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Tout finira par rentrer dans le désordre
Jacob Jérôme
MONTE EN L AIR
15,00 €
Épuisé
EAN :9791092775235
Deux cents dessins pour dire l'angoisse et la colère. Deux cents dessins obsessionnels et compulsifs. Deux cents dessins que Jérôme Jacob a réalisés autour d'un seul et unique thème : le cancer du sein de sa femme. Des dessins au trait impeccable, sans doute pour prendre le contre-pied de la tourmente. Surréalistes, comme l'auteur les qualifie, ses dessins rappellent ceux de Topor. Et puisqu'il faut continuer à rire, Jérôme Jacob convoque aussi des références de l'inconscient collectif : Mickey Mouse, R2D2, le Penseur de Rodin et même Casimir. Mais le vrai héros de ce livre, c'est le sein. Un sein à deux visages : l'un est sain et dodu. Joueur, on le retrouve aux endroits les plus improbables : dans un verre de Martini, sur un cornet de glace, au bout d'un arrosoir. Souvent, il remplace les visages, remplit les espaces. Et puis il y a l'autre, l'absent, le mutilé. Cicatrice, trou, ballon sur le point d'être percé, compagnon disparu. « Ben t'étais où ? » demande un sein à l'autre. Égaré sans doute, comme l'est Jérôme Jacob dans cette épreuve. Mais le dessin est salvateur et sa force, comme le démontre ce recueil, est incontestable.
Résumé : Quand, en 1994, le monde découvre le soulèvement des Indiens du Chiapas, un des Etats les plus pauvres du Mexique, peu réalisent que c'est d'une nouvelle et pérenne forme de lutte, rapidement devenue un emblème du mouvement altermondialiste, que témoigne l'objectif de Mat Jacob. Distingué par un prix World Press Photo, ce travail exemplaire poursuivi pendant plus de vingt années documente avec empathie et exactitude la formidable épopée d'une révolte qui se veut non violente et qui prône l'autogestion et la solidarité des communautés autonomes plutôt que l'accès au pouvoir formel. Culturel autant que politique, le mouvement zapatiste, impulsé par le fameux et énigmatique sous-commandant Marcos, bénéficie durablement d'une popularité nationale et d'une reconnaissance internationale qui signent son influence. C'est au plus juste que les photographies de Mat Jacob disent la dignité et la détermination de ces hommes et ces femmes qui écrivent une nouvelle page de la longue et captivante histoire des luttes de libération. Introduction et textes de Jérôme Baschet. Postface de Christopher Yggdre. Conte du sous-commandant Marcos. 90 photographies en noir et blanc reproduites en duotone. Notices biographique et bibliographique.
Dans ce recueil de textes et de dessins, Aurélie William Levaux livre ses réflexions sur le travail. Partant de son statut d'artiste femme, elle laisse libre court à ses pensées en questionnant son quotidien et ses pratiques. Dans un monde où l'on doit travailler, pour un salaire, pour s'occuper, pour exister, pour manger, y trouve-t-elle son compte ? "Le travail, c'est la santé, disait Papy." Quelques décennies plus tard, sa petite fille en doute. Revenant sur ses expériences professionnelles de jeunesse douloureuses, reprenant des phrases entendues ici ou là, elle se confronte à un concept qui la laisse perplexe, surtout en pleine crise des gilets jaunes. Dans ses textes, toujours drôles, Aurélie William Levaux ne mâche pas ses mots. Pour ses dessins, utilisant le même modus operandi que pour La Poutre de mon oeil, elle opte pour un rendu lâché, au plus proche de ses émotions. Aurélie William Levaux aurait voulu publier ce livre seule, mais c'était trop de travail...
Résumé : Le texte ? : dans le monde créé par ce récit, les hommes coexistent avec des androïdes intelligents. Ensuite, j'ai rêvé de papayes et de bananes raconte en particulier l'histoire de l'un de ces robots ingénieux, Silvio, qui, au contact de celle qui n'aime pas être appelée sa "? propriétaire ? " ou son "? maître ? " - et qui semble un double de l'écrivain -, apprend peu à peu à comprendre le monde dans lequel il évolue. Silvio est incité à ne pas servir docilement l'être humain et à devenir autonome. Les goûts qu'il se forge l'amènent à s'intéresser au domaine de la linguistique. Plus précisément, constatant qu'une grande partie des langues créées par les humains disparaissent, ne comprenant pas cette perte, il décide à la fois de mémoriser les données existantes sur les langues éteintes, de sauver les langues en voie de disparition, et de créer un langage. Le robot, sorte de "? bon sauvage ? " des temps futurs, fidèle à la tradition des Lumières, considère l'humanité, son génie, ses manquements, avec tendresse et perplexité. Il est en contact permanent avec la communauté de ses pairs dont certains sont bien plus critiques vis-à-vis des hommes. Le duo formé par le robot Silvio et l'humaine qu'il observe - et qui l'observe - souligne, avec humour et émotion, la fragilité de la condition humaine. Au-delà, le livre s'interroge sur les modes possibles de coexistence entre hommes et machines intelligentes. Mais aussi sur les rapports entre intelligence et pouvoir ? : l'intelligence doit-elle, absolument, être dominatrice ?? La richesse n'est-elle pas davantage d'aller contre l'uniformisation et de permettre à de multiples cultures de se développer ?? Le graphisme ? : ce livre n'est pas relié. Il prend néanmoins corps par la magie des plis, déplis et replis, et peut se déployer dans l'espace. Il invite ainsi à une lecture déployée, une lecture de résistance. En affirmant fort sa matérialité iconoclaste, il fait écho aux langues qui disparaissent. Les six rabats de la jaquette-couverture invitent à un jeu de composition/décomposition avec le mystérieux titre du livre. Imprimée sur un papier martelé coloré de vert pastel fluorescent, le titre déconstruit sera imprimé en dorure à chaud miroir. Le corps du livre (ses pages intérieures) est un dépliant accordéon horizontal, la lecture suit le fil d'une pagination zig-zag. Le papier est un offset classique, imprimé en un ton direct (Pantone 72). La liste des langues récemment disparues est traitée en annexe comme un dépliant accordéon vertical, une liste se déployant en boucle. Le papier est un bristol vert amande, imprimé en pourpre fluorescent. Un dos est néanmoins ménagé afin que cette proposition de lecture sans fin trouve sa place au sein des rayonnages.
Faisant suite au deux précédents ouvrages What The Fuck ! et What The Mega Fuck ! aux éditions le Monte-en-l'air en 2020, ce 3e opus de la collection WTF réunit des photographies en provenance du monde entier, collectées au fil de pérégrinations sur la Toile. Sur les réseaux sociaux et les sites Internet dont sont issues ces photographies, l'acronyme "WTF" précède souvent un contenu pour signifier l'effarement qu'il provoque. Cette interjection exprime autant l'incompréhension que le malaise du "voyeur" face à ces images. Leur accumulation souligne la course folle au partage de contenus "extra-ordinaires" pour un public anesthésié et pose la question de la dilution du sens de la photographie à l'aube du XXI ème siècle. Ces images incongrues sont vues par des millions d'internautes à un instant T, mais disparaissent définitivement au bout de quelques semaines. En éditant ces images dématérialisées et en les réunissant dans des ouvrages imprimés, la maison d'éditions Innocences s'approprie ces clichés et pose un acte de résistance face à la course à l'infini du Web. Innocences, à travers la publication de ces livres à tirage unique et numéroté, propose un véritable travail d'archiviste afin d'y consigner une certaine image de l'homme contemporain.