothing feeds love like obstacles placed in its way--right? But Jin's novel answers the question of what might have happened to Romeo and Juliet had their romance been stretched out for several decades. In the initial confusion of his chaste love affair, Lin longs for the peace and quiet of his "old rut." Then killing time becomes its own kind of rut, and in the end, he is forced to conclude that he "waited eighteen years just for the sake of waiting."There's a political allegory here, of course, but it grows naturally from these characters"hearts. Neither Lin nor Manna is especially ideological, and the tumultuous events occurring around them go mostly unnoticed. They meet during a forced military march, and have their first tender moment during an opera about a naval battle. (While the audience shouts,"Down with Japanese Imperialism!"the couple holds hands and gazes dreamily into each other's eyes.) When Lin is in Goose Village one summer, a mutual acquaintance rapes Manna; years later, the rapist appears on a TV report titled"To Get Rich Is Glorious,"after having made thousands in construction. Jin resists hammering ideological ironies like these home, but totalitarianism's effects on Lin are clear: Let me tell you what really happened, the voice said. All those years you waited torpidly, like a sleepwalker, pulled and pushed about by others" opinions, by external pressure, by your illusions, by the official rules you internalized. You were misled by your own frustration and passivity, believing that what you were not allowed to have was what your heart was destined to embrace. Ha Jin himself served in the People's Liberation Army, and in fact left his native country for the U.S. only in 1985. That a non-native speaker can produce English of such translucence and power is truly remarkable--but really, his prose is the least of the miracles here. Improbably, Jin makes an unconsummated 18-year love affair loom as urgent as political terror or war, while history-changing events gain the immediacy of a domestic dilemma. Gracefully phrased, impeccably paced, Waiting is the kind of realist novel you thought was no longer being written. --Mary Park
Résumé : Le périple de Ha Jin est riche de questions fascinantes sur le langage, l'immigration et la place de la littérature, au sein de nos sociétés en proie à une mondialisation galopante, toutes questions qui occupent une place prépondérante dans L'Ecrivain comme migrant, sa première oeuvre non romanesque. Composé de trois essais, ce livre place la vie et l'ceuvre de Ha Jin en parallèle de celles d'autres exilés littéraires, faisant ainsi naître une conversation entre les cultures et les époques. Il fait référence aux cas d'Alexandre Soljenitsyne et du romancier chinois Lin Yutang, afin d'illustrer la loyauté de l'écrivain envers le pays qui l'a vu naître, tandis que Joseph Conrad et Vladimir Nabokov, qui ont, comme Ha Jin, choisi d'écrire en anglais, sont mis à contribution lors de l'examen du choix conscient d'une langue d'écriture par l'écrivain immigré. Un dernier essai fait appel à V. S. Naipaul et Milan Kundera, afin d'étudier de quelles manières notre époque en perpétuel changement pousse un écrivain immigré à repenser le concept même de patrie. Au fil de la plume, Ha Jin invite d'autres figures littéraires à rejoindre la conversation, comme W. G. Sebald, C. P. Cavafy et Salman Rushdie, altérant et affinant le concept même de littérature d'immigration. A la fois réflexion sur un thème essentiel à l'époque de la mondialisation et fascinant aperçu des écrivains qui peuplent la bibliothèque mentale de Ha Jin, L'Ecrivain comme migrant est une oeuvre critique passionnément engagée, puisant ses racines dans l'exil, mais lui ouvrant également de nouveaux horizons.
