Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Portrait
JEROME PERE
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9791090819856
Portrait parachève la publication des écrits spirituels de Père Jérôme. Les photos réunies dans ce livre permettent de découvrir les êtres et les lieux évoqués dans les différents volumes publiés aux Editions Ad Solem. Année après année, c'est toute l'existence de Père Jérôme qui se déroule sous les yeux du lecteur - de sa jeunesse à Fribourg jusqu'au seuil de la vieillesse à Sept-Fons. Deux impressions se dégagent de ce portrait : la paix intérieure du moine, que ressentirent tous ceux qui ont côtoyé Père Jérôme, mais aussi la peine endurée par lui pour demeurer fidèle à sa vocation religieuse. Les documents photographiques et les fac-similés reproduits dans Portrait se veulent une invitation à suivre un vrai témoin de la vie monastique dans sa recherche de Dieu. Une quête à laquelle est d'ailleurs appelé tout baptisé.
Ce qui démontre la grandeur de la religion, c'est qu'elle se traduit nécessairement dans la vie d'un homme par la fidélité. La vertu de religion exige la fidélité, elle n'existe que dans la fidélité. " Mais avons-nous encore le sens de la fidélité ? Si l'infidélité est la plus basse des faiblesses, il faut penser que, par contrecoup, la fidélité est le plus méritoire des efforts. La fidélité veut tout le reste, puisqu'elle assure la continuité de tous les dons, depuis la simple docilité de l'esprit, jusqu'à l'offrande la plus profonde du cœur. Que seraient les meilleurs dons, s'ils étaient un jour retirés, par ennui ou par faiblesse ? " Il y a une fidélité à servir, et aussi une fidélité dans le consentement à recevoir. Puiser encore au même tonneau, quand le bon vin du début devient progressivement du vinaigre, c'est fidélité. Or, quel vin ne devient, un jour ou l'autre, vinaigre ? Quelle terre promise ne se change en désert ? " Par conséquent, c'est un service du cœur qui nous est demandé à l'égard de Dieu, une fidélité et un respect de fils et d'ami. " Père Jérôme. Dieu notre Père et Ami reproduit la première des 24 thèses cisterciennes de Père Jérôme, Le tout de Dieu, un long traité sur la vertu de religion.
Pour "bâtir sur du solide" , comme Père Jérôme aimait à le répéter, il faut une certaine connaissance "technique" des lois de la vie avec Dieu. Cet écrit solidement structuré présente de manière simple les éléments essentiels de la vie spirituelle. Croissance de l'invisible surnaturel veut nourrir l'intelligence afin que celle-ci forme le comportement de l'homme de prière. Un guide précieux pour entrer dans la relation avec Dieu sans risque d'erreur et de découragement. Père Jérôme (1907-1985) était moine de l'abbaye Notre-Dame de Sept-Fons de l'Ordre cistercien (trappiste). Il était ingénieur agronome, né dans l'île de Rhodes, et de nationalité suisse. Il vécut toute sa vie dans son monastère, en Bourbonnais. A une époque difficile de l'histoire de l'Eglise contemporaine, il sut transmettre sa "science" à des élèves devenus des disciples, et les conduire à Dieu par des chemins sûrs. Sans Père Jérôme, Sept-Fons ne connaîtrait sans doute pas son efflorescence actuelle.
La prière du chapelet est marquée par la répétition. Comment faire de cette prière le grand moyen de se garder en présence de Dieu ? Une longue pratique de la récitation du chapelet a conduit Père Jérôme à écrire ce court "invitatoire". Il le destinait à ceux qui souhaitaient pratiquer cette prière avec attention, pour grandir dans une relation personnelle avec le Christ, par Marie. On y trouve les moyens d?échapper à la routine de la prière répétitive et d?acquérir à la place une seule habitude : celle de laisser Dieu grandir en nous.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.