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Galatée
Jacob Suzanne
BOREAL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782764628140
Dans l'âme de Galatée, toute une panoplie de cicatrices. Comme des tatouages internes. Augustine, Cyrille, Titi, Pigue, Sylvie Nord, Baldwin. Voici que se profilent Babey et, dans son sillage, Bottes Boulé et l'Araignée, le Bourru et Nathe, une sordide histoire de dollars. Plongée dans un western mythologique, Gala se débat afin d'assurer sa survie, la survie de l'espèce Gala. Je m'appelle Galatée, dite Gala. Baldwin dit que j'ai tendance à me prendre pour Dieu le père. Cyrille dit que si mon père Pigue découvre la nature de notre relation, il sera impuissant contre nous. C'est un secret de la confession. Augustine dit que mon père et la bonne savent l'heure et que c'est ce qui les tient en respect l'un de l'autre. Mon mari, le père de Jean-René, dit que c'est Pigue qui a détruit notre mariage. Dans l'âme de Galatée, toute une panoplie de cicatrices. Comme des tatouages internes. Augustine, Cyrille, Titi, Pigue, Sylvie Nord, Baldwin. Mais la vie va trop vite trop lentement. Voici que se profilent Babey et, dans son sillage, Bottes Boulé et l'Araignée, le Bourru et Nathe, une sordide histoire de dollars. Plongée dans un western mythologique, Gala se débat afin d'assurer sa survie, la survie de l'espèce Gala. L'édition originale de ce roman est parue aux Editions du Seuil, en 1987, sous le titre La Passion de Galatée. Il est ici accompagné d'un avant-propos inédit de Suzanne Jacob.
PoésieNouveauté hors office Printemps 2011 Informations génériques Titre : Amour que veux-tu faire ? Coll. : PoésieAuteur(s) : Suzanne Jacob Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 avril 2011Format : 15 x 20 cm Prix : 13, 50 eurosNombre de pages : 92ISBN : 978-2-7646-2083-0 Contenu du livre Doit-on rester la statue qu¿on devient quand on nous lance à bout de bras ? Doit-on rester comme on est tombé debout, comme on est tombé couché, doit-on rester pareil comme avoir été lancé nous a mis et attendre la remise des prix ? Amour, que veux-tu faire ? La voix et le mot, la parole et le sens, tout s¿accorde dans la poésie de Suzanne Jacob pour nous faire vivre une singulière expérience de lecture. L¿auteur Auteur prolifique, Suzanne Jacob écrit de la poésie (La Part du feu, 1997), des nouvelles (Parlez-moi d¿amour, 1998, Un dé en bois de chêne, 2010), des romans (Laura Laur, 1983, L¿Obéissance, 1991, Fugueuses, 2005) et des essais (La Bulle d¿encre, 2001, Histoires de s¿entendre, 2009). Deux fois lauréate du Prix du Gouverneur général, elle a remporté, en 2008, le prix Athanase-David pour l¿ensemble de son ¿uvre. 1
Laur ne parlait pas souvent. Elle regardait. Comme je suis venu douze mois après elle, elle m'a sans doute regardé à partir du début. Elle prenait sa face de caillou, sa face de grosse roche éternelle. Je suivais son regard. Je me sentais exister. Souvent, on n'avait pas faim du tout tellement on regardait. Je ne sais pas si ce que je dis a un sens. C'est très difficile d'être certain d'une chose quand on a passé son enfance avec Laur". A l'instar de tous les amis qui l'ont connue, son frère Jean s'interroge : mais qui est donc Laura Laur ? Suzanne Jacob nous confie quelques pièces du puzzle, quelques éléments de réponse pour une énigme lancinante. Et ainsi apparaît peu à peu le portrait d'une femme qui se donne et s'échappe, qui dit vrai et qui ment, comme si la vérité n'était pour elle qu'un mensonge parfaitement répété. Sa vie se lit et se perd dans le regard des autres - frères ou amants, comme les rayons de lumière dans le kaléidoscope. Suzanne Jacob a fait de la musique, du théâtre, de l'édition. Elle écrit des poèmes et elle chante. Nomade par la chanson, sédentaire par l'écriture, elle est née au Québec. Elle vit actuellement en France où elle donne de nombreux récitals.
