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Conversations
Jaccard Christian
ENSBA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840563457
Extrait de la préfaceLe boutefeu dialecticienOn appelle «flamme», dans le langage des philatélistes, les dessins ou maximes accompagnant le tampon qui oblitère une lettre, un colis. La flamme qui figure sur les courriers expédiés par les Beaux-arts de Paris est une maxime admirable, empruntée à Denis de Rougemont et souvent citée par Jean-Luc Godard: «Les uns pensent, dit-on, les autres agissent, mais la véritable condition de l'homme, c'est de penser avec ses mains». Même si, chez Rougemont, il est question avant tout de pensée et d'action politiques, Christian Jaccard pourrait certainement faire sienne cette devise, lui qui n'a cessé, depuis plus de quarante ans, d'interroger la mémoire du monde en manipulant de façon quasi obsessionnelle de la corde, du cuir, de la toile et - clin d'oeil du lexique - de la flamme: mais une vraie flamme, de celles qui chauffent ou brûlent, et qu'il importe de savoir maîtriser si on ne veut pas finir comme Ferdinand Griffon, le Pierrot le fou de Godard, en miettes ou en cendres. Afin d'acquérir les matériaux dangereux, notamment les mèches lentes (dites «cordon Bickford») qu'il utilisait dans ses oeuvres des années 1970 et 1980, Jaccard avait d'ailleurs dû obtenir une licence de boutefeu, le permis de manier les explosifs qu'on exige des artificiers: on apprendra ce détail, ainsi que mille autres informations passionnantes, dans le présent volume d'entretiens, Christian Jaccard, Conversations.La collection «Écrits d'artistes» a jusqu'ici privilégié la publication d'anthologies d'articles, d'essais ou de récits écrits par des artistes, excluant presque toujours les interviews et les correspondances. Si nous avons choisi de faire, sur sa proposition, une exception radicale pour Christian Jaccard, c'est que l'entretien, la conversation ou l'échange sont sa façon à lui d'écrire. Non qu'il soit incapable de tenir une plume, naturellement, mais parce qu'il a plus que quiconque besoin de confronter sa pensée à une autre pensée, dans la stricte continuité d'un travail qui est interaction permanente avec un matériau, dont il écoute la logique propre au moins autant qu'il lui impose ses propres vues. Jaccard est un empirique: «J'ai beaucoup plus de difficultés, avoue-t-il à William Mimouni, à dire qu'à faire», suggérant qu'avec ses Anonymes calcinés (tableaux figuratifs récupérés et soumis à différents processus de combustion) il avait fait ce que Duchamp disait («Readymade réciproque. Se servir d'un Rembrandt comme planche à repasser»). (En réalité Jaccard ne s'oppose pas à Duchamp, au contraire: ce dernier était, comme tous les grands artistes, avant tout un bricoleur, et sa méthode se révèle beaucoup plus empirique et manuelle que ne le prétendent ceux qui veulent à tort faire de l'art comme on fait du vélo, sans les mains... Et sans la flamme.)
Depuis les années 1960, Christian Jaccard développe une oeuvre dans laquelle il porte un regard critique et poétique sur la complexité de la nature humaine. Il utilise le feu, la corde, des outils transformés et crée un monde très personnel en peinture, en sculpture et via des interventions les brûlis. Ses écrits depuis toujours sont un autre vecteur qui traduit son riche univers. Cet ouvrage est illustré de nombreux documents iconographiques souvent inédits. Cet ouvrage parait à l'occasion de l'exposition personnelle et de la donation de l'artiste au musée Fabre à Montpellier. Il traduit le lien fort que Christian Jaccard, d'origine Suisse, entretient avec les Cévennes où il a un atelier depuis des décennies.
Résumé : Invité à donner une conférence sur Louise Brooks dans un Institut pour jeunes filles de la High Society, le narrateur hésite. Il décide de jeter sur le papier tout ce qui lui vient à l'esprit à propos de la fascination qu'elle exerça sur lui. Il découvre à cette occasion que Brooksie la stérile, c'est le surnom qu'elle se donnait, est sans doute la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. Récit de la déchéance d'une star du muet et fragments d'une grande confession, cette "Conférence sur Louise Brooks" est aussi déroutante qu'inattendue.
