Résumé : " Je m'étais efforcé jusque-là de ne pas lui poser de questions sur sa vie afin que d'elle-même elle veuille bien m'en dévoiler tout au moins des bribes. D'abord son âge, car chaque fois que je l'avais interrogée elle avait éludé avec un sourire de coquetterie... Mais cette nuit, elle s'était confiée. Elle avait trois ans de plus que moi, c'est-à-dire vingt-huit ans. " Jacques se croyait à l'abri des coups de foudre. Nominé sous-directeur d'un palace de la Côte d'Azur, il rencontre Lise, une jeune femme très belle et détentrice d'un lourd secret. Il éprouve pour la première fois un véritable amour. Mais Lise disparaît mystérieusement, laissant derrière elle un homme brisé. Sandro, un Italien passionné de peinture, érudit et jouisseur, le sauve de la dépression. Pendant dix ans, cet homme, tour à tour généreux et inquiétant, accompagnera Jacques dans sa lente convalescence morale, jusqu'à ce que surgisse Hélène, une femme plus âgée, qui lui rappelle étrangement Lise et avec laquelle se noue aussitôt une vraie complicité... Au terme d'un parcours palpitant entre la France et l'Italie, Jacques parviendra-t-il à résoudre l'énigme qui a bouleversé sa vie ?
Issue de la spiritualité grecque tardive, la mystique occidentale traverse le christianisme à partir du Ve siècle en adoptant des formes diverses. Elle va connaître les soubresauts propres à toute aventure spirituelle: des floraisons extraordinaires, des éclipses noires, des temps d'apaisement. À ces périodes appartiennent les grands actes d'un Moyen Age d'inspiration intellectuelle à la suite du Pseudo-Denys, souffrant et affectif avec Bernard de Clairvaux, de nouveau plus spéculatif au XIVe siècle sous l'impulsion dominicaine. Le XVIe siècle portera la mystique à sa quintessence, à travers les hautes figures de sainte Thérèse d'Avila et de saint jean de la Croix. Jean-Pierre Jossua suit à la trace le parcours de l'expérience unitive, interrogeant l'histoire avec exigence et lucidité, poussant jusqu'en ses derniers retranchements la question suprême: seul avec Dieu?
Un photographe de mode, Antoine Dambreville, riche et célèbre mais vieillissant, meurt d'un infarctus. Il laisse une jeune veuve, Véronique, femme sans scrupules, mannequin un peu "pute" par ailleurs qui a hâté sa mort, avec la complicité du médecin traitant de son mari, Paul Vallon. Médecin qui était son amant, et dont Véronique est passionnément éprise. Une passion que ne partage pas le praticien, fiancé de longue date à une jeune fille de bonne famille, avec qui il doit très bientôt partir pour l'Afrique dans le cadre d'une mission humanitaire. Le jeune médecin est subitement retrouvé mort, horriblement défiguré. Le meurtre a été commis par les personnages principaux de ce roman, Arthur, un corbeau apprivoisé et mélomane, qui est le narrateur principal de ce récit, et sa complice de toujours, Rébecca, superbe chatte siamoise, attachée à son maître jusqu'à la mort. Arthur et Rébecca étaient les seuls vrais amis d'Antoine, avec Françoise Morel, une de ses anciennes conquêtes qu'il loge dans une maison voisine de sa villa de la côte varoise, et le capitaine Stéphane Alberti, éminent inspecteur de police, ami d'enfance d'Antoine et chargé de l'enquête ouverte à la suite du décès de Paul Vallon. Le livre rend compte du déroulement de cette enquête, plaçant au centre de l'intrigue Françoise, qui, comme Antoine et peut-être encore mieux que lui, sait communiquer avec les animaux. Roman aussi prenant qu'original, poétique, trépidant aussi, mené de main de maître au rythme d'une enquête policière complexe, pleine de suspense et de rebondissements. Un hymne par ailleurs aux liens que l'homme peut tisser avec des animaux, liens privilégiés, empreints d'une intensité et d'une vérité qui enchantera tous ceux qui sont sensibles à la forme d'affectivité que seule la compagnie d'un animal peut révéler.
Le terme de capitalisme a été forgé au XIXe siècle par des socialistes français comme Proudhon, Pierre Leroux ou Blanqui. Ils désignaient ainsi le systèmeéconomique et social de leur temps qu'ils espéraient voir remplacé, à plus ou moins long terme, par le socialisme. Très vite, sous la plume des doctrinaires, ce néologisme a acquis une connotation péjorative, au point que les auteurs libéraux lui ont substitué des termes plus "neutres", tel celui d'"économie de marché". Aujourd'hui, le capitalisme est le seulsystème économique qui soit en état de fonctionner. Certains ne se résignent pas à cette situation. Ce livre éclaire les controverses actuelles par une analyse historique du capitalisme et l'étude de ses relations avec le socialisme et la démocratie. Biographie de l'auteur Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas (Paris II), Claude Jessua est l'auteur, aux PUF, d'une Histoire de la théorie économique. Il a également dirigé le Dictionnaire des sciences économiques.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).