Au centre de la toile, une mère, Delphine et son fils Luc. Tournoyant autour d'eux, les hommes de Delphine, Félix, Simon, Lenny et Lorne. Ils aiment, ils doutent, ils racontent des histoires, parlent pour mieux se taire. Il faudra une mort, celle de Lenny, et l'arrivée d'un étranger, le Trickster, pour que Luc trouve sa place en ce monde et que Delphine consente enfin à rendre les armes. Très contemporain, ce roman d'amours où chacun cherche sa place et son histoire, se déroule pour une grande part sur les vastes étendues québécoises. Il arrive qu'on y croise des Hell's Angels et qu'on y entende le chant du huart. Mais le désarroi qu'il traduit est lui, universel.
Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité. Reconnaître que le Québec est un cas unique dans l'histoire des Amériques, que sa situation linguistique fortement minoritaire au Canada et à plus forte raison sur le continent exige des politiques et motive un souci constant, être conscient des particularités de notre parcours historique - cela ne signifie aucunement que l'on doive se cantonner dans un provincialisme défensif et régressif qui en vient à considérer comme suspecte, voire péjorative, l'idée même d'un Québec ouvert, pluraliste, inclusif. A mes yeux, telle est pourtant l'idée de la nation qui colle le plus à sa réalité présente, et la seule apte à éviter sa stagnation et sa folklorisation. Mon discours n'est pas celui d'un historien, d'un sociologue, d'un politologue, d'un juriste ni même d'un philosophe, bien que toutes ces disciplines me nourrissent et qu'elles occupent une large place dans ma bibliothèque. Mon point de vue sur le monde est celui d'un littéraire et donc d'un généraliste ou, mieux encore, d'un " écologiste du réel " qui considère que le monde que nous habitons est, à portée de langage, une totalité concrète, complexe, diversifiée, qui se maintient dans des interrelations, qui vit et se recrée sans cesse dans des échanges et dont nos discours ont le devoir de faire entendre la polyphonie, les discordances autant que les harmonies. Le Québec dont je parle est imprévisible, mais il commence au seuil de ma porte, dans la proximité des choses et des êtres, dans un équilibre instable qui est, au bout du compte, la seule manière d'exister.
J'adore la musique de Lhasa de Sela, avec ses influences mexicaines, gitanes, de soul, de rock, de Billie Holiday, le tout empreint d'une douce mélancolie. Lire sa biographie m'a permis de comprendre les sources de son inspiration, et depuis je me sens plus proche d'elle lorsque j'écoute sa musique.
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?
Résumé : - La réduction des gaz à effet de serre (GES) mènera automatiquement à une amélioration de notre qualité de vie. - L'hydroélectricité est la clé pour l'enrichissement du Québec. - Le Canada est une grande puissance énergétique. - Il suffit de taxer le carbone pour mettre un frein au réchauffement climatique, ou tout simplement d'acheter des voitures électriques. - Le pétrole est encore là pour longtemps / Nous arrivons au bout de nos réserves. - Les provinces ont pris le relais du fédéral dans la lutte contre les GES. Voilà autant de mythes sans cesse répétés par les politiciens, les groupes d'intérêt, les porte-parole de l'industrie et les médias. Ces mythes nous donnent l'impression de maîtriser la transition énergétique et nous confortent dans l'illusion que nous avons les outils pour atteindre nos objectifs de réduction de GES sans toucher à ce qu'on appelle encore le modèle québécois. La situation n'est pas meilleure dans le reste du Canada, où l'ensemble des gouvernements provinciaux oscille entre objectifs ambitieux et inaccessibles, programmes de réduction des émissions de GES aussi coûteux qu'inefficaces ou, carrément, déni du problème. Quant au gouvernement fédéral, après trois décennies d'inaction, il tarde encore à mettre sur pied une politique nationale sur la question. Dans cet essai choc, Normand Mousseau déboulonne systématiquement chacun de ces mythes et démontre de manière irréfutable la vérité suivante : la solution au problème des changements climatiques n'est pas de nature technologique ou scientifique, mais bel et bien politique.