Résumé : S'installer à la terrasse d'un café, bavarder avec une romancière japonaise, poursuivre la conversation avec Peter Altenberg à Vienne ou avec Fernando Pessoa à Lisbonne, présenter l'actrice américaine Louise Brooks au philosophe Marcel Conche : ce sont quelques-uns des menus privilèges que réserve l'oisiveté. On peut également assister, navré, à l'incinération de sa mère, affronter Serge Koster ou Paul Audi au tennis de table, jouer aux échecs dans les salons d'un palace parisien, traîner dans les cinémas après avoir lu les chroniques de Skorecki dans Libération, ou discuter des mérites de la circoncision avec Clément Rosset ou Michel Polac. Ce journal d'un oisif, tenu du 23 mars 2000 au 26 novembre 2001, est celui d'un intellectuel qui dirige une collection aux PUF, d'un expert en nihilisme et d'un écrivain auquel on peut adresser tous les reproches, à l'exception de celui de se prendre au sérieux.
En 1863, Eugène, Viollet-le-Duc est parvenu à l'apogée de sa carrière d'architecte ; ses grands projets de restauration sont en cours d'achèvement : Avignon, Pierrefonds, Carcassonne, Notre-Dame... Il se penche alors sur les problèmes de l'enseignement de l'architecture et des beaux-arts. Il conçoit le vaste projet de réorganisation de l'enseignement de l'Ecole des beaux-arts, qui se concrétise par un décret du 13 novembre 1863. En 1864, Eugène Viollet-le-Duc reçoit la chaire d'histoire de l'art et d'esthétique. Il donne sept conférences, présentées dans leur intégralité dans cet ouvrage. Ces sept cours s'articulent autour de la période antique : les arts grec, romain, égyptien et hindou. Très controversé par le courant conservateur, et en dépit des encouragements de ses amis, Viollet-le-Duc reprend sa liberté après son dernier cours le 18 mars 1864. Geneviève Viollet-le-Duc, son arrière-petite-fille, historienne de l'art, présente dans sa postface les principaux événements de cette période mouvementée de l'Ecole des beaux-arts.
Résumé : Le dépassement de la problématique de l'art ? Yves Klein a opéré en quelques années seulement une rupture radicale avec ce qu'il appelait l'" optique apprise ", et préfiguré la plupart des courants de l'art contemporain. Il a également beaucoup écrit à propos, et en marge, de son ?uvre plastique. Ce volume, où sont réunis pour la première fois les textes publiés de son vivant ou après sa mort, permettra de mesurer que l'écriture, loin de constituer un territoire marginal, a occupé une grande partie de son temps et qu'il s'y livre sous des jours très divers dans la tradition des avant-gardes, à travers manifestes et discours, ou notes, monologues et brevets. Il se montre à la fois enthousiaste, audacieux et drôle mais surtout constant dans sa démonstration.
Résumé : Le Tractatus de herbis est un magnifique herbier peint de la fin du XIVe siècle, exécuté à Padoue. Il s'apparente à un recueil d'images richement illustré qui présente des plantes, des pierres et des animaux, classés par ordre alphabétique et ayant très certainement une vocation médicinale. On en connaît trois versions au monde dont l'une, enrichie, aux Beaux-Arts de Paris. L'herbier présente des plantes médicinales, potagères, des fleurs, des arbres... L'artiste qui l'a exécuté l'a personnalisé avec des personnages et des animaux imaginaires qui interviennent dans de petites saynètes, ce qui constitue sa rareté et son originalité. La reproduction en fac-similé de l'ouvrage original est accompagnée d'un texte d'Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, de Bruno Laurioux, professeur d'Histoire du Moyen Age et d'histoire de l'alimentation, de Iolanda Ventura, spécialiste des savoirs scientifiques du Moyen Age et de Remy Cordonnier.