Revue de presse Elisabeth Newton est une jeune femme pour le moins particulière : pendant que les autres Ladies de son époque se contentent d'apprendre le français ou le piano, elle souhaite encore et toujours approfondir ses connaissances, que ce soit en Grec, en Latin, ou même en algèbre... et c'est bien dans cette optique qu'elle contraint Edwin à lui chercher un précepteur à la hauteur de ses très hautes exigences ! La tâche est loin d'être facile, mais Edwin finit par tomber sur Archibald Dolton, la perle rare... si tant est que l'on eût appelé ça une perle : en effet, ce beau blond est un séducteur et libertin depuis toujours, et une vieille connaissance d'Edwin à l'époque des études. Y a-t-il un risque qu'Archibald ne séduise sa Lizzy ? Aucun risque, l'énergumène n'étant intéressé que par certains hommes et par les belles femmes brunes et matures. Le problème concernant Archibald vient donc d'ailleurs... puisqu'il se retrouve soudainement accusé de meurtre ! Dans une grande demeure aristocratique où la jeune Lydia s'apprêtait à se marier par arrangement avec le dénommé Arthur, ce dernier et Georges, son futur beau-frère, ont été retrouvés morts, visiblement empoisonnés. Et Archibald, qui était le précepteur et à ses heures perdues partenaire sexuel de Lydia, se retrouve accusé par le père de ce dernier...Les auteures nous ont désormais habitués à mener chacun de leurs tomes en deux temps : d'abord une partie de présentation où tout se met en place, puis une seconde partie où notre chère Lady détective se fait un plaisir de résoudre ce qui semble impossible à comprendre. Et c'est à nouveau ce qui se passe !Non sans un humour bien porté, entre autres, par le caractère toujours aussi délicieux et malicieux de Lizzy qui mène tout le monde comme elle le souhaite, mais aussi par le "lego" Lestrade ou par Archibald (on avait un peu peur d'être irrité par ce cliché du séducteur, ce n'est pas finalement pas le cas, le bonhomme étant un peu ridicule et ne faisant pas forcément le malin devant Lizzy), on suit avec plaisir l'arrivée de ce dernier en tant que nouveau personnage, et la manière dont notre héroïne vient à nouveau se mêler de ce qui ne la regarde pas, autant pour son plaisir de résoudre les enquêtes que pour son intérêt personnel, puisque tout comme Andrew dans le tome 2, Archibald va être "victime" des négociations de la demoiselle : si elle parvient à prouver son innocence, il lui offrira un an de cours gratuits !Il faut toutefois signaler qu'en arrière-plan, certains éléments plus consistants se mettent en place. Notamment l'intérêt de plus en plus profond de l'inspecteur Grey pour Lizzy dont il demande clairement l'aide et sur laquelle il s'interroge beaucoup (au point de tomber sous son charme ?), surtout au sujet de sa relation exacte avec Edwin. Mais aussi autour des malicieuses références à un "avant Sherlock Holmes", que l'on s'amuse à tenter de repérer (après le jeune Lestrade et Moriarty, voici que Jane, la servante de Lizzy, tombe amoureuse d'un certain Hudson...). Mais, surtout, il y a l'arrivée d'une enquête qui s'annonce plus consistante que les autres, et portant sur une curieuse "sainte relique" mettant la ville en émoi : le "sang de la martyre", breuvage mis en avant par une mystérieuse secte... Pour l'heure, on ignore encore tout de cette affaire, simplement évoquée à quelques reprises.Pour le reste, il faut avouer que l'enquête autour de la mort d'Arthur et George n'est pas forcément surprenant, voire même très prévisible par certains aspects, mais elle reste néanmoins parfaitement menée grâce à une exploitation toujours aussi bonne des personnages : Lizzy qui prouve à nouveau toute l'étendue de ses connaissances (étonnantes pour une Lady de cette époque, rappelons-le) et nous offre quelques jolies cours (de chimie, entre autres), Edwin qui reste très appréciable dans sa relation avec sa patronne/amie d'enfance/petite soeur d'adoption/fiancée, Grey qui ne peut à nouveau qu'être épaté par la logique de notre héroïne... et les discrets personnages plus secondaires de cette histoire, dont Lydia, qui ne peut que faire le deuil de son fiancé sans savoir ce que lui réserve l'avenir.Encore un petit coup de maître de la part de Jeon Hey-jin et Lee Ki-ha, que l'on sent passionnées par leur série et qui en utilisent à merveille tous les aspects. (Critique de www.manga-news.com)
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.