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Littératures camerounaises. Devoirs de mémoire et politiques du pardon
Jiatsa Jokeng Albert ; Njiomouo Langa Carole ; Hou
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343196077
Les réflexions contenues dans cette collection d'essais évaluent les fondements littéraires du devoir de mémoire à l'endroit des figures référentielles et de l'Histoire du Cameroun. Elles participent donc de l'inscription de la mémoire et de la normalisation des politiques du pardon dans la psyché des Camerounais. Certes, tous les sujets graves de l'Histoire n'ont pas été abordés, mais le livre se veut linéament, et invite donc les nouveaux chercheurs à se pencher sur le sujet. Le Cameroun est jeune, mais que d'histoires tragiques subies et dont la mise à la disponibilité de la population a été occultée. Face à ce mur du silence, il ne reste que l'écrivain. Nous sommes d'accord, tout comme Anne-Marie Thiesse dans La fabrique de l'écrivain national : entre littérature et politique, que les auteurs camerounais doivent se transformer en des "écrivain[s] nation[aux]", des "ingénieurs des âmes" qui posent des questions historiques de la nation en créant des oeuvres enracinées au Cameroun par le biais de la mémoire.
Le vacataire est ce travailleur «arc-en-ciel», dont la présence dans le système éducatif, bien qu'acceptée, est une véritable pierre d'achoppement pour l'avenir de l'éducation au Cameroun s'il n'est pas pris en compte comme un des maillons essentiels. Non seulement le vacataire reçoit un salaire extrêmement bas, mais il ne jouit d'aucun statut particulier pouvant réglementer son activité au sein d'un corps éducatif pourtant bien structuré.
La notion africaine de " non-encore-nésA " dans la communauté tridimension-nelle africaine est un exemple d'illustration du fait que dire sa foi aujourd'hui nécessite une reprise critique de l'être-au-monde de l'Africain dans sa situation actuelle, et dans ce qu'il y a d'" authentiquementA " humain. Ceci lui permet d'y voir un lieu d'expression de sa foi chrétienne, et met ainsi davantage en exergue le fait que la nouveauté, c'est le Christ qui rejoint l'homme où il est, et non la tradition humaine du plus fort (allusion au contexte colonial de l'évangélisation). A partir de cette notion, l'auteur montre comment la compréhension de la personne humaine, définie " au-delà d'elle-même ", apparaît comme un écho retentissant, dans le contexte africain, de la vision biblique de la préexistence humaine : " Avant même de te modeler au ventre maternel, je t'ai connu ; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré ; comme prophète des nations, je t'ai établi" (Jr 1, 5). Il montre non seulement qu'une telle approche enrichit la compréhension chrétienne de la personne humaine, mais aussi qu'elle amplifie l'écho de la voix de l'Eglise sur l'accueil de la vie à son commencement.
Cet essai collectif propose un ensemble de réflexions sur l'état actuel de l'intermédialité des points de vue théorique, méthodologique, herméneutique et épistémologique. Elle explore aussi bien le renouvellement des possibilités de saisie des interactions médiatiques que le fonctionnement du paradigme intermédiatique en ce qui concerne son déploiement. A partir des supports divers et variés, ces études dégagent avec pertinence des arguments d'un champ original glosant sur des possibilités de renouvellement de ses horizons de construction de sens en tant que process esthétique.
Guiyoba François ; Fopa Kuete roger ; Jiatsa Joken
Le présent volume se demande en quoi le discours scientifique est spécifique en tant que fait et pratique intermédiatiques, et en quoi le principe intermédial participe de cette spécificité. A l'examen des entrelacs entre sciences et intermédialité, il est envisagé une redéfinition des énonciations scientifiques en tant que processus intermédiatiques. Les articles contenus dans ce volume postulent une révision des théories et approches scienti ques en général et des sciences sociales en particulier. Ils posent le discours scienti que comme institutionnellement original, ouvert, métadiscursif, interdisciplinaire, relevant de l'heuristique et de l'herméneutique que la perspective intermédiale sert justement à mieux appréhender.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.