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Savoirs N° 24, 2010 : Syndicats et formation
Carré Philippe
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296139473
Syndicats et formation est donc le thème de cette nouvelle livraison de la revue Savoirs et, pour le traiter sous la forme d'une " note de synthèse ", nous avons fait appel à deux chercheurs en science politique, Nathalie Ethuin et Karel Yon. Dans le cadre d'une recherche financée par l'Agence nationale de la recherche et au sein d'une équipe plus large, ils ont en effet été amenés, d'une part à travailler sur les archives syndicales, d'autre part à analyser en détail la littérature consacrée à cette question. Dans leur note de synthèse, intitulée Entre travail, citoyenneté et militantisme : un panorama des travaux sur les relations polyphoniques entre syndicalisme et formation, ils mettent au jour les différentes formes de liens possibles entre ces deux mondes et remarquent au passage que ceux-ci ont été assez peu étudiés jusqu'ici. Un retour aux sources était nécessaire pour conduire le lecteur à comprendre les évolutions actuelles. Après une première partie historique et une seconde institutionnelle, les auteurs traitent de deux aspects complémentaires de la relation syndicats/formation : d'une part, la formation syndicale ou les dispositifs mis en oeuvre par les organisations syndicales pour permettre aux militants d'exercer leur mandat de la meilleure façon possible et, d'autre part, la place prise par les syndicats dans le développement d'une politique de formation, qu'elle soit continue ou tout au long de la vie. Le numéro se poursuit d'abord avec un article de recherche sur l'analyse de situations d'enseignement et d'apprentissage dans une formation dite " de base ", puis par un autre portant sur les stratégies d'autorégulation environnementales d'étudiants adultes impliqués dans des formations à distance. La rubrique vie de la recherche clôt ce numéro. Elle vise à promouvoir les lieux de production de recherches en formation des adultes et les thèses soutenues sur ce sujet. Dans ce présent numéro, le centre interuniversitaire de recherche de Lille éclaire sa contribution aux questions de formation des adultes.
Comment et dans quelle mesure peut-on former au social par le travail social interroge Evelyne Baillergeau. Ces pratiques de formation, écrit-elle, peuvent consister à apporter un soutien à des personnes en vue de reprendre prise sur leur devenir et sur celui de leurs proches. Evelyne Baillergeau nous présente cette intention formative de l'intervention sociale de manière diachronique, au Québec, où l'histoire a façonné les pratiques et les institutions de manière spécifique. Les influences interculturelles, des Etats-Unis géographiquement proches, mais aussi de l'Europe francophone qui relie le Québec au vieux continent à travers sa culture et ses valeurs, modèlent les pratiques et les conceptions des intervenants sociaux. C'est pourquoi la promotion de l'empowerment collectif ou développement des communautés ainsi que celle de l'autonomie et de l'épanouissement des personnes, recherchée à travers l'intervention sociale, trouve aujourd'hui un écho particulier et fait débat entre les différents acteurs. Les "rebonds" sollicités à la suite de cette note contribuent à alimenter la réflexion en mettant en avant d'autres influences. Ce numéro comporte deux articles de recherche. Dans le premier, Gilles Leclercq analyse l'impact spécifique induit par un environnement numérique sur différents aspects d'un dispositif de formation, de son pilotage à sa production. Dans le second, Dominique Kern examine les conditions spécifiques de formation des personnes âgées, en mettant en évidence l'importance de la dimension des ressources sociales et culturelles dans la "disposition à apprendre" des personnes âgées. La revue "Savoirs" a pour vocation de favoriser la production, la valorisation et la mise en débat des synthèses et des résultats de travaux de recherche (thèses, recherches sur contrat, symposium, notes d'habilitation à diriger des recherches, etc.), réalisés dans le champ de la formation des adultes. Elle souhaite contribuer ainsi à la compréhension des systèmes d'éducation et de formation.
La présente réflexion se donne pour objet de réaliser un bilan des recherches conduites depuis une vingtaine d'années sur la formation individualisée ou l'individualisation en formation du côté des chercheurs mais également des chercheurs praticiens. Les approches sont multiples, descriptives, compréhensives, normatives ou encore performatives. L'objectif est de mettre en avant le substrat théorique qui sous-tend les acceptions défendues, le matériau empirique mobilisé, mais aussi les enjeux analytiques que posent les conceptualisations énoncées, voire les éventuelles controverses qui opposent les auteurs. Après ce dossier, viennent des articles de recherche qui portent sur différents modèles d'analyse de situations de formation. Ils portent sur les effets sélectifs implicites de la formation à distance, les transformations du métier de conseiller en Validation des Acquis Professionnels, la représentation de la langue écrite chez des adultes illettrés et l'usage de la didactique professionnelle comme modèle d'analyse de la formation de formateurs en éducation physique et sportive. La rubrique " Vie de la recherche " vise à promouvoir les lieux de production de recherches en formation des adultes et les thèses soutenues sur ce sujet. Dans ce numéro, Claudie Solar nous propose de dresser un panorama du fonctionnement de la recherche au Canada.
Cette nouvelle livraison de Savoirs s'ouvre sur une note de synthèse qui entend rendre compte de l'activité humaine en situation, dans sa dimension formative. Il s'agit d'analyser des "approches qui s'intéressent à l'expérience subjective vécue en situation, c'est-à-dire à ce que les acteurs font et à la façon dont ils vivent ce qu'ils font". Pour cela, trois approches sont mobilisées : la psychophénoménologie initiée par Pierre Vermersch, l'observatoire du cours d'action établi par Jacques Theureau et la clinique de l'activité impulsée par Yves Clot, dont il explore les implications théoriques et pratiques.
Le présent numéro de Savoirs, au travers sa note de synthèse, questionne la "culture scientifique et technique" et sa propagation dans le tissu social français en posant une double série de questions. Tout d'abord, dans le champ sémantique de la notion et de son import dans les discours et les pratiques sociales, ensuite, dans les ambiguïtés des pratiques culturelles "scientifiques". De nombreuses questions en découlent. "Faire de la science", est-ce en somme, participer à des actions de découverte scientifique pour tous ? Est-ce faire allégeance au modèle de la réussite en sciences à l'école, par un "retour aux études" en forme de deuxième chance ? Ou bien développer, en autodidacte éclairé, des "passions ordinaires" qui peuvent, à point nommé, avoir recours à des démarches, des méthodes, une tournure d'esprit quasi-expérimentale ? Ou encore transgresser les normes usuelles du savoir "scientifique" pour développer, à partir de pratiques sociales diverses (en particulier dans des associations d'amateurs, de militants, ou encore de malades) des expertises et des innovations susceptibles de nourrir les savoirs savants institués ? Ce sont ces questions qui sont abordées dans cette note. Suivent deux articles de recherche. Le premier est consacré aux enjeux des interactions de tutelle dans la formation par alternance des enseignants. Le second, présente une méthodologie d'accès à l'expérience subjective. La rubrique "Vie de la recherche" est consacrée au compte-rendu du colloque 2011 du réseau des universités préparant aux métiers de la formation et à la description des activités de recherches de l'Unité propre de recherche Développement professionnel et Formation de Dijon. Suit la rubrique thèses en formation des adultes.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.