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Surgissements démocratiques à l'ecole primaire. Analyse de conseils d'élèves
Janner-Raimondi Martine
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296123076
La pratique des conseils d'élèves, qui, en France, tire principalement ses origines de la pédagogie Freinet, consiste à solliciter la participation des élèves non seulement à la régulation de la vie de classe, mais également à la réalisation de divers projets. Ce dispositif pédagogique souvent préconisé pour réduire les tensions et conflits de classe ou dans les cours de récréation organise symboliquement un espace et un lieu d'échanges. Mais que s'y passe-t-il ? Quelles fonctions occupent les interactions langagières ? Quelle place est accordée à la parole des élèves ? Leurs capacités de réflexion et de jugement sont-elles sollicitées ? De quelles manières et pour quels enjeux éthiques, politiques et juridiques ? Quels sont les rôles des enseignants et comment les élèves participent-ils à cette invitation à discuter ? Existe-t-il des difficultés de mise en oeuvre et si oui, lesquelles ? A quelles conceptions éthiques et juridiques les pratiques de conseils renvoient-elles ? Telles sont les principales questions auxquelles cet ouvrage apporte des éléments de réponse en plongeant au coeur des échanges et des conduites observées dans trois classes d'écoles différentes et pour chaque cycle du primaire. Dans le prolongement d'un travail de doctorat, ce livre comporte, à partir d'une analyse fouillée des enjeux des pratiques observées, un approfondissement des questions juridiques et éthiques grâce à un étayage théorique croisant les domaines de la philosophie, de la sociologie compréhensive, de l'anthropologie, du droit et des sciences de l'éducation. Ces études permettent d'élaborer et de profiler peu à peu les tenants et les aboutissants d'une démarche répondant aux critères d'une authentique participation démocratique. La première partie s'attache à valoriser l'importance qu'il y a lieu d'accorder à la parole. C'est notamment en étant scrupuleusement attentif aux propos échangés que devient perceptible la notion de surgissement démocratique, véritable embryon d'une délibération démocratique. La seconde partie définit les conditions politiques de cet exercice. La troisième révèle la pluralité des attitudes et conceptions juridiques des enseignants et des élèves, qui se trouvent parfois en contradiction avec les principes du droit.
Que faut-il entendre par ces mots plus que jamais d'actualité aujourd'hui : laïcité, multiculturalité, interculturalité, trans-culturalité, citoyen, personne, sujet, et quel projet de société viser pour former les hommes et citoyens de demain ? Prendre le temps du recul pour préciser le sens de ces termes, si présents dans le monde de l'éducation contemporain et au-delà, tel est le premier objectif de cet ouvrage. Dans un deuxième temps, il vise à mettre à la disposition d'un public plus large l'analyse de chercheurs et de professionnels spécialistes de ces questions. Que vous soyez chercheurs, professeurs, éducateurs, animateurs, parents ou étudiants, si vous aspirez à fonder, élargir ou renouveler votre action en faveur du vivre ensemble, vous apprécierez la pluridisciplinarité des contributions (philosophie et histoire de l'éducation, sociologie des religions, psychologie), comme la diversité des ancrages culturels et géographiques des contributeurs (Europe, Amérique du Nord et Afrique). Elargir les frontières pour porter le débat sur la construction d'un projet éducatif ouvert à la pluralité et néanmoins fédérateur en vue d'une société viable, tout en faisant place aux démarches éducatives à mettre en oeuvre : tels sont les enjeux de cet ouvrage, suite au colloque international "je-tu-nous aujourd'hui à l'Ecole : Sens, enjeux et démarches d'un projet en citoyenneté-laïcité ? ", du 10 juin 2016, à l'Université de Rouen, ESPE, organisé par le laboratoire CIVIIC.
Prendre en compte la difficulté scolaire à l'école primaire comme au collège constitue un enjeu fort de crédibilité pour un système éducatif qui vise à promouvoir l'égalité de réussite des élèves. Cet ouvrage s'inscrit dans la lignée des réflexions menées par un groupe réunissant une pluralité d'acteurs éducatifs volontaires – enseignants du premier et du second degré, directeurs d'établissements, conseillers pédagogiques, formateurs d'enseignants et enseignant-chercheur – autour du dispositif d'aide appelé "Programme Personnalisé de Réussite Educative" préconisé à l'article 16 de la loi du 23 février 2005. Après avoir précisé le sens et les enjeux d'une personnalisation des enseignements, la réflexion conduite permet le repérage de facteurs aidant à la mise en place de tels programmes d'aide. Ainsi, l'attention portée à la difficulté, son analyse en vue d'établir un diagnostic permettant de cibler précisément des objectifs de travail ainsi que l'importance des échanges entre professionnels en vue d'une organisation du temps et des modalités d'aides apportées en équipe sous l'impulsion d'un directeur d'établissement, ou bien encore entre parents et professionnels sont considérés comme des leviers incontournables. Alliant concepts et comptes-rendus analysés d'expériences de terrain, cet ouvrage s'adresse à un large public : enseignants, responsables éducatifs, étudiants ou chercheurs intéressés par les thématiques de l'aide aux élèves au plan des apprentissages scolaires.
La création du GIS LE SUJET DANS LA CITE Sorbonne Paris Nord-Campus Condorcet trouve ses fondements dans un partenariat historique réunissant des universités, des laboratoires de recherche au niveau international ainsi que des associations et des partenaires professionnels autour du paradigme du Biographique engageant la prise en considération de l'expérience vécue et de la parole des sujets, constitue un enjeu éthique et politique mais aussi épistémologique et scientifique. Cette reconnaissance du pouvoir dire et du pouvoir agir des sujets est au coeur du courant de la Recherche Biographique en tant qu'il vise à explorer les processus de construction et de formation du sujet au sein de l'espace social, en relation étroite avec les formes de compréhension que les individus ont de leur histoire et du sens qu'ils donnent à leurs expériences.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.