Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sous le soleil noir du capital. Chroniques d'une ère de ténèbres
Jappe Anselm
CRISE ET CRITIQ
18,00 €
Épuisé
EAN :9782490831166
Le capitalisme, ce nest pas seulement "les capitalistes" . Cest surtout le capital, la logique du capital, en tant que totalité sociale, ensemble des relations qui structurent la vie moderne. Les essais réunis dans ce livre, examinent des thèmes apparemment disparates mais qui relèvent dune même critique radicale du capital : la littérature, le mythe du bandit, la simplicité volontaire, le culte de Sade, les musées et lart contemporain, larchitecture, lanticapitalisme tronqué, le romantisme révolutionnaire et limportance de William Morris. Cest loccasion pour l'auteur de reprendre fondements de la critique de la valeur-dissociation, comme les concepts daliénation, de réification et de fétichisme. Le présent volume réunit les récents travaux de recherche menés par Anselm Jappe. Ils constituent à la fois une première approche de la critique de la valeur-dissociation et son application à différents objets, chaque texte sappliquant à exposer ses propres présupposés théoriques.
La crise mondiale du crédit survenue à l'automne 2008 aurait conforté la théorie marxiste orthodoxe d'une crise tendancielle du capitalisme: ce dernier porterait en germe sa propre faillite. Les tenants de la "critique de la valeur" ne se satisfont pas de cette théorie, pas plus qu'ils ne se réjouissent véritablement de sa récente et apparente vérification. Car ainsi que l'expose ici Anselm Jappe, la question théorique principale doit demeurer celle de l'émancipation sociale. Or, jusqu'à preuve du contraire, la crise financière mondiale n'a nullement contribué à son progrès. Le présent volume réunit les récents travaux de recherche menés par Anselm Jappe. Revus et enrichis pour la présente édition, ils constituent à la fois une première approche de la théorie de la valeur et son application à différents objets, chaque texte s'appliquant à exposer ses propres présupposés théoriques.
Samios-Kazantzaki Eleni ; Jappe Anselm ; Lérault D
Fervent partisan de la Révolution russe, l'écrivain roumain de langue française Panaït Istrati est invité à Moscou en 1927, où l'on célèbre le dixième anniversaire de la révolution d'Octobre 1917. Désireux de rendre compte des bienfaits des réformes menées par l'Etat soviétique, il entreprend un voyage de seize mois à travers le pays, avec son ami l'écrivain Nikos Kazantzaki et leurs compagnes respectives, Bilili et Eleni, l'auteur du présent récit. La "véritable tragédie" dont il est ici fait état est celle de la profonde désillusion de Panaït Istrati, qui, sept ans avant le Retour d'URSS d'André Gide, fut l'un des premiers, dans le camp progressiste, à révéler les méfaits de la contre-révolution bureaucratique orchestrée par Staline. Revenu à Paris, Panaït Istrati témoignera en effet de sa violente déception dans Vers l'autre flamme (rédigé avec Victor Serge et Boris Souvarine). Considéré comme un traître à la cause révolutionnaire, il paiera de sa solitude son courage et son goût de la vérité - une solitude seulement adoucie par la fidélité de trop rares amis (notamment Nikos Kazantzaki et Victor Serge, dont les correspondances sont ici reproduites).
Certaines époques ont montré qu'elles croyaient fortement à la puissance de la pensée critique. Notre époque, au contraire, a tenu ses penseurs, non sans raison, pour des gens totalement inoffensifs. Parmi les rares personnes considérées comme tout à fait inacceptables, on trouve assurément Guy Debord. Pendant longtemps, c'est la police qui s'est intéressée à lui, plutôt que les milieux intellectuels. Lorsque, malgré toutes sortes d'obstacles, sa pensée a fini par s'imposer, on a bien vite assisté à une autre forme d'occultation : la banalisation. Il existe peu d'auteurs contemporains dont les idées ont été utilisées de façon aussi déformée, et généralement sans même que l'on cite son nom. Ce livre résume l'activité publique de Guy Debord, du lettrisme à la fondation de l'Internationale situationniste, des rencontres avec Henri Lefebvre et Socialisme ou Barbarie à Mai-68, de La Société du spectacle à ses films. Surtout, il veut préciser la place de Debord dans la pensée moderne : sa reprise des concepts marxiens les plus essentiels et les plus oubliés, son utilisation de Lukács, son importance pour une théorie critique aujourd'hui. Cet ouvrage prend au sérieux Debord lorsqu'il affirme avoir " écrit sciemment pour nuire à la société spectaculaire ".
