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XVIII N° 38 : Portés par l'air du temps : les voyages du capitaine Baudin
Jangoux Michel
UNIV BRUXELLES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782800414867
Originaire de l'île de Ré, Nicolas Baudin (1754-1803) est un fameux navigateur-explorateur arçais. Après un court passage dans l'armée navale à la fin des années 1770, il rejoignit son cousin Peltier, armateur à Nantes et ami de Beaumarchais, pour le compte duquel il navigua le long des côtes nord-américaines à l'époque troublée de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Une rencontre, dans la ville du Cap, avec le jardinier de Joseph fi lui donna l'occasion de travailler pour l'empereur comme transporteur puis récolteur d'objets d'histoire naturelle. Il devint, en 1792, officier de la marine autrichienne. Après la Révolution, il passa au service de la France, plus exactement à celui du Muséum d'histoire naturelle de Paris, alors dirigé par Antoine-Laurent de Jussieu, pour lequel il mena une expédition botanique aux Antilles. Ce voyage fut un immense succès au point qu'au retour de La Belle Angélique, le vaisseau du capitaine, Jussieu déclara : " le citoyen Baudin est un des voyageurs qui a le plus mérité des sciences naturelles ". Il put ainsi convaincre le premier consul, Bonaparte, et l'Institut de France de lui confier les rênes d'un voyage de découvertes aux Terres australes. Il quitta Le Havre en octobre 1800 aux commandes de deux vaisseaux de la République, Le Géographe et Le Naturaliste. Las, ce voyage fut un enfer pour Baudin : le rejet de son autorité par les officiers, l'indiscipline des savants à bord, de multiples dissensions, une santé défaillante, tout se ligua contre lui et sa réputation en fut complètement ternie. Baudin mourut en 1803, à l'île-de-France, sur le chemin de retour du Géographe en France, sans jamais avoir eu l'occasion d'être confronté à ses détracteurs. Les contributions rassemblées dans ce volume portent sur tes différentes étapes de la vie de Baudin. Elles permettent de mieux cerner la personnalité du capitaine, personnage atypique qui aimait à dire qu'il préférait voir son nom associé à une nouvelle espèce de mollusque qu'à une île inconnue. Naturaliste récolteur plutôt que savant naturaliste, Nicolas Baudin était un homme de talent, de volonté et de passion. Cet ouvrage entend lui rendre hommage.
Les corvettes de Baudin quittèrent Le Havre le 19 octobre 1800 pour atteindre l'île de France après cinq mois de traversée. Point de départ vers la Nouvelle-Hollande, l'île de France fut aussi le lieu de tous les lâchages : onze savants et onze membres des états-majors ne rembarquèrent pas sur les vaisseaux du commandant, mettant ainsi en péril le bon déroulement du voyage de découvertes. Que s'était-il donc passé qui pourrait expliquer une telle débandade, un tel désaveu ? Le parcours de Baudin pendant les deux années qui précédèrent l'expédition australe portait-il en germe les difficultés qu'il lui fallut affronter ensuite ? C'est à l'analyse de cette période, encore imparfaitement connue, qu'est consacré ce livre. Outre les aspects liés à l'organisation de l'expédition, il s'intéresse tout particulièrement aux contacts qu'eurent, entre eux et avec le premier Consul, les membres de l'Institut national, les autorités de la Marine et les professeurs du Muséum. Il explicite l'incidence de ces interactions sur l'élaboration de l'expédition et le climat à bord au départ des corvettes.
