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Savoirs N° 27, 2011 : L'institutionnalisation de la culture scientifique et technique, un fait socia
Carré Philippe
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296568426
Le présent numéro de Savoirs, au travers sa note de synthèse, questionne la "culture scientifique et technique" et sa propagation dans le tissu social français en posant une double série de questions. Tout d'abord, dans le champ sémantique de la notion et de son import dans les discours et les pratiques sociales, ensuite, dans les ambiguïtés des pratiques culturelles "scientifiques". De nombreuses questions en découlent. "Faire de la science", est-ce en somme, participer à des actions de découverte scientifique pour tous ? Est-ce faire allégeance au modèle de la réussite en sciences à l'école, par un "retour aux études" en forme de deuxième chance ? Ou bien développer, en autodidacte éclairé, des "passions ordinaires" qui peuvent, à point nommé, avoir recours à des démarches, des méthodes, une tournure d'esprit quasi-expérimentale ? Ou encore transgresser les normes usuelles du savoir "scientifique" pour développer, à partir de pratiques sociales diverses (en particulier dans des associations d'amateurs, de militants, ou encore de malades) des expertises et des innovations susceptibles de nourrir les savoirs savants institués ? Ce sont ces questions qui sont abordées dans cette note. Suivent deux articles de recherche. Le premier est consacré aux enjeux des interactions de tutelle dans la formation par alternance des enseignants. Le second, présente une méthodologie d'accès à l'expérience subjective. La rubrique "Vie de la recherche" est consacrée au compte-rendu du colloque 2011 du réseau des universités préparant aux métiers de la formation et à la description des activités de recherches de l'Unité propre de recherche Développement professionnel et Formation de Dijon. Suit la rubrique thèses en formation des adultes.
Économie du savoir, société cognitive, formation tout au long de la vie... L'acquisition de connaissances et de compétences nouvelles devient le levier majeur de l'adaptation et du développement des individus, des organisations et des nations du XXI° siècle. Le désir et la capacité d'apprendre sont en passe de devenir les compétences-clés du "travailleur du savoir" et du citoyen de demain. La notion d'apprenante illustre ce nouveau rapport au savoir dans ses différentes déclinaisons: vouloir apprendre, savoir apprendre, pouvoir apprendre. Cet ouvrage propose un état de la question de la société cognitive aujourd'hui, avant de définir la notion d'apprenante comme "ensemble durable de dispositions favorables à l'acte d'apprendre dans toutes les situations". Il analyse ensuite trois conditions de son essor: comprendre les motivations à apprendre, développer les compétences d'autoformation, déployer une écologie de l'apprenante. Ce sont trois facettes de ce nouveau rapport au savoir sans lesquelles les discours enchantés ou menaçants de la société cognitive et de la formation tout au long de la vie n'auront qu'un impact limité sur les pratiques des sujets sociaux. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de licence, master ou doctorat en sciences sociales ou sciences de l'éducation et aux professionnels de l'éducation et de la formation des adultes (formateurs, responsables de formation et des ressources humaines), ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par le devenir des systèmes éducatifs.
De la formation à l'apprenance Depuis la fin du XXe siècle, en lien avec l'idée d'éducation permanente, une nouvelle culture de la formation émerge et se diffuse, qui donne au sujet social le rôle premier dans le développement de ses compétences. C'est ainsi que le débat sur l'apprenante s'élargit aux dimensions pédagogiques et organisationnelles de l'apprentissage tout au long de la vie. De l'entreprise au territoire, et jusqu'à la planète, tout notre environnement est aujourd'hui massivement invité à devenir "apprenant". Poser l'apprenance comme attitude individuelle et collective d'ouverture à toutes les opportunités d'apprendre est donc devenu un prérequis des sociétés de la connaissance. Il s'agit dès lors de mieux en comprendre l'émergence, la portée et les limites. Cet ouvrage tente de décrypter ces évolutions massives : comment et pourquoi les adultes apprennent-ils tout au long et "au large" de la vie ? Et comment faciliter, accompagner, nourrir leurs efforts dans ce sens ?
Qu'est-ce que la sociologie peut nous dire aujourd'hui de la formation ? La sociologie est loin d'être monolithique et les sociologues, même s'ils ne sont pas si nombreux à prendre la formation comme centre d'intérêt majeur de leurs recherches, adoptent sur le thème des angles d'attaque fort différents. Les auteurs ont choisi de privilégier un axe majeur de la recherche sociologique, celui des inégalités d'accès et d'effet de la formation.
Dans le monde des " sciences de la formation ", friand de notions originales (ou rénovées), il est plutôt rare qu'un concept d'apparition récente soit adossé à un capital de références scientifiques établi. C'est pourtant le tableau que nous offre le thème de l'autorégulation que Laurent Cosnefroy s'attache à nous présenter dans cette livraison, en une note de synthèse complète, basée sur des travaux en quasi-totalité inédits en langue française. De fait, les travaux sur self-regulation et selfregulated learning se sont multipliés au début des années 1990 mais ce principalement aux Etats-Unis et en Allemagne. Le lecteur pourra donc se plonger dans une littérature méconnue mais éclairante du concept. Le numéro se poursuit d'abord avec un article de recherche sur la professionnalisation des enseignants débutants à l'université puis un autre sur l'usage de la didactique professionnelle dans la formation des adultes. La rubrique vie de la recherche clôt ce numéro. Elle vise à promouvoir les lieux de production de recherches en formation des adultes et les thèses soutenues sur ce sujet. Dans ce présent numéro, l'Agence Nationale d'Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) éclaire sa contribution aux questions de professionnalisation et de développement professionnel.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.