Résumé : La véritable cause de la crise structurelle du capitalisme se trouve sous la surface financière, dans les profondeurs contradictoires du mécanisme capitaliste. Ce livre, en quelques pages, analyse aussi bien la logique du capital global que sa trajectoire historique et rend les outils de la pensée marxienne aptes à rétablir le lien logique entre la gigantesque bulle des marchés financiers, la dette croissante des Etats et des entreprises et la crise plus générale du capitalisme. Le lecteur sort ainsi du faux semblant - aux relents antisémites - des "? personnifications ? " actuelles de la crise, depuis les cris contre la caste des spéculateurs jusqu'aux délires du complotisme le plus impuissant.
Résumé : Ecrits dans un langage clair, dépourvu de tout jargon, ces dix "essais d'hérésie" , mettent à nu la nature essentiellement théologique du système économique. Dans ces dix "essais d'hérésie" , Luis Andrés Bredlow entreprend une analyse et une dénonciation des divers fétiches qui ont succédé au Dieu monothéiste dans notre monde : l'Etat et l'argent, le travail et le marché, le progrès et le futur, par la voie plutôt indirecte de l'attaque contre quelques-unes de leurs manifestations les plus immédiatement palpables et fâcheuses : la barbarie urbanistique , la manie de tout réformer et restructurer en permanence , la substitution de l'air par son succédané chimique , le fléau du tourisme (qui est le contraire du voyage) , le culte démentiel voué à la grande vitesse , la superstition de la majorité qui prend le nom aujourd'hui de démocratie , l'assimilation des traditions populaires vivantes au spectacle des identités culturelles.
Résumé : "Grise, mon ami, est toute théorie, Mais vert est l'arbre d'or de la vie". C'est en renversant de manière provocatrice cette célèbre formule du Faust de Goethe, que Robert Kurz engage une vaste histoire critique de l'impatience activiste, du "problème de la praxis" et de sa relation à la théorie chez les penseurs et les différents mouvements de gauche. C'est sur le mode de la tabula rasa que l'auteur réexamine entièrement le problème de la relation de la praxis et de la théorie, qu'il en ébranle les fondations classiques, redéfinit les termes et balaye les fausses oppositions. S'appuyant sur Horkheimer et Adorno tout en les dépassant, l'auteur dresse un large panorama des débats historiques qui ont jalonné la question de la praxis : l'opposition classique entre théories de la structure et théories de l'action, le "marxisme occidental" , le marxisme structuraliste de Louis Althusser, l'opéraïsme et le post-opéraïsme jusqu'à John Holloway mais aussi Michel Foucault.
Le capitalisme est le premier régime de l'histoire à acheminer le monde vers un gouffre énergétique qu'il perfectionne en intégrant la contrainte d'efficience énergétique à son axiome initial. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent partout le mur externe du métabolisme capitaliste. Pourtant, la thèse, jamais démentie par le marxisme traditionnel, de la réappropriation des moyens de production par les forces productives, reste largement partagée. Dans l'horizon d'un dépassement véritable de la forme de vie capitaliste, l'abolition du travail ne peut que signifier aussi la fin des technologies qui en ont indissociablement accompagné le développement, sous peine de réitérer une énième critique tronquée du capitalisme. Seule une exigence d'émancipation portée jusqu'à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d'une autonomie retrouvée des techniques et des activités de production.