Baudin Nicolas ; Jangoux Michel ; Prud'homme Georg
Les collections d'objets d'histoire naturelle, surtout de plantes vivantes, réunies en 1797-1798 aux Antilles par le capitaine Nicolas Baudin étaient considérables. Les professeurs du Muséum, subjugués par la diversité et la vigueur des plantes ramenées, ne tarissaient pas d'éloges. Jussieu lui-même déclarait: "Le citoyen Baudin doit être proclamé l'un des voyageurs qui a le plus mérité de l'histoire naturelle". L'engouement des savants et du public était tel que l'on construisit en urgence une nouvelle serre chaude, la serre Baudin, pour accueillir au Jardin des Plantes la collection des Antilles. Pendant tout le voyage (de septembre 1796 à juillet 1798), Baudin tint un journal au quotidien. Au retour, il le confia à Jussieu, qui le déposa au Muséum de Paris. Depuis, le "Journal de La Belle Angélique", préservé dans les archives du Muséum, s'enfonça peu à peu dans l'oubli. Entièrement inédit, il est rédigé de façon très vivante; il est magnifiquement illustré d'aquarelles (surtout des végétaux) et de dessins à l'encre (principalement des profils de côtes). L'auteur de cette première édition, intégrale et critique, présente en outre les événements qui ont permis la réalisation du voyage et éclaire les conséquences de ce périple tant pour Baudin lui-même que pour le Muséum national d'histoire naturelle.
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
Bribosia Emmanuelle ; Joncheray Nicolas ; Navasart
Ce volume édité en l'honneur de la professeure Marianne Dony traite des grandes matières du droit européen qu'elle a abordées tout au long de sa carrière. Tel un kaléidoscope réfléchissant un nombre infini d'images, la diversité des sujets étudiés reflète non seulement la polyvalence de l'expertise de Marianne Dony, mais aussi la place primordiale du droit européen dans la vie des justiciables. L'ouvrage est divisé en trois grandes parties. La première partie, "droit constitutionnel", aborde des questions transversales comme celles des valeurs et des principes de l'ordre juridique que constitue l'Union européenne, le fonctionnement de ses institutions, et ses rapports avec les ordres juridiques des états membres. La deuxième partie, consacrée au "droit économique", traite principalement de l'Union en tant que marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Il y est principalement question du droit de la concurrence et du droit des aides d'état, mais également du droit financier. Enfin, la troisième partie, "relations extérieures", questionne le rôle de l'Union européenne en tant qu'acteur sur le plan international. Y sont à le fois examinées la nature des compétences externes de l'Union, ainsi que ses actions extérieures dans divers domaines, tels que la traite des êtres humains, les relations entre l'Union et les pays du Sahel, ou encore le Brexit.
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
4e de couverture : Le fabuleux trésor du capitaine Kidd, le mystère des tableaux perdus de la Grande Catherine, l'agonie de la Sémillante... Les histoires de navires et de marins enchantent notre patrimoine maritime. Les fortunes de mer présentées dans cet Atlas nous emportent vers des horizons où le moindre coup de vent peut se changer en tempête et emmener par le fond le plus fiable des bateaux. Des côtes du Ponant à l'océan Indien, naufrages, grandes découvertes, disparitions ou sauvetages miraculeux dessinent dans cet ouvrage une vaste et fascinante carte des océans, où tout peut arriver.Notes Biographiques : Historien de formation, passionné par le monde maritime, les récits de marins et l'univers des "gens de mer". Cyril Hofstein a fait ses premières armes au Chasse-Marée, avant de rejoindre Le Figaro puis Le Figaro Magazine où il est grand reporter. Il a reçu le prix Marine Bravo Zulu 2018 pour A bord du Charles de Gaulle (Editions E/P/A, 2017).
Résumé : Qu'y a-t-il autour du pôle Sud ? Rien, si l'on en croit les cartes, en ce début de XXe siècle... Ce serait le dernier territoire inconnu, laissé vacant par les expéditions inabouties de Dumont d'Urville. Le grand blanc. Soit tout un monde à découvrir, à étudier comme à défier, pour l'intrépide Jean-Baptiste Charcot. Le 31 du mois d'août 1903, le Français quitte donc les côtes du Havre, direction l'inexploré. A bord de cet excellent trois-mâts, une poignée de scientifiques s'élancent à l'assaut des glaces, résolus à en arracher pied à pied tous les mystères, au péril de leur vie...
Dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, alors qu'il naviguait vers l'Écosse, Éric Tabarly fut frappé par la corne d'une voile au cours d'une manoeuvre et disparut en mer. Il était une légende vivante, le destin lui a donné la mort des héros de légende. Il est mort comme il avait vécu, "une voile au coeur'. L'an dernier, pour la première fois, Tabarly le discret, le silencieux, Tabarly qu'on disait taciturne était sorti de sa réserve, et avait écrit ses mémoires. Il parlait de sa vie, de son enfance, de ses années d'apprentissage. Il racontait l'École navale, le Maroc, l'Indochine. Et surtout il disait sa passion, unique et absolue, pour un bateau, le plus célèbre bateau de France, celui dont le nom restera à jamais lié au sien, la"mésange à tête noire', Pen Duick. Parce que son père l'y avait embarqué à l'âge de sept ans, parce qu'il lui avait fait cadeau à sa majorité de ce vieux cotre de bois à moitié pourri, promis à la casse, il a fait tout ce qu'un homme pouvait faire, et plus encore, pour le sauver. Inventeur infatigable et génial, il lui donnera des successeurs de Pen Duick II, qui lui valut sa première grande victoire en 1964, à Pen Duick IV, premier grand trimaran de course, et enfin à Pen Duick VI, superbe ketch de vingt-deux mètres, avec lequel il gagnera sa deuxième Transat en solitaire en 1976. Nous verrons apparaître de jeunes équipiers encore inconnus - Kersauson, Colas, Coste, Lamazou, Poupon - qui seront tous à son école et qui deviendront à leur tour célèbres. Mais toujours, c'est à son vieux Pen Duick qu'il revient. Celui dont il attendait avec tant d'impatience de fêter le centenaire. Et dont il avait écrit, cédant un jour à l'émotion 'Il est là, superbe, sous son gréement aurique, humant le vent, évaluant la force de la mer, frissonnant dans l'attente de la première risée: objet d'art, précieux, exigeant, sensuel, vif, capricieux, tel est Pen Duick, mon bateau'.
Le 12 août 1819, le navire Essex appareille avec vingt et un hommes à bord, Quakers de Nantucket, en vue d?une chasse à la baleine dans le Pacifique. Après plusieurs mois de navigation et la capture de nombreux cétacés, le navire, chassant au large des Galapagos, est attaqué par un cachalot géant. Le bâtiment sombre en quelques minutes et l?équipage se répartit sur trois canots après avoir sauvé eau et menues provisions. Malgré une discipline stricte et une droiture morale toute quaker, la vie sur les canots se révèle vite terriblement éprouvante physiquement et moralement. Chaque homme a sa ration quotidienne de pain et d?eau, mais bientôt les dernières tortues attrapées aux Galapagos sont dévorées vivantes. Les canots dérivent, essuyant des tempêtes bibliques, en attendant de trouver une terre ou de croiser un navire. Enfin, une île est en vue, absolument vierge, les survivants y trouvent de l?eau mais très peu de nourriture. Ils doivent repartir. La mort se présente au bout du deuxième mois de dérive. Tout d?abord les corps des infortunés sont jetés à la mer, mais bientôt ils sont mangés par les ultimes survivants. Ce n?est que le 18 février, après quatre-vint-treize jours de dérive, que les cinq derniers survivants croisent le navire qui les a sauvés. Le récit du naufrage de l?Essex et de la survie de son équipage, relaté l?année suivante par le Second du navire, est un témoignage incontournable et époustouflant sur une époque (celle de l?édification de l?Amérique), sur un peuple (celui des Quakers), sur la pêche à la baleine, sur l?exil et la solitude, sur " l?horreur des choses qui épouvantent l?homme ", sur la capacité animale de ce dernier à supporter, au nom de la survie, ce qui ne doit pas l?être. Il est à ce jour l?un des plus grands récits d?aventure et de survie en mer.