Les Roubayiat sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par "comme c'est bizarre !" ou encore "étonnant, non ! ?"). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et peuvent interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant "maalich" (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiat sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage. Ce recueil propose une sélection de quinze poèmes parmi les deux-cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine, traduits en français pour la première fois et publiés en version bilingue.
Janine Elkouby, agrégée de Lettres classiques, donne depuis de nombreuses années, à Strasbourg et ailleurs en France, en Belgique, en Suisse, des cours et des conférences sur le thème des femmes dans le judaïsme. Elle contribue au mensuel Information Juive, dans lequel elle publie régulièrement des « Chroniques bibliques au féminin » dont ce livre est la reprise. Elle est l'auteur d'un roman, Passés composés (Société des écrivains, 2003).
Janine Teisson vit à Aubais dans le Gard. Elle passe toute son enfance et son adolescence au Maroc et en Côte d'Ivoire. Elle devient tour à tour clown, couturière, professeur de français (pendant 15 ans) et enfin écrivain. Elle écrit pour les enfants, les adolescents et aussi pour les adultes et publie principalement chez Syros et Actes Sud Jeunesse. Elle a déjà publié Les enfants d Icibas et Germaine Tillion chez Oskar.
Recueil de sept nouvelles publié pour la première fois au Mercure de France en 1972, Éros zéro est l'oeuvre subtile de ce que d'aucuns nomment "un vrai écrivain". Il n'est pas difficile, à la lecture de cet ouvrage, de se ranger à cet avis : une écriture de l'érotisme au style léger, retenu, et qui ne se livre pas trop. Une écriture féminine s'il en est (toutes les nouvelles parlent de personnages féminins), en tous cas un point de vue de femme très personnel, qui se contient tout dans le texte de quatrième de couverture de la première édition : « Éros zéro. Éros, c'est zéro. C'est Zorro : beaucoup de bruit, et puis rien. Comme les rêves : des images, des choses, des aventures - on en voit. Vous voulez retenir, analyser : ça ne veut rien dire. Mais on meurt de ne pas rêver. Janine Aeply, dans ses nouvelles érotiques, le dit. L'érotisme, c'est pareil. Monstrueux ? Peut-être. Ou tout simplement quotidien. Ou les deux. Le degré zéro de l'amour. Le degré éros de l'écriture. » --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Chèvre Mathilde ; Al Azmeh Salma ; Daaboul Georges
La lettre d'amour est l'histoire d'une quête amoureuse dans de grands paysages peints au pastel gras. Page après page, Zayn collecte sa lettre d'amour qu'il agrémentera de trois petits caillloux, de feuilles d'arbre, quelques fleurs. C'est l'histoire bucolique d'une cueillette méthodique et amoureuse. Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, la lecture dans les deux langues se croise au centre de l'ouvrage. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre. Le livre a deux couvertures, l'une en français, l'autre en arabe. Les illustrations, de grands arbres peints à différentes saisons, servent de support aux deux langues. La lettre n'est pas adressée, chacun peut y retrouver son amour.
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.
Cet album est l?histoire d?un voyage, un train, une nuit, un rêve. Qui sait quand il commence, qui sait quand il finit ? Le voyage est annoncé par maman Bakhita, un grand voyage pour Mansour qui n?a jamais rencontré sa grand-mère Jidda de la ville de Halfa, au Soudan. Le voyage commencera demain, il faut aller se coucher. Le voyage débute, merveilleux, peuplé d?oiseaux étranges et d?être magnifiques. Au petit matin, maman Bakhita éveille son garçon car il faut partir à la gare ! De beaux rêves (d?autres rêves !) l?attendent par la fenêtre du train. Les scènes du rêve de Mansour sont profondément inspirées par la vie quotidienne des bords du Nil, lorsqu?on le remonte vers le Soudan. L?illustration de Salah Elmour est marquée par ses sources d?inspiration : la photographie et la peinture murale du Soudan, l?art d?Afrique de l?Est plus généralement.