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Les expérimentations aléatoires en économie
Jatteau Arthur
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707169464
Depuis le début des années 2000, une économiste française, Esther Duflo, professeure au MIT, occupe le devant de la scène en économie du développement et, plus généralement, en évaluation des politiques publiques. Avec son laboratoire, le J-PAL, elle a contribué à populariser une méthode les expérimentations aléatoires (randomized controlled trials ou RCT) destinée à évaluer de manière scientifique certaines politiques publiques. Inspirée par les essais cliniques randomisés pratiqués en médecine où l'on divise aléatoirement une population en deux groupes (test et témoin), elle cherche à mesurer l'impact d'un "traitement"comme la distribution de manuels scolaires ou de vaccins, l'embauche de nouveaux enseignants... Des centaines d'expérimentations aléatoires ont désormais lieu dans le monde, aussi bien dans les pays pauvres que dans les pays riches, comme la France. Ces expérimentations, appelées à se multiplier, soulèvent toute une série de questions, méthodologiques, théoriques, politiques, éthiques... Ce livre est le premier à en faire la synthèse, de façon accessible et rigoureuse.
Pour asseoir leur position, les régimes communistes ont créé leurs organisations de jeunesse. Ils voulaient garantir leur pérennité, leur continuité et préparer la relève en formant "l'homme nouveau". L'Union des Pionniers Hongrois fut créée en juin 1946 sous la tutelle de l'Union des Jeunesses communistes. Le mouvement des pionniers constitue une forme d'éducation destinée aux enfants de l'âge de six ans à quinze ans, comprenant la diffusion de l'idéologie socialiste, un uniforme, le respect de la hiérarchie, un étendard, des chants, des activités collectives, un système de formation interne et une presse écrite. Le mouvement enseignait à ses membres le respect du Parti communiste, de la patrie socialiste et de la morale communiste. Il fonctionnait dans toutes les écoles primaires et dans les collèges. Le mouvement des pionniers hongrois atteint sa pleine ampleur dans les années 1970, années durant lesquelles les activités s'intensifient et ont un caractère national. Kati Jutteau a pris le parti de rassembler des faits précis des mécanismes de la socialisation des enfants. Elle a essayé de réunir toutes les informations possibles relatives au mouvement des pionniers pour donner un tableau détaillé de tout son fonctionnement. La problématique générale de son livre répond à la question suivante : comment fonctionne une organisation politique destinée aux enfants dans un pays qui conditionne de façon globale toute la société et la cellule familiale.
La pratique du jeu serait-elle la meilleure façon d'exploiter les ressources des mutations numériques en cours ? Depuis longtemps relégué au domaine du divertissement, le jeu apporte une contribution essentielle au bien-être et au développement des personnes comme à l'équilibre des sociétés. Grâce aux nouvelles technologies, qui décuplent le nombre et l'attrait des terrains de jeu et libèrent les talents infinis de l'intelligence collective, les jeunes générations l'ont bien compris : en s'appropriant de façon ludique le nouvel environnement cognitif et relationnel du continent digital, elles tournent le dos aux hiérarchies et à la confiscation des savoirs. Elles assurent l'indispensable adaptation de nos vieux modèles culturels et politiques. Elles nous précèdent dans un nouvel âge, plus émotionnel, plus créatif, plus humain : l'âge du jeu.
Résumé : D'où viennent les statistiques et comment sont-elles conçues, qu'il s'agisse des chiffres du chômage ou de ceux de la délinquance, en passant par le PIB ? La quantification sertelle à mesurer la réalité sociale ou contribue-t-elle surtout à la construire ? Comment les statistiques sont-elles utilisées pour piloter l'action publique ? Quels sont les effets sociaux et politiques des chiffres ? Ces questions apparaissent incontournables pour toute personne s'intéressant aux sciences sociales, qu'elle soit étudiante, enseignante ou chercheuse, mais également pour tout citoyen curieux de mieux appréhender la force politique du chiffre. Pour y répondre, cet ouvrage explore la naissance des statistiques, décrit comment elles sont construites socialement, décrypte les grands indicateurs utilisés dans le monde économique et social, et analyse le pouvoir du chiffre au travers de la " gouvernance par les nombres ".
Des écrivains hongrois d'aujourd'hui nous offrent leur propre représentation du monde à travers les nouvelles rassemblées ici pour leur singularité et leur originalité. Elles évoquent l'enfance, le sens de la vie, les sentiments éprouvés dans une société qui a longtemps conditionné leur existence avant 1989. L'amour, l'inquiétude, la quête de soi dans un monde nouveau où le libre arbitre est désormais possible, s'entremêlent dans ces écrits subtils. Alors, bon voyage dans l'imaginaire hongrois!
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.