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Le cirque. Un art à la croisée des chemins
Jacob Pascal
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070762729
La piste aux étoiles, l'odeur des fauves, les cuivres de l'orchestre, la lumière dorée, le clown pailleté et l'auguste au nez rouge... Le spectacle de notre enfance est l'héritier direct du cirque équestre initié au XVIIIe siècle par un officier de cavalerie anglais Philip Astley. Au siècle suivant le trapèze volant et le dressage des lions, des tigres ou des éléphants viennent enrichir la représentation et séduire des générations de spectateurs. Les premières dynasties composent une puissante aristocratie saltimbanque : les Knie, Bouglione, Grüss, Amar, Ringling sillonnent l'Ancien et le Nouveau Monde dans leurs roulottes ou à bord de leurs trains spéciaux. Pourtant, dans les années 1970, le cirque traditionnel s'essouffle. Un nouveau champ d'expériences artistiques, qui intègre la performance à la chorégraphie et au jeu, s'affirme. C'est la naissance d'un autre cirque qui conjugue désormais la création au quotidien. Pascal Jacob retrace l'itinéraire de la plus longue des tournées, celle qui a conduit une forme classique et codée à devenir un art à part entière.
Résumé : Drôle, fantasque, ubuesque ou terrifiant, le clown nourrit notre imaginaire depuis l'enfance. Façonné par William Shakespeare, Molière, Alfred Jarry, Federico Fellini ou Stephen King, le clown ne connaît pas les frontières pour s'exprimer. Tomber pour faire rire est un mécanisme joyeux qui remonte probablement à l'aube de l'humanité. Bouffons, fous et farceurs sont les grands ancêtres du clown qui puise dans ses origines à la fois sacrées et profanes pour émouvoir ou divertir. Abondamment illustré, cet ouvrage retrace la généalogie d'un personnage hors du commun, né sur les planches du théâtre élisabéthain, mais qui a très vite conquis le monde du cirque pour s'y épanouir dès le XVIIIe siècle. De nombreux documents inédits, issus des fabuleuses collections de la Bibliothèque nationale de France, racontent une histoire singulière en contrepoint des photographies de Christophe Raynaud de Lage pour un regard exceptionnel sur l'univers clownesque où la mémoire est toujours imprégnée d'une vision contemporaine. Aujourd'hui, de la scène à la piste, de la rue à l'hôpital, féminin, social ou politique, le clown est partout !
Dire que le discours moral de l'Eglise est mal reçu est un euphémisme, il est en vérité hérétique. Critiqué par ceux qui l'ignorent comme par ceux qui devraient le connaître, parfois déformé et rarement défendu, il n'esquive pas le débat rationnel. Mais qui se soucie de raison tandis que partout et sans partage règne l'émotion ? Peu osent s'écarter du dogme selon lequel l'individu ne doit avoir que deux maîtres : le désir tout-puissant, créateur d'un univers virtuel et éphémère, et l'hygiène, ultime étalon du rapport à autrui. Peu résistent aux sirènes du relativisme ambiant, même parmi d'éminents moralistes chrétiens persuadés du fait même d'avoir eu "raison trop tôt" dans une Eglise trop "frileuse". Il se pourrait pourtant que la critique philosophique découvre dans la réflexion morale chrétienne une vraie sagesse, qui n'est pas la veuve du temps qui passe, dont l'ambition est seulement de raviver la flamme fragile de notre conscience morale. Pascal Jacob ne se limite pas pour autant à une critique d'une certaine théologie contemporaine, il expose avec pédagogie la rationalité de la pensée chrétienne ainsi que les positions de l'Eglise, en particulier sur des questions controversées.
Résumé : De l'or, du sang et des plumes, des rubis et des diamants, plein feu et pénombre, richesse ostentatoire de rivières de perles et simplicité d'un banal canotier : le music hall avale, brasse et génère un torrent d'émotions contradictoires... La peau nue y a valeur d'artifice, mais le strass, la fourrure et le lamé transcendent la chair lustrée des danseuses et des acrobates : foyer et creuset tout à la fois, le music hall est un monde fascinant, entre corne d'abondance et pays des merveilles... Son histoire puise aux sources saltimbanques, se métisse au contact du cabaret et du caf'conc, s'enrichit de la somptuosité des ballets russes, s'amuse des attractions sensationnelles et s'épanouit entre revue et variétés au tournant du XXe siècle. C'est une succession d'étapes, de silhouettes et de personnages formidablement attachants, de théâtres fantastiques où se déploie un faste inouï comme de petites salles enfumées où se produisent les gloires d'ici et d'ailleurs... Mais ce sont aussi des plateaux de télévision où palpitent les talents d'aujourd'hui et de demain. C'est cette incroyable arborescence de formes qui nous racontent le monde, de Londres à Paris et de New York au Mans, que nous allons évoquer pour vous...
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.