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Oeuvres complètes
JEAN DE LA CROIX
CERF
75,00 €
Épuisé
EAN :9782204066433
Les Ecrits de Jean de la Croix peuvent être classés selon quatre genres : 1. Les Poèmes : chants, poésies, romances, ils furent les premiers rédigés. D'un lyrisme classique et pur, ils livrent son expérience mystique dans toute sa spontanéité. La plupart ont été composés dans le cachot de Tolède. 2. Les Ecrits spirituels : brefs et grands traités. Ils sont nés lentement et peut-être de manière fortuite, à la suite de demandes d'explications réitérées, pour certains, et toujours dans un esprit d'enseignement. Les brefs traités sont des paroles ou de petits écrits recopiés par des disciples ; ils sont d'une grande aide pour le débutant. On y rencontre le maître en direct. Les grands traités sont les oeuvres maîtresses ; très construits, ils ont été rédigés en l'espace de sept ou huit ans, de 1579 à 1586. Ce sont, par ordre chronologique, " Le Cantique spirituel A ", " La Montée du Carmel " et " La Nuit obscure ", " La vive Flamme A ", " Le Cantique spirituel B " et " La vive Flamme B ". 3. Les Lettres. Il semble que Jean de la Croix ait entretenu d'abondantes correspondances. Malheureusement, les circonstances de la fin de sa vie ont entraîné la destruction d'une grande partie de ses lettres. Près de soixante-dix lettres, fragments et notices ont été retrouvés ; adressés à des soeurs et des frères du Carmel ou à quelques personnes vivant de sa spiritualité, ces messages révèlent la tendresse du coeur de Jean, la lucidité de ses jugements, son sens psychologique et sa prudence dans la vie concrète. 4. Les Textes officiels. Il s'agit de différents actes afférents à ses responsabilités de supérieur religieux ; d'intérêt historique, ils n'ont qu'une valeur assez secondaire pour la connaissance de sa personnalité. Nous n'en publions que quelques-uns.
Jean de la Croix, écrit le poète espagnol Jorge Guillén, est le plus grand poète le plus bref de la langue espagnole, peut-être de la littérature universelle". Mais cette poésie est d'une telle densité, d'une telle intensité, d'une telle beauté qu'elle représente un sommet de toute la poésie amoureuse. Les circonstances dans lesquelles cette oeuvre a vu le jour sont pourtant des plus pénibles. Le 2 décembre 1577, Jean de la Croix est enlevé de force et sévèrement enfermé dans une cellule du couvent des carmes mitigés de Tolède hostiles à la réforme qu'il souhaite promouvoir. Pendant huit mois, il y est soumis à un isolement total et à de grandes vexations. Mais c'est au cours de cette période qu'il compose une grande partie du fameux Cantique spirituel. Selon la tradition, les premiers vers lui seraient venus en entendant, du fond de son cachot, chanter une chanson d'amour : "Je me meurs d'amour,/Mon Amour, que faire ?". Transposée en amour divin, l'inspiration du poète exprime la brûlure d'un amour que rien ne peut apaiser. Quant au poème Nuit obscure, souvent considéré comme son chef-d'oeuvre, il fut écrit, semble-t-il, très peu de temps après son évasion de sa prison de Tolède. Introuvable depuis plusieurs années, la traduction de Bernard Sesé, qui constitue depuis trente ans une édition de référence des poèmes de Jean de la Croix, est ici publiée dans sa version définitive, tout à la fois substantiellement révisée et complétée de nombreux poèmes. Parmi ceux-ci figurent en bonne place les admirables et très peu connus versillos, écrits pour légender les cartes du Mont de Perfection dessinées vers 1578 par Jean de la Croix pour les carmélites de Beas de Scgura.
