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La philosophie d'Aristote
Jaulin Annick ; Gauthier-Muzellec Marie-Hélène ; W
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130540083
Ce volume couvre plusieurs régions essentielles de la pensée aristotélicienne: métaphysique, éthique et politique. Sur toutes ces questions, Aristote entame des enquêtes plus ouvertes que ne le laisserait croire la réduction ultérieure en un système fermé; il fournit le cadre de référence et le lexique qui marqueront après lui la réflexion philosophique pour des siècles - y compris chez ses adversaires. Les notions et les formes de raisonnement qu'il a élaborées seront transforméestraverseront des univers de pensée différents, seront reprises, critiquées, actualisées. Il importe d'abord, pour en saisir les enjeux et en mesurer ensuite l'impact, de les relire dans leur problématique originaire. Ainsi seulement on peut reconnaître la rigueur et la diversité des modèles selon lesquels il pense la science de l'être et des causes, juge intentions et conduites sous le critère de la juste mesure ou répond aux questions comment vivre ensemble? pourquoi vivre ensemble? L'originalité de ce manuel, issu de cinq ouvrages publiés antérieurement dans la collection Philosophies dont les bibliographies sont actualisées, repose sur la convergence de recherches thématiques ou disciplinaires dont la mise en perspective renouvelle la lecture d'Aristote
Résumé : Une série d'écrits aristotéliciens traitant de " sagesse ", de " philosophie première ", de " philosophie théologique ", ont été rassemblés ultérieurement par des éditeurs sous le nom de " métaphysique ". Le nom est peut-être sans rapport avec la chose. On cherche donc à savoir quel est l'objet des traités aristotéliciens ; si même ils ont un objet unique. Le résultat de cette enquête est positif ; les traités ont bien un objet unique : ils explicitent de quelle manière la philosophie première est science de l'être en tant qu'être. Il y a bien une théorie achevée des principes et des causes de la substance. Il y a davantage, la théorie du discours qui convient à l'expression des principes et des causes : une théorie de la définition. La consistance des traités peut être retrouvée lorsqu'ils sont replacés dans leur contexte problématique, celui d'une tradition divisée entre physiologues et platoniciens : les premiers privilégient la cause du mouvement mais ne rendent pas compte de la forme, les seconds n'expliquent pas comment leurs formes peuvent rendre compte du mouvement. La solution aristotélicienne consistera dans l'invention d'une théorie de la forme qui intègre le mouvement, afin que l'étude de la nature ne soit pas laissée au hasard. Ce souci aristotélicien se révèle assez différent de ce que toute interprétation " métaphysique " des traités laisserait entendre.
Résumé : Ces Exercices d'ethnologie, ouvrage posthume de Robert Jaulin, ont pour champ plus particulier l'Afrique, du Tchad à la Casamance, d'un projet de développement au Sénégal à un récit initiatique des pasteurs peul. Mais ils sont aussi et plus largement une réflexion sur les fondements et le sens de ces " sujets d'art " que sont les cultures et sur ce qui peut tendre à les étouffer. Ils invitent, en conséquence, à l'exercice d'une ethnologie aussi soucieuse de connaissance et rigoureuse dans ses méthodes que consciente de ses responsabilités, une ethnologie qui, témoignant de et pour la liberté des hommes dans l'invention quotidienne de leur monde, soit elle-même, dans sa démarche cognitive et ses engagements, un acte de liberté.
Résumé : Sous l'intitulé, non aristotélicien, de Métaphysique se présentent plusieurs traités dont l'unité thématique n'est pas explicite. On peut pourtant dégager l'unité et la cohérence du propos si l'on entend ces traités comme des traités de philosophie première, destinés à dégager les principes et les causes - c'est-à-dire l'être - de ce qui est. Cette unité tient à la notion de forme (eidos) entendue comme substance première (ousia prôtè). Mais cette forme ou eidos ne saurait s'entendre comme espèce, sauf à reprendre la thèse (critiquée comme platonicienne) de la causalité des universels; et la substance première (ou ousia prâtè) n'a pas le sens d'individu qu'elle avait dans le traité des Catégories. La forme est la syntaxe d'un tout; ce qui distingue la conception hylémorphique aristotélicienne de toute "schématisation" extérieure d'une matière par une forme sans rapport avec le mouvement. Cette conception de la forme nourrit les arguments aristotéliciens dans le débat avec ses prédécesseurs, physiologues et platoniciens, et fournit une nouvelle version de la parole de Thalès selon laquelle "le monde est plein de dieux". Les dieux, comme les substances premières, sont à comprendre selon les rapports de la puissance et de l'acte.
Cet ouvrage présente les textes des épreuves orales d'ECRICOME. Tous les articles sont suivis du vocabulaire indispensable à la bonne compréhension, et sont suivis d'un résumé d'environ 10 lignes et de mots-clés.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.