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De l'art de plaire en petits morceaux. Pascal, La Rochefoucault, La Bruyère
Jaouën Françoise
PU VINCENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782910381417
Aucun texte ne peut compter, par avance, sur la bonne volonté de son public. Mais dans le cas d'un texte moraliste, c'est le contraire qui se trouve dès l'abord assuré : le public sera nécessairement réfractaire, car le lecteur visé est celui qui, même s'il souscrit à la critique, choisira par amour-propre de s'en exclure. Comment persuader le lecteur d'une vérité qui, par définition, lui déplaît ? Tel est le problème éminemment rhétorique devant lequel se trouvent placés d'emblée Pascal, La Rochefoucauld et La Bruyère. La question se pose comme une véritable aporie, mais c'est une aporie féconde, car elle conduit à remodeler le champ littéraire de l'époque classique. Les textes envisagés ici ont en effet la particularité d'être composés de fragments. A ce titre, ils mettent en place une pratique nouvelle de la lecture et, du même geste, une poétique incontestablement « moderne », où la figure de l'auteur se brouille dans l'appel fait au lecteur.
Richard Rossi se flatte de connaître tous les subterfuges nécessaires pour dissimuler les passions parallèles qui font le piquant de certaines existences. Bien qu'il partage déjà sa vie avec quelqu'un, ce cadre bostonien entretient en effet une relation adultère qui, pour être épisodique, n'en est pas moins mouvementée. Entre péripéties professionnelles, séances à la salle de sport et rendez-vous secrets, Richard navigue à vue jusqu'au jour où il se rend compte que "l'objet de son affection" conjugale n'est pas non plus à l'abri des tentations, et passe de plus en plus de temps dans l'Ohio... Avec sa savoureuse sarabande d'amis, de collègues et de coachs personnels, cette comédie de moeurs s'inscrit dans la veine ironique des précédents romans de Stephen McCauley. Si l'on y retrouve avec plaisir la fine psychologie et les subtiles reparties de ce maître du comique, L'(autre) homme de ma vie témoigne également d'une inflexion nouvelle dans l'oeuvre de McCauley, plus grinçante, teintée de mélancolie.
Ben Contini, peintre à Dublin, d'origine italiano-irlandaise, trouve dans le grenier, après la mort de sa mère, un somptueux tableau dont il est immédiatement convaincu qu'il s'agit d'un authentique nu de Modigliani. Mais il tombe le même jour sur quelque chose d'encore plus troublant : une liste d'un certain nombre de grands tableaux et d'objets d'arts qui semblerait Former une sorte d'inventaire. Il commence alors à se poser des questions... D'autant plus qu'aux funérailles de sa mère, ben a été approché par une inconnue, surgie de nulle part, qui lui a transmis un message urgent de la part de son père mourant, parlant d'un lien mystérieux entre sa famille et celle de ben. Ben et Elsa vont partir sur les traces du tableau. Dans une course effrénée à travers l'Europe, de Dublin en Italie, en passant par paris et l'Allemagne, ils seront entraînés dans le sombre univers des spoliations nazies. Le passé de leurs pères va se révéler bien plus complexe et sinistre qu'ils ne l'auraient jamais imaginé. Dans cette aventure pleine de rebondissements, Joseph Hone nous embarque dans un périple où s'enchaînent découvertes et coups de théâtre, avec toujours, au centre, ce désir lancinant de faire jaillir la vérité sur les êtres et les choses, quel qu'en soit le coût. Et il sera lourd...
Comment Lev Nussimbaum (1905-1942), un juif d'Azerbaïdjan ayant fui Bakou devant l'arrivée des bolcheviks, est-il devenu Essad Bey, prince musulman et flamboyante figure des milieux interlopes du Berlin de Weimar, puis Kurban Said, auteur des romans Ali et Nino et La fille de la corne d'or? Comment, en brouillant les pistes sur ses origines et en jouant avec ses identités, a-t-il pu échapper aux premières persécutions nazies, et être pressenti en pleine guerre, pour être le biographe officiel de Mussolini? C'est le parcours de ce personnage hors du commun que retrace Tom Reiss dans l'orientaliste, de l'Asie Centrale à l'Italie, en passant par Constantinople, Berlin et New York, à travers les bouleversements de la première moitié du XXe siècle.
Résumé : Ce livre étudie les tensions entre administrations et immigrés dans la France de l'entre-deux-guerres confrontée au défi de l'immigration de masse. Mon principal sujet étant les dynamiques d'inclusion et d'exclusion dans les démocraties, j'ai choisi de m'intéresser à la IIIe République. Les politiques migratoires de l'époque ont peut-être préparé le terrain aux lois discriminatoires de Vichy ; mais je mets l'accent sur les aléas historiques de leurs origines plutôt que sur leur caractère censément inévitable. Cette dimension imprévisible de l'histoire doit nous faire réfléchir. Il semble en effet plus important que jamais de prendre conscience de la fragilité des libertés. S'appuvant sur des sources délaissées, Mary D. Lewis retrace les origines de la politique française en matière d'immigration autant qu'elle donne une chronique de la vie des migrants. Les immigrés ne sont jamais totalement " intégrés ". jamais totalement " exclus ". et encore moins soumis au principe d'égalité. Dans les années 1930 comme aujourd'hui. leur place dans la société française ne repose pas sur la mise en application de textes où les individus seraient des abstractions. Ainsi interroge-t-elle avant tout la précarité de leurs droits et la diversité des cas. d'une personne à l'autre. d'une ville à l'autre.