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Kukum
Jean Michel
DEPAYSAGE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782902039098
Au soir de sa vie, grand-mère (kukum, en langue innue) depuis longtemps déjà, Almanda Siméon se retourne sur son passé et nous livre son histoire, celle d'une orpheline québécoise qui tombe amoureuse d'un jeune Amérindien puis partage la vie des Innus de Pekuakami (l'immense lac Saint-Jean), apprenant l'existence nomade et brisant les barrières imposées aux femmes autochtones. Centré sur le destin singulier d'une femme éprise de liberté, ce roman relate, sur un ton intimiste, la fin du mode de vie traditionnel des peuples nomades du nord-est de l'Amérique et les conséquences, encore actuelles, de la sédentarisation forcée. Son auteur Michel Jean, descendant direct d'Almanda Siméon, est un journaliste reconnu au Québec.
Alors que, sur la plupart du territoire français, l?été est souvent associé à une pénurie d?eau et à des restrictions drastiques, rien de tel en basse Provence, terre de soleil: un simple rappel à un usage raisonnable de l?eau. Comment expliquer ce ?paradoxe provençal? souvent évoqué en matière de gestion de l?eau? La réponse se trouve dans l?histoire car, depuis très longtemps, les hommes ont réalisé des travaux, souvent complexes, pour amener vers les basses terres provençales l?eau de la Durance et du Verdon, bien alimentés par la fonte des neiges. Les plus anciens ouvrages de grande envergure remontent aux Romains, qui ont laissé des monuments témoins de leur génie de bâtisseurs. Puis, après une relative éclipse au Moyen Age, une période de grands aménagements hydrauliques s?est ouverte à la fin de la Renaissance, avec le canal de Craponne, et s?est poursuivie régulièrement jusqu?à nos jours avec l?aménagement agro-industriel du bassin de la Durance et duVerdon. C?est ce qui explique le paradoxe apparent d?une facile disposition de l?eau. Le propos de cet ouvrage n?est pas de décrire tous les aménagements réalisés, mais d?analyser les plus importants par l?ampleur du territoire ou des populations concernés ou par les problèmes techniques ou économiques qu?ils ont résolus. C?est ainsi que sont successivement étudiés, outre le canal de Craponne, le dessèchement des basses terres d?Arles au XVIIe siècle, le projet de ?canal de Provence? de Jean André Floquet au XVIIIe siècle pour alimenter en eau Aix et Marseille, l?initiative de l?archevêque de Boisgelin qui a donné naissance aux canaux des Alpines méridionales et septentrionales avant la Révolution, le canal de Carpentras créé au début du XIXe siècle, le canalde Marseille, les travaux de François Zola dans la région d?Aix puis le canal du Verdon, et enfin le canal de Provence qui a vu le jour après la Seconde Guerre mondiale. Toutes ces réalisations ont eu à leur tête des promoteurs, les ?architectes de l?eau?, qui en ont impulsé et soutenu la réalisation avec constance. En s?appuyant sur des documents d?archives souvent inédits, Michel Jean s?est surtout attaché à comprendre les motivations de ces hommes et leur vision économique et sociale: que voulaient-ils faire? A quels besoins souhaitaient-ils répondre? Comment pouvaient-ils financerleurs ouvrages, les faire fonctionner? En faveur de quels usages? Il décrit ainsi les différentes étapes de la progression des idées en les situant dans leur contexte géographique, économique et social. Trop souvent méconnus, ces ?architectes de l?eau? sont des personnages majeurs de la mise en valeur du territoire provençal, et leurs réalisations indiquent de façon éloquente l?état de la société où elles ont été mises en place, ses aspirations, sa capacité à les satisfaire et sa vision de l?avenir.
Résumé : A quatorze ans, Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leurs familles sur ordre du gouvernement canadien. Avec les autres enfants innus du village, ils sont conduits dans un pensionnat, à près de mille kilomètres de chez eux, pour y être éduqués. Là-bas, il leur est interdit de parler leur langue, leurs cheveux sont rasés, leurs objets personnels confisqués. Ils ne sont désormais plus qu'un numéro. Soixante-dix ans plus tard, l'avocate Audrey Duval cherche à comprendre ce qu'il est advenu des trois jeunes Innus mystérieusement disparus... Ecrivain et journaliste à Montréal, Michel Jean est issu de la communauté innue de Mashteuiatsh. Il est notamment l'auteur de Kukum, roman vendu à plus de 200 000 exemplaires au Québec, traduit en plusieurs langues et couronné des prix littéraires France-Québec, Vleel et Nature nomade.
