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Droit du travail, démocratie et crise. En Europe occidentale et en Amérique, Canada, Espagne, États-
Jeammaud Antoine ; Lyon-Caen Antoine
ACTES SUD
21,40 €
Épuisé
EAN :9782868691040
Où va le droit du travail ? Cette question traverse nos sociétés essoufflées. Les consciences généreuses l'ont vu longtemps comme un pilier de la vie démocratique. Et voilà qu'au nom d'une démocratie aux contours incertains et d'une crise économique obsédante, le droit du travail et son enfant légitime, le syndicalisme, sont, ici et là, sommés d'évoluer. Ces transformations seraient requises pour que nos économies retrouvent vitalité. Réputés étrangers aux lois du marché, dont ils doivent tempérer les rigueurs, le droit du travail et ses institutions sont dorénavant invités à s'y soumettre. De pouvoirs à organiser et de richesses à répartir, il est moins question que de production et d'efficacité. Ce livre relate et analyse ces évolutions, avec ce qu'elles comptent de mirage. Il ausculte divers pays d'Europe occidentale et d'Amérique. Voyage nécessaire si l'on veut se guérir de la myopie et ne pas prêter trop vite à chaque expérience une valeur exemplaire. Quête fructueuse : la démocratie, dans les relations sociales, associe images et pratiques aussi variées que contradictoires.
Auvergnon Philippe ; Jeammaud Antoine ; Filali-Mek
La question de l'effectivité du droit du travail n'est pas nouvelle. Une approche comparée de différents systèmes juridiques et de relations professionnelles conduit cependant à la revisiter. Qu'entend-on en Europe et de par le monde par effectivité du droit ? Ne confond-on pas aujourd'hui bien souvent effectivité et efficacité ? L'analyse des affectivités et ineffectivités du droit du travail peut aller aujourd'hui jusqu'à discuter de sa finalité : protège-t-il les travailleurs les plus faibles ? Certaines causes d'ineffectivité sont récurrentes, d'autres paraissent liées aux mutations en cours du travail et des organisations. On ne peut alors éviter de s'interroger sur l'évolution des sources du droit du travail, sur les conditions d'élaboration, d'écriture, d'exposition de la norme, sur leurs caractéristiques voire leurs réelles ambitions. Les modalités de contrôle de l'application du droit du travail et les systèmes de sanctions conditionnent une certaine effectivité du droit du travail. S'il est important que les règles de conduite affirmées en droit du travail soient suivies, on doit cependant garder à l'esprit que ce droit est aussi vecteur d'énonciation de ce qui doit être.
On peut se demander, au-delà des particularités des différentes règles disciplinaires applicables dans le cadre de multiples professions, activités ou milieux (le barreau, la magistrature, l'armée, la prison, l'administration, l'entreprise etc.), et des différentes procédures par lesquelles ces règles sont mises en oeuvre, s'il est possible de dégager une unité, à la fois théorique, historique, technique et conceptuelle du droit disciplinaire ? La réflexion à ce propos a été organisée en trois temps et préside à l'organisation de l'ouvrage. La première partie est donc consacrée à une approche théorique et philosophique de la discipline ; la deuxième est relative à l'analyse de la structure et de la genèse des droits disciplinaires ; la troisième s'attache à l'analyse des concepts fondamentaux de ce droit (faute, sanction, procédure).
Résumé : S'interroger sur la place de l'exigence de proportionnalité dans les relations du travail ? Le sujet, pensera-t-on, n'a rien de nouveau. Et n'est-il pas insensé de douter de la présence, au coeur de notre droit, d'un principe de proportionnalité que les juristes évoquent ou invoquent si volontiers ? La lecture des pages de Benoît Géniaut devrait convaincre que l'investigation inspirée par cette double mise en question méritait d'être entreprise. (...] La démarche qu'elle adopte fait l'originalité de cette recherche par rapport à des travaux antérieurs sur " le principe de proportionnalité ", qu'ils aient porté sur le système de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ou telle branche de l'ordre juridique français. Au lieu de tenir pour acquise l'existence d'une telle norme, Benoît Géniaut, par méthode, préfère d'abord en douter et mettre en oeuvre le programme le plus recommandable qui soit pour se prononcer sur la positivité et cerner la substance d'une règle d'un haut degré de généralité, qui n'est la signification d'aucune disposition du " discours législatif " français. [...] Choisissant l'itinéraire inverse de celui d'études qui affirment ou postulent d'emblée l'existence d'un principe de proportionnalité avant d'en examiner les manifestations, il imprime à son travail un caractère proprement critique, d'ailleurs revendiqué dès les premières pages de l'ouvrage. (...] Si le tableau des exigences de proportionnalité proposé dans la première partie de l'ouvrage paraît indiscutable, on pourra être plus réticent à suivre l'auteur lorsqu'il invite à reconnaître la positivité d'un principe-norme ainsi compris. En tout cas, le caractère méthodique de la démarche suivie au long de sa seconde partie garantit que Benoît Géniaut ne s'est pas finalement et discrètement incliné, après l'avoir mise en question, devant une conviction trop partagée pour être résistible et qu'il se serait borné à doter de quelque consistance. Tout son ouvrage, en même temps qu'il témoigne d'une belle maîtrise du droit du travail, atteste la fécondité d'une pratique de la théorie du droit qui s'attache au droit positif qui part de ce droit positif dans ses aspects les plus " techniques ", afin d'en favoriser la plus correcte description autant que la compréhension. (...]
Résumé : Comment se développe l'interprétation du droit par les juges ? La question est centrale pour la démocratie, car les juges prennent en compte non seulement les textes normatifs, mais aussi la réalité. Ils transforment une expression (le texte), dans une autre (la norme). Si le processus législatif réside dans l'édiction des textes normatifs, ceux qui produisent les normes juridiques, à partir de ces textes, sont les juges. Dans ce sens-là, ils produisent, créent du droit. Le droit cherche à installer un ordre, la sécurité et la paix dans les relations sociales. Mais sa fin est en danger lorsque les juges décident en s'écartant des textes, autrement dit, en marge de la légalité et du droit positif, en fondant ses décisions sur des valeurs ou des principes. D'où la peur qu'ils peuvent inspirer aux citoyens d'une démocratie, crainte que l'auteur analyse à partir de son expérience de juge de la plus haute instance judiciaire du Brésil, le Suprême Tribunal Fédéral, qui réunit l'équivalent des pouvoirs de la Cour de cassation, le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel français, sous le modèle de la Cour suprême fédérale des Etats-Unis d'Amérique. Une perspective inédite en France, où le débat sur l'interprétation reste souvent abordé clans une perspective exclusivement académique.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.