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Art et technosciences. Bioart - Neuroesthétique
Jimenez Marc
KLINCKSIECK
30,00 €
Épuisé
EAN :9782252040218
De plus en plus d?artistes utilisent les nouvelles technologies à des fins esthétiques et artistiques. Des termes et des expressions tels bioart, biotech, biofacts, art transgénique, biogénétique, art in vitro, etc, désignent ainsi des créations hybrides mi-artistiques, mi-scientifiques. Ces "oeuvres", volontairement provocantes, dérangent. Elles ébranlent l?imaginaire et transgressent parfois les limites traditionnellement et historiquement assignées à l?art occidental. Elles troublent aussi notre jugement en révélant, au-delà du domaine de l?art, une multiplicité d?enjeux d?ordre éthique, religieux, philosophique, culturel, juridique et politique. La neuroesthétique, espace interdisciplinaire entre l?esthétique, les neurosciences et les sciences cognitives, représente aujourd?hui un aspect particulièrement novateur de l?alliance entre l?art et la science. Les questions qu?elle pose sont nombreuses : quelle est la part de l?inné et de l?acquis dans l?expression de notre sensibilité au beau ? Existe-t-il des dispositions neuronales, des structures cérébrales, qui favorisent la reconnaissance et l?appréciation de la beauté ? Peut-on identifier les processus physiologiques qui déterminent ou accompagnent l?expérience esthétique plastique ou musicale, etc ? Autant d?interrogations tournées vers un futur incertain, sources d?inquiétude, auxquelles la technoscience livre peu à peu ses propres réponses. Autant de défis que doit tenter de relever néanmoins la réflexion esthétique.
La lecture des derniers poèmes que Nietzsche compose entre 1879 et 1888, se révèle indispensable si l'on veut suivre les cheminements d'une pensée qui ne procède pas selon les voies traditionnelles de l'argumentation philosophique et de l'abstraction conceptuelle. Elle permet aussi de comprendre les prétendues contradictions de la pensée nietzschéenne, non plus comme des incohérences mais comme les signes ambigus d'une entreprise dont l'auteur a pressenti maintes fois la difficulté, sinon l'échec, lui qui n'ignorait pas que "le service de la vérité est le plus dur service".
Résumé : Prises dans un flux incessant, les images pléthoriques d'un art devenu excessif sollicitent nos sens et modèlent notre imaginaire. Ira-t-on jusqu'à parler de " dictature des images " ? Certes non. La civilisation de l'image n'a pas tué la civilisation du texte. Les images, y compris celles de l'art contemporain, aussi fascinantes, séduisantes ou atroces soient-elles, laissent des traces et ces traces continuent d'en appeler au renfort de l'écrit pour que s'établisse la relation entre l'original et sa copie, la réalité et la fiction, la vérité et son illusion... afin aussi que nous cessions d'être dupes de leur pouvoir et surtout du pouvoir de ceux qui les créent et nous les imposent.
Les formes inédites de l'art contemporain, souventprovocatrices et parfois mal comprises par le public,sont certainement à l'origine du regain d'intérêt pour l'esthétique. Dès le XIXe siècle, celle-ci s'est trouvée confrontée aux soubresauts de la modernité artistique puis des avant-gardes et elle s'est forgée une terminologie propre, d'origine philosophique, qui n'est pas toujours familière aux non-spécialistes.Pour que le débat sur l'art actuel paraisse moinsconfus ou réservé aux seuls initiés, cet ouvrage expose les enjeux artistiques nés avec le XXe siècle et les principales questions auxquelles tente de répondre l'esthétique contemporaine. Biographie de l'auteur Marc Jimenez, philosophe et germaniste, est professeur à l'université de Paris I (Panthéon-Sorbonne). Il enseigne l'esthétique à l'UFR d'Arts plastiques et sciences de l'art où il dirige le Centre de recherches en esthétique théorique et appliquée. Il est le directeur de la Collection d'esthétique chez Klincksieck.
Il est devenu banal de déclarer que les images virtuelles et le mondes fictifs crées par les nouvelles technologies donnent à repenser le rapport de l'homme au réel, et le rapport de l'homme à lui-même. Il conviendrait aujourd'hui de regarder les oeuvres d'art comme des dispositifs fictionnels, non pas seulement comme de pures et simples fictions, mais comme des virtualités qui aiguisent nos yeux, affûtent nos oreilles, engendrent les fantasmes que nous projetons dans le futur comme autant d'espoirs d'émancipation.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.