Résumé : Alors que l'histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion demeure à l'abri des révisions critiques : primitivisme. Primitif est devenu, dans le dernier tiers du XIXe siècle, une obsession de la pensée occidentale. Quant à primitivisme, son usage est courant en histoire de l'art depuis un siècle. Il est donc plus que temps de mettre à nu ce que l'un et l'autre renferment de sous-entendus et de stéréotypes. A l'origine de cet examen critique, deux constats. D'une part, le colonialisme s'avère la condition nécessaire du développement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des musées : sans colonies, pas une de ces immenses collections africaines et océaniennes que les puissances européennes accumulent à Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris - tout en dénigrant systématiquement la supposée grossièreté d'objets produits par des peuples que l'on prétend inférieurs. D'autre part, ces "sauvages" ne sont pas les seuls primitifs qui intéressent les sciences humaines du temps : il y a aussi les enfants, les fous, les préhistoriques et les rustiques. Tous ont en commun, pour des raisons diverses, d'incarner l'inverse de l'homme moderne, urbain, savant, industrialisé. Il apparaît dès lors que les primitivismes, loin de n'être qu'affaires de formes et de styles, expriment en peintures, sculptures et gravures des protestations politiques contre le monde des révolutions industrielles et techniques ; et qu'ils vont donc de pair avec des tentatives de réforme de ce quotidien moderne : pour la liberté des corps contre l'ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l'individu contre l'uniformité imposée par la société.
Créer le logo d'une entreprise ou le site Internet d'une association ne s'improvise pas... Destiné aux communicants et aux designers (confirmés ou débutants), ce guide pratique et méthodologique offre un panorama complet de la conception et de la réalisation d'une identité visuelle : - L'élaboration d'une stratégie de marque qui saura convaincre, inspirer et captiver le public ; - La mise en oeuvre des outils du design graphique : typographie, couleur, photographie, illustrations et mise en page ; - La publication multisupport : logos, cartes de visite, site web, réseaux sociaux et blogs, newsletters, prospectus... Des schémas didactiques permettent d'assimiler les connaissances essentielles en un clin d'oeil, tandis que de nombreux exemples commentés et études de cas sont autant de sources d'inspiration pour vos futurs projets.
Résumé : De l'utilisation d'une grille au choix des polices, en passant par la gestion des couleurs ou l'emplacement des images, cet ouvrage présente les 100 principes fondamentaux et bonnes pratiques de la mise en page pour l'imprimé et le Web. Chaque principe est illustré par une étude de cas choisie et analysée avec soin. Livres, magazines, brochures, affiches ou pages web... tous ces exemples sont des modèles du genre, créés par de grands professionnels internationaux (France, Etats-Unis, Allemagne, Japon, etc.). Des représentations de grilles, que le lecteur pourra reproduire et adapter à ses propres besoins, accompagnent principes fondamentaux et études de cas. Destiné aux maquettistes et graphistes professionnels ou débutants, et plus largement à toute personne impliquée dans la conception d'un projet de communication visuelle, cette nouvelle édition actualisée est à la fois un outil de travail et une formidable source d'inspiration.
Résumé : Publier son premier album s'apparente à une quête du graal pour de nombreux illustrateurs. Or cela est possible ! Depuis la parution des Aventures de Babar dans les années 1930, le secteur de l'édition jeunesse s'est sans cesse développé aujourd'hui la production est vaste et accueille tant de styles différents que chacun peut y trouver sa place. Devenir illustrateur jeunesse propose aux futurs professionnels et à tous les passionnés d'illustration des clés pour se repérer dans le foisonnement de l'édition jeunesse et pour y tracer leur chemin. L'ouvrage pré- sente d'abord les grands jalons de l'évolution du secteur et ses principaux acteurs, ainsi que les différents rouages de la chaîne du livre. Il donne ensuite un aperçu des diverses techniques d'illustration employées dans le livre jeunesse et de l'intérêt particulier de chacune, tout en s'interrogeant sur le rapport de l'image au texte. Il présente dans un troisième temps tous les types de livres illustrés, de l'album au manuel scolaire en passant par le livre numérique, en cherchant à appréhender à travers eux les enjeux et questionnements actuels de l'édition jeunesse. Enfin, il livre des renseignements pratiques sur les formations, la prise de contact avec un éditeur, les salons, le contrat d'édition, la rémunération, le statut fiscal et social de l'illustrateur, les sources de revenus complémentaires... Pour comprendre le fonctionnement du secteur et en identifier les acteurs représentatifs, l'approche est à la fois globale et précise, alliant culture du domaine, techniques et métier, sans toutefois prétendre à l'exhaustivité. Les nombreux entretiens qui nourrissent l'ouvrage donnent à entendre la voix d'illustrateurs de générations et d'expressions artistiques différentes, mais aussi d'éditeurs et de directeurs artistiques. Quant aux centaines d'exemples de couvertures et de pages intérieures de livres jeunesse qui émaillent le propos, ils montrent bien la diversité, la créativité et l'infinie beauté de l'illustration jeunesse.