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Fictions d'histoire littéraire
Jeannelle Jean-Louis
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507470
Une violente bataille entre livres anciens et livres modernes où les plumes sont des flèches et où l'encre sert de poison. La Fontaine, Racine, Corneille, Boileau, Chapelain devenus, après la Révolution, les héros de comédies mêlées de Vaudeville pour l'édification du public. Un jeune chercheur qui découvre par hasard un texte truffé de références aux grandes oeuvres de la fin du XIXe siècle mais s'aperçoit, au cours de sa lecture, que ce volume d'un certain Hugo Vernier a été publié en 1864. Un poète qui réunit les oeuvres inédites de son ami récemment décédé afin d'en prouver la nullité littéraire avec un acharnement suspect... Toutes ces " fictions d'histoire littéraire " ont pour caractéristique de mêler la réflexion sur le passé des oeuvres aux plaisirs de l'imagination, selon des formes qui vont de l'allégorie jusqu'au microrécit, en passant par la pièce de théâtre, la nouvelle, le roman à clés, la correspondance, le tableau de la vie littéraire, l'essai ou encore le pastiche. La fiction y est un détour offrant des ressources propres à compenser l'absence de rigueur méthodologique des spécialistes. Les potentialités aussi bien que les impasses de toute reconstitution historique sont ainsi mises à jour, versées au compte de l'imaginaire moins par simple plaisir ludique qu'afin d'ouvrir une autre manière de raconter l'histoire littéraire.
On a jusqu'ici ignoré la fonction essentielle impartie après la Seconde Guerre mondiale au mémorable : notre intérêt exclusif pour les écrits de l'intime nous la cache. Sont ici examinées dans un premier temps trois figures à travers lesquelles le mémorable a pris forme après la Libération : le militant avec Victor Serge, le dirigeant avec le général de Gaulle et l'intellectuel avec Simone de Beauvoir. Il en a néanmoins résulté, de la part d'écrivains, une hostilité manifeste à l'égard d'un genre autrefois dominant. Une deuxième partie du présent ouvrage est consacrée à ces manifestations d'animosité : stratégique, de la part de Céline retournant l'arme des Mémoires contre les détenteurs de mémoire officielle, ou de principe en ce qui concerne Jean-Paul Sartre et Louis Aragon se refusant l'un et l'autre à l'injonction mémoriale, tout en y répondant de manière détournée. Brandi ou refusé, le genre des Vies mémorables a fait preuve d'une extraordinaire adaptabilité : la partie finale porte sur les récits de désaveu d'anciens militants communistes, le retour discret des Mémoires feints, en particulier grâce aux Bienveillantes de Jonathan Littell, enfin le recours chez Daniel Cordier au journal factice afin de combler la distance qui sépare tout récit mémorial des faits vécus.
Jean-Louis Jeannelle: Maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, il est l'auteur d'une étude consacrée au Miroir des limbes: Malraux, mémoire et métamorphose et d'Ecrire ses Mémoires au XXe siècle: déclin et renouveau (Gallimard, 2006 et 2008).
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.