Billioud Jean-Michel ; Des Ligneris Charlotte ; Co
Jean-Michel Billioud est né à Marseille le 13 juillet 1964. Titulaire d'un double DEA d'histoire, il entame une carrière d'auteur en 1997 et compte aujourd'hui une cinquantaine de livres à son actif. Passionné par les Rois de France, Jean-Michel a déjà écrit plusieurs livres pour enfants sur le sujet. Il a également travaillé à la radio et c'est un passionné de cinéma, d'histoire et de sport.
Résumé : Elie, Innu québécois, a tué son père alcoolique et violent dans une crise de rage. Rejeté par les siens à sa sortie de prison, dix ans plus tard, il prend la direction de Montréal, où il rejoint la communauté des sans-abris autochtones. Situé en plein coeur de la ville, le square Cabot devient leur refuge. Elie y côtoie les jumelles inuuk Mary et Tracy, Jimmy le Nakota, qui distribue des repas chauds, et Mafia Doc, qui refuse de quitter sa tente alors que Montréal plonge dans le froid polaire. Dans ce roman plein d'humanité, Michel Jean nous raconte le quotidien de ces êtres abîmés, fait d'alcool et de rixes, mais aussi de solidarité, de poésie et d'espoir.
Résumé : "Comme la vengeance demande de l'énergie et du risque, il faut faire des choix. On ne peut pas punir tout le monde. On ne peut pas éliminer tout le monde, même si, à un moment ou un autre, ils finissent tous par vous taper sur les nerfs. Mais on peut se faire plaisir". Peut-on avoir de bonnes raisons de tuer son prochain et d'en jouir ? Selon la narratrice de ce roman, une jeune femme discrète au visage angélique, cela ne fait aucun doute. Le plus dur, pour nous, c'est de ne pas être d'accord avec elle...
Résumé : "Je ressens une profonde compassion pour toute personne prise dans une situation où la sortie de secours apparaît comme évidente à tout le monde sauf à elle. Les rêves sont si importants dans la vie, mais parfois, le fait de les poursuivre aveuglément mène à la perte de son âme". Une vie majuscule. Celle d'une enfant du nord des Prairies canadiennes, qui grandit au sein d'une famille pauvre et aimante , puis celle d'une mère démunie, à Vancouver, aux prises avec la prostitution et la drogue, mais qui jamais n'abdique. La vie d'une figure illustre des luttes autochtones, un parcours entre ombre et lumière, qui nous ouvre à l'âme d'une femme forte et à celle de son peuple, méconnu, les Métis.
C'était une époque où l'écriture n'existait pas, où les heurs et malheurs du quotidien étaient consignés dans la tête des anciens. Gardiens du temps, ils étaient archivistes du territoire, qu'ils sillonnaient saison après saison et dont ils connaissaient chaque rivière, chaque montagne. Ces récits du vieux chasseur Mathieu Mestokosho ont été collectés par l'anthropologue Serge Bouchard en 1970. Ils concernent la dernière génération des Innus à avoir passé leur vie entière dans le Nitassinan, confrontés, de campement en campement, du lac Brûlé à la rivière Saint-Jean, aux incommensurables forces de la nature. Mémoires d'une humanité nomade révolue, ils ont une valeur documentaire inestimable.
Jean Michel ; Bacon Joséphine ; Fontaine Naomi ; K
Résumé : Non, les Amérindien.ne.s du Canada ne montent pas toutes et tous à cheval, ni ne vivent dans un tipi ou un wigwam. Et, oui, beaucoup ont le français en partage, tel.le.s les dix auteur.e.s de ce recueil, d'origine innue, huronne-wendate, métisse et crie. Au-delà de leur appartenance communautaire et quel que soit le chemin fictionnel emprunté, elles et ils poursuivent le même objectif : se réunir - amun, en langue innue, signifie "rassemblement" - pour qu'on accède, le temps d'une nouvelle, à des mondes inconnus de la plupart d'entre nous. "Ce n'étaient pas des mondes parfaits. Mais c'étaient nos mondes", écrit Michel Jean qui a dirigé et contribué à ce florilège. Le ton paraît nostalgique ? Ne nous y méprenons pas : ces nouvelles sont la preuve que les cultures autochtones d'Amérique du Nord sont bel et bien vivantes, malgré les offenses qu'elles ont subies - et subissent encore. Sur la plage de sable clair se distingue toujours nettement la poignée de terre rouge.