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Champ Lacanien N° 7, Mars 2009 : Le temps dans la psychanalyse, la psychanalyse dans son temps
Izcovich Anita
CHAMP LACANIEN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916810058
Lacan a fait du temps non une donnée inerte du cadre analytique mais un élément de la cure elle-même, donc variable. Ce fut un désaccord dans la communauté analytique. La question revient de l'extérieur, portée par l'exigence d'efficacité rapide propre au discours capitaliste. Or le seul point d'accord des divers courants est qu'il faut le temps pour s'y retrouver dans l'inconscient, même pour l'homme pressé de la modernité. Le temps logique qui chute dans le moment de conclure ne se contractualise pas. Il reste propre à chacun. L'idée que l'on se fait de l'usage du temps dans la cure est solidaire de celle que l'on se fait des fins de l'analyse. Une psychanalyse va amener un sujet à prendre le risque du désir et la possibilité d'inventer ses solutions. Voire peut l'amener jusqu'à ce désir particulier qui pousse à occuper la fonction de psychanalyste et à se préoccuper, toujours, de la transmission de la psychanalyse. La psychanalyse, toujours didactique, disait Lacan, soit sans distinction entre son versant thérapeutique et son versant transformatif, mène à un changement radical de position. Ainsi dans ce nouveau numéro de la revue Champ lacanien témoigneront des auteurs en cheminant du temps qui passe au temps vécu de l'expérience d'une cure, jusqu'à celui du témoignage d'un passage au désir de l'analyste.
Izcovich Luis ; Moscovitz Jean-Jacques ; Nacht Mar
Neuf analystes témoignent de nos jours de ce que leur expérience analytique avec Lacan a été pour eux. Il s'agira, dans cet ouvrage collectif, de suivre la façon dont chacun d'entre eux a été marqué par cette rencontre, et ce qui reste de décisif pour chacun pour leur propre pratique de la psychanalyse. Un fil se dégage au fur et à mesure, c'est le style de Lacan, et ce livre est une véritable contribution à éclairer sa pratique. Chaque auteur, dans sa singularité, tente de rendre compte ce qui a changé définitivement dans leur vie à partir de l'analyse avec Lacan.
La parenté pose aujourd'hui une question de civilisation ; la psychanalyse s'en pré/occupe d'origine. Naissant sur l'hypothèse qu'aux particularités des figures parentales et de l'histoire générationnelle répondaient pour une part celles des enfants, la psychanalyse a pourtant reconnu dès Freud la part prise par le sujet dans son malaise. En effet, s'il trouve dans le désir de ceux qui le précédent et l'accueillent les conditions et les limites par rapport auxquelles il va se constituer, le sujet est responsable, quant à lui, de ses réponses, jusque dans les formes les plus symptomatiques. Il est responsable de son traitement de la castration, donnée toujours incontournable au cœur de la découverte freudienne du mythe œdipien, lui quelque peu daté. Lacan en a extrait la fonction de nhommer pour rendre compte du nouage entre nom et humanisation, ce dans une temporalité du présent plus que de l'hérité. Comment les nouvelles parentalités - homosexuelles, mono maternelles, plurielles - dégagées par la loi et par la science tant de la différence des sexes que des contraintes biologiques, accompagnent les choix du sujet dans "l'humanisation" de son désir ?
Ce début du XXIe siècle, marqué par la prévalence de la science et par les effets d'uniformisation de la jouissance déterminée par les lois du marché, interroge le devenir du sujet. Le retour à Buffon, trois cents ans après sa naissance, révèle des enjeux d'une étonnante actualité, concernant la place du sujet dans ses rapports à la science. C'est ce qui conduit à explorer les fondements du sujet à partir de l'éclairage de la psychanalyse. Freud, son inventeur, dont le point de départ était d'établir une psychologie scientifique basée sur les sciences naturelles, n'a cessé d'interroger les liens entre la psychanalyse et la science. Ce parcours ne peut se faire sans Lacan qui s'est référé à Buffon à plusieurs reprises, notamment à propos du style. Si Lacan a opposé à la formule bien connue de Buffon " le style est l'homme même ", celle du sujet traversé par l'objet, il s'agit alors d'éclairer ce qu'est l'objet de la psychanalyse. Autrement dit, si Freud et Lacan ont prolongé Buffon dans une autre perspective, la question de la psychanalyse à notre époque serait de suivre les progrès de la science tout en donnant une place au sujet de l'inconscient.
Ce livre vise à démontrer pourquoi la psychanalyse a pris appui sur la peinture, la sculpture et l'architecture, pour élucider la théorie analytique en rapport avec sa pratique. Il s'agira de reprendre de façon exhaustive l'ensemble des auteurs auxquels Freud et Lacan ont fait référence concernant l'art. On remarquera comment les oeuvres de Léonard de Vinci, Bosch, Holbein, Palladio, Arcimboldo, Caravage, Rubens, Zurbarán, Vélasquez, Tiepolo, Goya, Munch, Magritte, Duchamp, Fontana, Dalí, permettront de saisir ce que l'art enseigne à la psychanalyse, notamment sur la distinction entre l'acte pictural et l'acte analytique. Ce parcours de Freud à Lacan témoigne de ce que l'art peut éclairer sur les énigmes du désir et les paradoxes de la jouissance que nous rencontrons dans notre pratique comme analyste.
Le psychanalyste et les avènements du réel. Comment traiter le problème de l'Un auquel nous avons affaire ? Que pouvons-nous dire légitimement au nom de la psychanalyse dans le champ lacanien ? Jusqu'où nos dispositifs d'enseignement et de transmission sont-ils à la hauteur de la subversion propre au discours analytique. Où en est la solidarité internationale dans l'IF-EPFCL ? Que faisons-nous des oeuvres d'art ?