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L'expérience démocratique. Enquête sur les paradoxes de la démocratie moderne
Jacques Daniel D.
LIBER CANADA
43,00 €
Épuisé
EAN :9782895788140
Nous nous distinguons de tous nos prédécesseurs par la promesse de justice que nous avons cherché à réaliser dans l'histoire. Cette quête a ouvert la voie à une expérience inédite : celle de la démocratie des Modernes. Or, cette expérience est traversée par un ensemble de paradoxes dont il importe de connaître les termes et de mesurer les effets. Le premier tient à ce que chacun de nous s'estime tout à la fois semblable à tous les autres, qui peuvent donc réclamer les mêmes droits, et différents de chacun d'eux, si bien que tous exigent une reconnaissance appropriée à leur singularité. Le deuxième découle du fait qu'il nous arrive de nous concevoir tout à la fois libres d'agir et de penser et esclaves de la société, de l'Etat ou encore de la technique et de l'économie. Le troisième tient à ce que l'univers démocratique qui déploie ses pleines virtualités aujourd'hui semble devenir toujours plus homogène par l'effet de nos oeuvres alors même qu'on y fait un continuel éloge de la diversité humaine. Enfin, le dernier paradoxe met en lumière la tension qui oppose dans l'esprit de plusieurs les vérités produites par la science et celles défendues par la morale et la politique, vérités dont l'équilibre paraît si précaire à notre époque. Ces paradoxes témoignent de complications qui transparaissent dans les débats actuels au sein des démocraties libérales. Leur examen déborde la discussion savante et touche à la compréhension que nous partageons de notre situation présente et de l'avenir dans lequel nous nous engageons.
De manière inédite, cet ouvrage présente, sous une forme synthétique et didactique, l'ensemble des outils et méthodes de construction de la géométrie spatiale permettant d'élaborer des images d'objets tridimensionnels au moyen des projections géométriques. Très richement illustré et imprimé en couleur, il expose les concepts clés des projections orthogonales, de l'axonométrie et de la perspective, et aborde les surfaces courbes et réglées, les surfaces de révolution ainsi que les polyèdres réguliers. Privilégiant une géométrie spatiale concrète, ancrée dans la pratique professionnelle, ce vade-mecum permet à son lecteur de maîtriser les propriétés fondamentales de la géométrie spatiale, de réaliser manuellement des croquis d'objets spatiaux et de pratiquer avec davantage de compétence les logiciels informatiques 3D actuels. A différents titres, il constitue une référence utile et précieuse pour tous les étudiants et praticiens en architecture, ingénierie, design ou beaux-arts.
Déjouer le complot qui vise la fille du sénateur Pliure, aider Thraso, enfant esclave, à retrouver sa famille, suivre les péripéties de Pupus, un lion pacifique enrôlé dans les Jeux du Cirque, découvrir qui se cache derrière l'étrange Philéros, vivre dans une domus romaine avec Soémie, une jeune servante... Tout devient possible avec Z'azimut!
Jacques Ferrandez a entrepris de raconter l'Algérie de 1836 à nos jours à travers des destins d'hommes et de femmes anonymes que l'Histoire va emporter. Le trait est fin, les couleurs chaudes. Delacroix plane sur ces carnets d'un peintre qui vont traverser les siècles, d'album en album. Le journal du dimanche. Biographie de l'auteur Né en 1955 à Alger, Jacques Ferrandez est d'abord publié chez Casterman Arrière Pays suite de petites histoires typiquement provençales. C'est en 1987 qu'il débute sa grande fresque en cinq volumes sur la période coloniale en Algérie: les Carnets d'Orient. Puis il replonge dans l'univers provençal en adaptant Jean de Florette et Manon des sources de Marcel Pagnol (1997). Par la suite, il signe avec l'écrivain Tonino Benacquista L'Outremangeur et La Boîte Noire, qui seront adaptés au cinéma. En parallèle, il développe ses Carnets d'Orient sur un mode plus contemporain en publiant des carnets de voyage sur le monde méditerranéen (Syrie, Liban, Istanbul...). A partir de 2002, il revient aux Carnets d'Orient avec un second cycle débutant en 1954, à la veille de l'insurrection algérienne.
D'anvers Hadewijch ; Cunin Daniel ; Darras Jacques
Résumé : Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'ont été découverts les 45 "poèmes strophiques" d'Hadewijch d'Anvers, qui se sont rapidement imposés comme l'un des plus purs joyaux de la poésie mystique. Cette béguine du XIIIe siècle, dont on ne sait pour ainsi dire rien, a su investir l'art des trouvères et troubadours pour chanter mieux que quiconque le "clair amour" divin. Ces chants en vieille langue néerlandaise constituent aujourd'hui l'une des fiertés nationales des Flandres et des Pays-Bas, où l'on leur consacre de nombreuses recherches savantes. Ces dernières ont débouché en 2009 sur une édition définitive et richement commentée, les Liederen, dont les présents Chants constituent la version française intégrale.
La liberté, cette valeur si précieuse, est de nos jours à ce point sacrée qu'elle ne semble supporter aucune limite. En son nom, nos représentants politiques, la population en général, mais aussi l'élite intellectuelle et, de façon prééminente, la magistrature vont parfois jusqu'à remettre en cause la laïcité de l'Etat en la jugeant incompatible avec la liberté de religion, sinon hostile à son endroit. Cet essai affirme que c'est là faire preuve d'une profonde méconnaissance du principe de laïcité. En s'appuyant sur la grande tradition de la pensée occidentale qui, d'Antigone aux constitutions modernes, a établi une nette séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux, l'auteur montre que la liberté religieuse (celle de la croyance) ne cautionne pas l'expansionnisme religieux qui cherche à étendre ses tentacules dans les divers secteurs de l'activité sociale et civile et que seule une conception abusive et absolutiste de la liberté a pu mener à ce qu'on nomme désormais le "gouvernement des juges" . Bien comprise, la liberté religieuse permet au contraire de réaffirmer la légitimité de la laïcité de l'Etat. Partant de la problématique propre à la société canadienne et québécoise, par son langage clair et son argumentation serrée, cet ouvrage est une contribution fondamentale et universelle aux débats qui agitent nos sociétés, y compris en France.
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.
De même que les individus ont une généalogie, les sociétés s'appuient sur plusieurs piliers culturels, qui eux-mêmes sont le produit de rencontres plus anciennes. Après avoir abordé le pilier gréco-romain (vol. 1), ce deuxième volume d'un ouvrage collectif consacré aux grands récits occidentaux s'intéresse cette fois à la culture judéo-chrétienne. A partir de la conversion au christianisme de l'empereur Constantin, se met en place, dans le monde gallo-romain, un fort pilier judéo-chrétien qui continue à influer sur la marche du monde occidental, malgré le déclin de la religiosité. Que nous disent ces récits que notre mémoire collective a conservés ? Que nous révèlent-ils du monde qu'ils ont contribué à ériger ? En quoi nos "récits de vie" individuels trouvent-ils bien souvent leur ancrage dans ces "grands récits" expliquant le collectif ? C'est à faire voir certaines des ramifications essentielles de ce riche héritage que s'appliquent les essais rassemblés ici.
L'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est souvent pas prise en compte. Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances. Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. C'est à pareille description de l'éthique, du monde des affaires et des médias que procède cet ouvrage, qui fait chaque fois apparaître non seulement la complexité des sociétés contemporaines, mais également le sens des responsabilités qu'elles appellent et favorisent.