Résumé : La Vive Flamme d'amour "Ô brûlure suave, Ô plaie délicieuse, Ô douce main, ô touche délicate, Qui a la saveur de la vie éternelle Qui paye toute dette ! Qui donne la mort et change la mort ! " Strophe II L'âme embrasée par cette brûlure "lance elle-même de vives flammes ", dit saint Jean de la Croix. La Vive Flamme d'amour reflète, en ce sens, la fin de l'itinéraire mystique, celle où l'union de l'âme et de Dieu est consommée sans retour. Poème d'amour d'un lyrisme flamboyant, La Vive Flamme d'amour est un sommet de l'expérience mystique dans l'histoire religieuse des hommes.
La traduction inédite des Romances ici présentée a été réalisée d'après les manuscrits de Sanlucar de Barrameda, publiés en fac-similé à l'occasion du quatrième centenaire de la mort de saint Jean de la Croix (IV Centenario de San Juan de la Cruz, Junta de Andalucia, Turner, 1991). Dominique Poirot, carme déchaux, est l'éditeur en France des textes de Jean de la Croix (?uvres complètes, traduction par Mère Marie du Saint Sacrement, édition établie, révisée et présentée par Dominique Poirot, Cerf, 2004). Il est également l'auteur de nombreux ouvrages sur Jean de la Croix: Jean de la Croix, ami et guide (Cerf, 2004); Jean de la Croix, poète de Dieu (Cerf, 1995); Jean de la Croix et l'union à Dieu - l'aventure intérieure (Bayard Éditions, 1996); Pensées de Jean de la Croix (Cerf, 1997). Le présent ouvrage est publié à l'occasion du quatrième centenaire de l'introduction du Carmel en France (1604), en même temps que les Écrits spirituels de Madame Acarie qui en fut, avec son cousin Pierre de Bérulle le principal artisan.
Voragine Jacques de ; Boureau Alain ; Collomb Pasc
Jacques de Voragine est né vers 1226 près de Gênes. Il entre dès 1244 dans l?ordre des dominicain italien, au couvent Santa-Maria-in Castello à Gênes. C?est le début d?une brillante carrière: sous-prieur du couvent de Gênes en 1258, puis prieur des couvents d?Astie et de Gênes, prieur provincial de Lombardie (province dominicaine qui recouvrait tout l?Italie du Nord) à deux reprises (1267-1277 et 1281-1286). Cette fonction lui permet d?avoir des contacts réguliers avec ses confrères de l?Europe entière lors des chapitres généraux de l?ordre: ces échanges ne seront pas sans effets sur la diffusion et la révision de la Légende dorée, le plus célèbre recueil hagiographique du Moyen Age, qu'il rédige dans les années 1264-1267. Manuel de culture générale religieuse utile aux prédicateurs, ce recueil peut également, en complément de cet usage en vue du prêche, être l?objet d?une lecture privée. Jacques de Voragine devient archevêque de Gênes à partir de 1292, charge qu?il assumera jusqu?à sa mort en 1298.
Qu'est-ce que le temps ? Comment définir cette réalité inconsistante, qui passe et disparaît ? Augustin apporte à cette énigme une solution originale : le temps n'existe que dans son passage, et c'est seulement dans notre esprit que nous pouvons le mesurer. Ainsi, c'est par notre souvenir du passé, notre attention au présent et notre attente de l'avenir que nous avons conscience de ce qu'est le temps.
Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient. C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu. Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.
Le christianisme a d'abord vécu comme une religion du martyre. Le lecteur trouvera dans cet essai lumineux les résultats d'une enquête universelle sur l'origine du culte des martyrs. Après avoir exposé les conditions dans lesquelles cette pratique naquit et se développa, le père Delehaye passe en revue ses principaux centres, et fait défiler les portraits de ceux qui, en Orient, en Italie, en Gaule, en Espagne, en Afrique, scellèrent par le sang leur foi envers le Christ. Voici le grand classique bouleversant qui raconte cette épopée. Hippolyte Delehaye (1859-1941) est un prêtre jésuite belge, hagiographe de grand renom et membre de la Société savante des Bollandistes. Préface d'Edina Bozoky